Le chef intérimaire et président du Bloc québécois, Mario Beaulieu, veut mettre fin à la chicane au sein de son parti.

Beaulieu appelle à l’unité au Bloc québécois

Mario Beaulieu, qui avait incité Martine Ouellet à devenir chef du Bloc québécois en 2017, a passé l’été à réparer les pots cassés. Tournée des circonscriptions, discussions avec des militants : il a multiplié les efforts pour reconstruire son parti.

Le chef intérimaire et président du Bloc québécois lance maintenant un appel à l’unité à la veille du conseil général qui déterminera l’avenir de la formation politique.

Dans un courriel envoyé aux militants vendredi après-midi, Mario Beaulieu met la table pour un éventuel retour des cinq députés qui forment maintenant Québec debout. Il écrit que « (t)ous les ingrédients sont maintenant réunis pour favoriser la cohésion et la réunification du parti ».

M. Beaulieu propose de céder son poste de président du parti à Yves Perron, l’un des militants qui ont mené la fronde contre sa prédécesseure, Martine Ouellet. Il veut aussi distribuer équitablement les postes au bureau national, l’exécutif du parti, entre le camp pro-Ouellet qui préconisait la promotion de l’indépendance sur toutes les tribunes et l’autre camp qui préférait la formule de la défense des intérêts du Québec à Ottawa.

Les délégués devront également se prononcer sur la refondation du parti et les modalités de la prochaine course à la direction.

Le Bloc québécois a été plongé dans la pire crise de son histoire en février lorsque sept députés ont claqué la porte. Il s’en est suivi un bras de fer qui a mené en juin à la démission de Martine Ouellet comme chef du parti.