Guy Ouellette

Guy Ouellette soutient qu’on veut le museler

L’ex-député libéral Guy Ouellette affirme que l’Unité permanente anticorruption (UPAC) tente de toutes les manières de le museler.

L’ancien policier pourrait profiter de l’immunité parlementaire que lui procure son statut de député pour faire une déclaration en Chambre cette semaine et régler ses comptes avec l’UPAC. Tout ce que déclare un député à l’intérieur des murs du parlement est soustrait à d’éventuelles poursuites judiciaires.

De son côté, l’opposition péquiste déposera une motion en Chambre mardi pour réclamer que le député Ouellette, devenu indépendant, et le commissaire de l’UPAC, Robert Lafrenière, viennent témoigner devant la Commission des institutions, pour faire la lumière sur les événements récents.

La Coalition avenir Québec (CAQ) et Québec solidaire réclament aussi d’entendre les acteurs de cette histoire fertile en rebondissements.

«Je dérange», a commenté M. Ouellette, en parlant des dirigeants et enquêteurs de l’UPAC, dans une entrevue à l’animateur Bernard Drainville du réseau Cogeco. M. Ouellette y affirme qu’il s’était «réfugié» dans les bureaux de Cogeco pour échapper à la filature des limiers de l’UPAC.

Dans cette entrevue, il nie formellement être la source ayant transmis des informations sur l’enquête Mâchurer à certains médias. Cette enquête de l’UPAC porte sur un possible financement illégal au Parti libéral du Québec (PLQ), à l’époque où Jean Charest en était le chef.

M. Ouellette affirme aussi que le gouvernement Couillard s’est senti forcé de renouveler le mandat du commissaire Lafrenière en 2016. En conférence de presse, le ministre de la Sécurité publique Martin Coiteux nie le tout. «Le gouvernement n’a pas été intimidé dans ses décisions». Le ministre soutient que son gouvernement continue d’assumer pleinement» cette décision. 

Mercredi 25 octobre

Le député Guy Ouellette est arrêté par l’UPAC pour abus de confiance et entrave à la justice. Aucune accusation n’est portée. 


Jeudi 26 octobre

Guy Ouellette se retire du caucus du gouvernement libéral, le premier ministre Couillard se dit «sous le choc». 


Vendredi 26 octobre

Guy Ouellette donne une entrevue au FM 98,5 de Montréal où il défend sa réputation et accuse l’UPAC d’intimidation. L’entrevue est diffusée le 30 octobre. 


Lundi 30 octobre

La sonneuse d’alerte Annie Trudel, proche de M. Ouellette, soutient en entrevue à Quebecor qu’un stratagème de collusion lie l’AMF, l’UPAC et une firme de consultants.