Le secrétaire général de la FTQ, Serge Cadieux

Retraite à deux vitesses: la FTQ estomaquée que des conditions soient posées

MONTRÉAL — La possibilité que Québec rende conditionnel à la situation dans les autres provinces le fait d’interdire les régimes de retraite à deux vitesses a fait sursauter, jeudi, dans le milieu syndical. Et cette question des clauses de disparité de traitement a rebondi à l’Assemblée nationale.

Le quotidien La Presse a rapporté, jeudi, qu’un rapport sur lequel la ministre du Travail doit se baser pour sa réforme recommande bel et bien de mettre fin à ces clauses de disparité de traitement dans les conventions collectives, mais seulement si les autres provinces font de même.

Cette question des régimes de retraite à deux vitesses touche également les régimes d’assurances collectives. Il s’agit de clauses, dans les contrats de travail, qui permettent aux employeurs d’offrir des conditions moins généreuses aux employés embauchés après une date donnée.

Au cours d’une entrevue avec La Presse canadienne, jeudi, le secrétaire général de la FTQ, Serge Cadieux, s’est dit estomaqué devant cette idée de rendre l’interdiction de telles clauses discriminatoires conditionnelle au fait que les autres provinces fassent de même.

Il s’est demandé si la ministre du Travail du Québec allait hausser le salaire minimum à 15 $, puisque l’Ontario a annoncé qu’elle le ferait et qu’elle le haussera déjà à 14 $ le 1er janvier.