Crucifix à l'Assemblée nationale: suite et fin

La CAQ a changé son fusil d’épaule et les libéraux ont dit non au retrait du crucifix du Salon bleu de l’Assemblée nationale.

Jeudi dernier, la Coalition avenir Québec avait indiqué qu’elle était favorable à un débat sur le sujet. Surprise : son chef François Legault a dit mardi qu’il voulait «garder le crucifix au Salon bleu». À ses yeux, il n’est qu’un objet patrimonial.

La semaine dernière, sa députée Nathalie Roy avait pourtant formellement accepté, tout comme la péquiste Agnès Maltais, de souscrire à une motion de Québec solidaire réclamant qu’une discussion se déroule à ce sujet au Bureau de l’Assemblée nationale, le conseil d’administration de l’institution. La discussion n’a pas dépassé les portes du caucus, finalement.

Les libéraux de Philippe Couillard avaient de leur côté demandé de pouvoir en discuter avec l’ensemble de leurs députés avant de souscrire ou non à la résolution. Sans trop de surprise, ils ont finalement décidé que le crucifix devait demeurer en place.

«On ne pense pas qu’on doit effacer le patrimoine historique du Québec», a fait savoir la présidente de l’aile parlementaire libérale, Filomena Rotiroti.

La discussion espérée par Québec solidaire n’aura donc pas lieu. Gabriel Nadeau-Dubois voit dans la décision des caquistes et des libéraux un «mélange de peur, d’électoralisme et de conservatisme».

Le crucifix accroché au-dessus du fauteuil du président de l’Assemblée nationale est une réplique. L’original avait été installé le 7 octobre 1936 par Maurice Duplessis pour témoigner des liens étroits entre l’Église et l’État.