La députée provinciale Amanda Simard a reçu le prix Champlain Fondateur de la Francophonie 2019. Elle est entourée de Gabriel Lessard, président de l’Association Champlain Fondateur, et de Xavier Grosmaître, directeur de recherche à l’ambassade de France.

Amanda Simard honorée au Gala de la francophonie

La députée provinciale de Glengarry-Prescott-Russell, Amanda Simard, a été honorée samedi soir lors du Gala de la francophonie qui s’est déroulé à Ottawa.

Mme Simard a reçu le prix Champlain Fondateur de la Francophonie 2019. Ce prix, remis conjointement par l’Association Champlain Fondateur et par l’ambassade de France, est décerné à une personnalité qui s’est démarquée de façon particulière à la cause de la francophonie.

«C’est vraiment tout un honneur. C’est un prix prestigieux, et je le reçois avec beaucoup d’humilité», a réagi la députée ontarienne.

Amanda Simard a été élue avec l’équipe de Doug Ford lors de la vague bleue qui a déferlé sur l’Ontario aux élections provinciales de juin 2018. 

Mme Simard a claqué la porte du caucus progressiste-conservateur et est devenue députée indépendante en novembre 2018 en réaction aux décisions du gouvernement Ford de supprimer le Commissariat aux services en français et de mettre la hache dans le projet de l’Université de l’Ontario français.

Pour le président de l’Association Champlain Fondateur, Gabriel Lessard, le rôle que Mme Simard a joué au cours des derniers mois, qui a contribué à la mobilisation franco-ontarienne, lui vaut l’honneur qui lui a été décerné.

«Ça a dit au gouvernement Ford que nous n’acceptons pas, comme francophones, ce que vous avez fait, et que nous allons autant que possible résister. C’est de là qu’a découlé ‘la résistance’», a expliqué M. Lessard.

Rappelons que les mesures du gouvernement Ford ont entraîné un tollé de protestations de la communauté franco-ontarienne avec notamment plusieurs manifestations le 1er décembre dernier aux quatre coins de la province. Le mouvement de résistance de la communauté franco-ontarienne a fait l’actualité à l’extérieur des frontières provinciales.

«Partout à travers le monde les yeux étaient braqués sur la francophonie ontarienne et sur la communauté de langue officielle en situation minoritaire», a indiqué Mme Simard, tout en prenant soin de dire que l’Ontario vit encore aujourd’hui une crise linguistique. 

Mme Simard poserait le même geste aujourd’hui.

«Si ça n’a pas fait reculer le gouvernement, si au moins ça les a dissuadés de faire autre chose, d’autres coupes, c'est bien. Je pense qu’on leur a montré avec la résistance, avec les gens qui se mobilisent et qui continuent d’être actifs, que c’est un manque de respect et de l'ignorance que d'adopter de telles mesures. On ne doit pas brimer les droits et enlever des services aux francophones de l’Ontario», a-t-elle noté.

Le Gala était organisé par huit organismes, dont le Mouvement d'implication francophone d'Orléans (MIFO) et la Société franco-ontarienne du patrimoine et de l'histoire d'Orléans.