Patrick Brown a lancé, dimanche, sa campagne au milieu de partisans enthousiastes.

Brown dit qu’il mérite de redevenir chef des progressistes-conservateurs

L’ancien chef des progressistes-conservateurs ontariens a déclaré qu’il avait mérité la chance de mener son parti à l’occasion des prochaines élections, car il soutient être l’un des responsables de sa popularité.

Patrick Brown a dû démissionner de son poste de chef de parti en raison des allégations d’inconduite sexuelle pesant contre lui qu’il a continuellement et catégoriquement réfutée. Il est devenu vendredi le cinquième candidat à sa propre succession.

Mais les affirmations de M. Brown sur le nombre réel de militants inscrits au sein du parti font l’objet de contestation. Le chef intérimaire Vic Fedeli a indiqué la semaine dernière que le parti comptait environ 67 000 membres de moins que ne le prétendait M. Brown au début de janvier.

M. Brown a lancé, dimanche, sa campagne au milieu de partisans enthousiastes. Il a soutenu que le nombre exact de membres n’était pas important. « Nous n’avions que 12 000 membres. Et que nous en comptions 140 000, 180 000 ou 200 000, c’est le plus grand nombre que nous n’avons jamais eu. Tous les mois, il y a des adhésions qui se terminent, alors le nombre de membres varie. »

Il s’est dit fier de la grande diversité des candidats, affirmant que le Parti progressiste-conservateur est « encore plus représentatif de la province qu’il ne l’a jamais été ».

L’aspirant-chef était accompagné de ses soeurs et d’une dizaine de candidats à la députation à l’occasion des prochaines élections provinciales. M. Brown a dit que sous sa direction, le parti contribuera à améliorer les conditions de vie des familles ontariennes et il s’est engagé à vaincre les libéraux de la première ministre Kathleen Wynne, en juin.

Plusieurs dizaines de partisans l’ont accueilli avec frénésie, répondant à son discours en répétant le slogan « People’s Guarantee » et scandant « Patrick! Patrick! Patrick! ».

Il a parlé des allégations, soutenant qu’il croit être parvenu à laver sa réputation.

« Je ne souhaiterais pas ce qui m’est arrivé à mon pire ennemi. Être diabolisé sans raison est absolument répugnant, a-t-il lancé. Être considéré comme un pestiféré par le parti que j’aime à cause de fausses informations m’a frappé comme une tonne de briques. »

M. Brown a été expulsé vendredi du caucus conservateur, quelques heures avant d’annoncer sa candidature. Il siégera à titre d’indépendant lorsque la session parlementaire reprendra mardi.