Au fil des causes perdues, les victimes ont souvent l’impression que les tribunaux ne croient pas en leur témoignage, tout en critiquant le système actuel de manquer d’humanité à leur égard.

Budget Girard: de l'argent contre les abus sexuels

Le gouvernement de la Coalition avenir Québec (CAQ) injecte 50 millions $ pour soutenir les victimes de violences sexuelles et 11 millions $ supplémentaires pour lutter contre l’exploitation des enfants sur Internet.

La somme de 50 millions $ sur cinq ans permet d’appuyer financièrement le comité d’experts sur l’accompagnement des victimes d’agressions sexuelles et de violence conjugale annoncé lundi conjointement par la ministre de la Justice, Sonia Lebel, qui était accompagnée pour l’occasion d’une députée de chacun des partis représentés à l’Assemblée nationale.

Le comité a pour mandat de proposer des solutions pour développer des mesures pour les victimes d’agressions sexuelles et de violence conjugale ou d’adapter les mesures existantes, dans le but de leur redonner confiance dans le système judiciaire.

Au fil des causes perdues, les victimes ont souvent l’impression que les tribunaux ne croient pas en leur témoignage, tout en critiquant le système actuel de manquer d’humanité à leur égard. Des problématiques ont aussi été soulevées en lien avec le soutien disponible pour les personnes victimes de violences sexuelles.

Encadrer les plaignantes

Il ne s’agit pas ici de réviser le Code criminel pour renverser le fardeau de la preuve dans les causes d’agressions sexuelles. Mais plutôt d’adapter le système de justice pour mieux accueillir et encadrer les plaignantes. 

Comme la pornographie juvénile et le leurre d’enfant sont encore très présents malgré les efforts de la Sûreté du Québec, la CAQ allonge 11 millions $ sur cinq ans pour mettre en place l’Équipe de coordination de la lutte contre l’exploitation sexuelle d’enfant sur Internet. Elle aura pour mission d’agir plus rapidement lorsqu’une «situation potentielle d’exploitation d’un enfant survient, d’identifier plus de prédateurs sexuels sur Internet et de sauver des enfants potentiellement victimes d’abus et de sévices sexuels».

À LIRE AUSSI