En mai 2015, alors que se levait un vent de désapprobation relatif à l’utilisation par Pauline Marois d’une partie de son allocation d’ex-première ministre, Philippe Couillard avait fait savoir qu’il avait demandé à son arrivée au pouvoir que soient revues les modalités entourant le budget consacré à un premier ministre sortant.

Les règles d’après-mandat des premiers ministres revues

Le gouvernement Couillard restreint les avantages dont bénéficieront les premiers ministres du Québec lorsqu’ils deviendront des «ex».

Kathleen Weil, ministre responsable de l’Accès à l’information et de la Réforme des institutions démocratiques, présentera un projet de loi dont les intentions sont très claires. Son intitulé en témoigne. Il se lit ainsi: «Loi concernant les services dont bénéficie un ancien premier ministre».

Ce projet de loi devrait être présenté à l’Assemblée nationale vendredi ou en début de semaine prochaine.

En mai 2015, Philippe Couillard avait fait savoir qu’il avait demandé à son arrivée au pouvoir, un an plus tôt, que soient revues les modalités entourant le budget consacré à un premier ministre sortant.

Une information qu’il avait communiquée le jour où s’était levé un vent de désapprobation relatif à l’utilisation par Pauline Marois d’une partie de son allocation d’ex-première ministre. Mme Marois avait accordé un contrat à Dominique Payette, qui avait été candidate du Parti québécois dans la circonscription de Charlesbourg en 2014.

Elle avait confié à la professeure du Département d’information et de communication de l’Université Laval le mandat d’établir le portrait «des médias de la presse régionale de la capitale nationale». Après l’élection, Mme Payette avait indiqué que des radios privées de la capitale avaient contribué à sa défaite.

Bureau d’après-mandat

Un ex-premier ministre a droit à 200 000 $ annuellement pendant les trois années suivant son départ. Tout laisse croire que le gouvernement veut réduire cette somme ou à tout le moins mieux baliser son utilisation.

Cette enveloppe permet à un ex-chef de gouvernement d’avoir un bureau et de bénéficier d’un soutien administratif.

Rien dans les propos de Philippe Couillard n’a cependant jamais laissé croire que les mesures de sécurité auxquelles ont droit les ex-premiers ministres pourraient être revues à la baisse. 

Les changements qu’apportera le projet de loi ne seront pas rétroactifs. Ils concerneront les futurs ex-premiers ministres.