Politique ontarienne

1,4 million $ pour deux projets locaux à Ottawa

Le gouvernement ontarien allonge 1,4 million $ pour financer deux initiatives d’organismes d’Ottawa dans le but de briser le cycle de la pauvreté, accroître la sécurité alimentaire et mettre un terme à l’itinérance.

Le ministre de l’Infrastructure Bob Chiarelli et la députée d’Ottawa-Vanier Nathalie Des Rosiers ont annoncé jeudi que le Programme des travailleurs de soutien aux parents d’étudiants du Centre de santé communautaire Pinecrest Queensway (CSCPQ) et le programme d’engagement jeunesse Silatuniq du Centre des enfants inuits d’Ottawa bénéficieront de subventions de 740 000$ et de 668 000$. 

D’un bout à l’autre de la province, l’Ontario injecte plus de 16 millions $ pour 48 projets communautaires. Plus du tiers de la somme sera consacré à des projets liés à l’emploi et à la sécurité du revenu, alors que les projets d’organisations autochtones obtiendront plus de cinq millions $. 

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Dix congés d’urgence personnelle par an

Dix jours de congé d’urgence personnelle par an dont deux rémunérés, voilà ce à quoi tous les travailleurs de l’Ontario auront droit si le projet de loi 148 du gouvernement Wynne est adopté d’ici l’hiver.

De passage à Ottawa mercredi, le ministre du Travail Kevin Flynn a indiqué qu’une telle initiative s’imposait car « les temps ont beaucoup changé », les réalités des travailleurs d’aujourd’hui n’étant plus les mêmes que dans les années 1990 ou auparavant. Selon les normes actuelles, les congés d’urgence personnelle ne s’appliquent qu’aux milieux de travail où l’on dénombre 50 employés ou plus. 

« Ces règles ont vraiment été écrites à une autre époque. En 2017, la réalité est assez différente. Quand on aborde les jeunes travailleurs, ils nous parlent de travail à temps partiel ou à contrat, d’emplois temporaires, etc. Ils nous parlent aussi de postuler de nouveau chaque année pour le même emploi. La sécurité que l’on avait pendant des générations, celle par exemple qui nous permettait de tout simplement aller à la banque et de contracter une hypothèque pour une maison, elle n’est plus la même en raison de la précarité de l’emploi », a lancé le ministre Flynn lors d’un point de presse tenu au Centre de santé communautaire Somerset Ouest.

Un autre volet de la Loi de 2017 pour l’équité en milieu de travail et de meilleurs emplois interdira aux employeurs d’exiger un certificat médical à quiconque souhaitera se prévaloir d’un tel congé. 

« La vaste majorité des employeurs sont décents et adhèrent au fait que si leurs employés sont engagés et en bonne santé, autant physique que mentale, c’est gagnant pour eux. [...] Mais on a aussi réalisé que des gens se sentent forcés de mentir à leurs patrons, par exemple en préférant dire qu’eux-mêmes sont malades plutôt que de dire qu’il s’agit de leur enfant. Si quelque chose de très important se passe dans leur famille, ils se trouvent d’autres excuses », a dit M. Flynn. 

Dans le même ordre d’idées, un travailleur aura la possibilité, sans crainte d’être congédié, de prendre jusqu’à quatre mois (17 semaines) de congé non payé si lui-même ou son enfant est victime de violence familiale ou sexuelle, ou encore est menacé d’en subir. 

Si les modifications législatives sont adoptées à Queen’s Park ; les néo-démocrates ayant déjà signifié qu’ils appuieraient le projet de loi ; elles entreront en vigueur dès le 1er janvier prochain.

Rappelons que l’Ontario prévoit aussi hausser le salaire minimum, le faisant passer à 14 $ l’heure en janvier prochain puis à 15 $ en 2019. Il sera ensuite augmenté chaque année selon le taux d’inflation. 

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Un magasin de cannabis à Ottawa

La Régie des alcools de l’Ontario a dévoilé vendredi les villes qui devraient accueillir l’été prochain ses 14 premiers magasins de marijuana.

Le gouvernement ontarien avait annoncé cette semaine qu’il comptait ouvrir au départ 40 magasins, pour atteindre graduellement une cible d’environ 150 boutiques d’ici 2020. La liste des autres villes choisies sera dévoilée plus tard. Queen’s Park rappelle par ailleurs que les consommateurs pourront toujours commander du cannabis en ligne.

De Toronto à Windsor

La Régie des alcools a donc indiqué vendredi qu’elle aménagerait d’ici juillet 2018 des magasins à Toronto, Barrie, Brampton, Hamilton, Kingston, Kitchener, London, Mississauga, Ottawa, Sault Ste. Marie, Sudbury, Thunder Bay, Vaughan et Windsor. Des représentants de la Régie et du ministère des Finances rencontreront les autorités de ces municipalités au cours des prochaines semaines pour déterminer les emplacements de ces magasins.

La semaine dernière, le ministre des Finances, Charles Sousa, a assuré les dirigeants municipaux que son gouvernement voulait procéder à une juste répartition géographique des magasins de marijuana dans toute la province, en misant sur l’expertise de la Régie des alcools. Le gouvernement souhaite aussi réduire le nombre de « dispensaires » illégaux qui ont ouvert leurs portes depuis l’annonce d’Ottawa de légaliser la marijuana en juillet 2018.

Les citoyens pourront par ailleurs se prononcer auprès de la Régie sur les emplacements proposés pour les futurs magasins, qui ne seront jamais situés près d’une école, a promis le ministre Sousa.

Une vente encadrée

L’Ontario a été la première province à dévoiler sa stratégie pour la vente et la distribution de marijuana, un champ de compétence provinciale. Queen’s Park a fixé l’âge minimal pour les clients à 19 ans, et la consommation de marijuana ne sera pas permise dans un endroit public ou en milieu de travail.

En vertu du projet de loi déposé cette semaine, toute personne qui vendrait de la marijuana illégalement serait passible d’une peine de prison maximale de deux ans moins un jour et d’une amende pouvant atteindre 250 000 $. Les récidivistes seraient passibles d’une amende maximale de 100 000 $ par jour.

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Un projet de loi qui a des dents

L’Ontario a déposé mercredi un projet de loi visant à encadrer la vente et la distribution du cannabis récréatif et dont un des principaux objectifs est de sévir contre les dispensaires illégaux, a expliqué le procureur général Yasir Naqvi.

La réglementation devrait entrer en vigueur une fois que le gouvernement fédéral aura légalisé la substance, en juillet 2018.

La province a été la première à annoncer un plan détaillé sur l’encadrement de la vente du cannabis le mois dernier. Ce plan prévoit, entre autres, que la substance sera vendue dans quelque 150 boutiques gérées par la Régie des alcools de l’Ontario (LCBO).

Seules les personnes âgées de 19 ans et plus auront le droit d’acheter, de posséder, de cultiver et de consommer du cannabis légalement.

Le projet de loi comprend aussi de nouvelles sanctions pour les individus ou les entreprises reconnus coupables d’avoir vendu ou distribué illégalement du cannabis, dont des amendes pouvant aller jusqu’à 250 000 $ et des peines d’emprisonnement pouvant atteindre deux ans moins un jour pour les individus, ainsi que des amendes pouvant aller jusqu’à 1 million $ pour les entreprises.

Pour chaque journée où ces personnes ou ces entreprises continueront de vendre illégalement du cannabis après une première condamnation, elles écoperont d’une amende pouvant aller jusqu’à 100 000 $ et 500 000 $ respectivement.

La loi autoriserait également la police à fermer immédiatement tout endroit soupçonné de vendre ou de distribuer illégalement du cannabis.

Les personnes âgées de moins de 19 ans qui consomment, possèdent ou cultivent de la marijuana pourraient se voir imposer une amende de jusqu’à 200 $. Un tribunal pourrait toutefois remplacer cette amende par l’obligation de suivre un programme éducatif ou de prévention.

« Je veux être très claire : il n’y a aura pas de dossier criminel, c’est sous une infraction provinciale, a expliqué le procureur général. Notre but n’est pas de punir nos jeunes, mais bien d’éduquer nos jeunes. »

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Un député ontarien veut interdire aux piétons de texter en traversant la rue

Un député ontarien déposera un soi-disant « projet de loi zombie » qui ciblerait la distraction chez les piétons.

Le libéral Yvan Baker précise que la loi imposerait des amendes à quiconque est pris à utiliser son téléphone mobile ou tout autre appareil électronique pendant qu’il traverse une rue.

M. Baker estime que si son projet de loi est adopté, il améliorera la sécurité routière en encourageant les piétons à ranger leurs appareils électroniques, sans quoi ils s’exposeraient à une amende allant de 50 $ pour une première offense à 125 $ pour une troisième.

Les seules exceptions seront l’utilisation d’un téléphone pour communiquer avec les services d’urgence ou pour terminer un appel déjà commencé avant de traverser la rue.

M. Baker souligne également que les municipalités à travers l’Ontario auront la possibilité de ne pas faire appliquer la loi.

Un nombre croissant de décès chez les piétons a poussé d’autres législateurs dans le monde à adopter des lois ciblant la distraction des marcheurs.

Plus tôt ce mois-ci, Honolulu, à Hawaï, est devenue la première ville américaine à interdire aux piétons de traverser la rue en textant ou en utilisant un appareil numérique.

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L’Ontario critique le projet de loi 62

Le gouvernement libéral de l’Ontario croit que la nouvelle loi québécoise sur la neutralité religieuse est en contradiction avec la Charte canadienne des droits et libertés et entraînera des contestations devant les tribunaux.

Le procureur général Yasir Naqvi a affirmé que le gouvernement ontarien désapprouvait le projet de loi adopté par l’Assemblée nationale par une majorité de 66 voix contre 51, mercredi, soulignant que l’Ontario n’envisageait pas de proposition similaire.

M. Naqvi a soutenu que les gouvernements se doivent de respecter le droit d’une personne d’exprimer ses opinions et de manifester son appartenance à une religion.

La proposition controversée, connue sous le nom de projet de loi 62, prévoit entre autres que les services publics doivent être donnés et reçus à visage découvert.

L’obligation du visage découvert concernait au départ uniquement les employés des services publics provinciaux, mais a par la suite été amendée pour inclure les services municipaux et les transports en commun.

Le gouvernement libéral du Québec a affirmé que les lignes directrices sur la manière d’appliquer la loi seraient mises en vigueur graduellement sur plusieurs mois à la suite de consultations.

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Les garderies d’Ottawa reçoivent 12 millions $ supplémentaires

Les gouvernements provincial et fédéral allongent 12 millions $ supplémentaires dans le but ultime de permettre à un millier d’enfants de plus d’avoir accès à une place en garderie à Ottawa. Cet investissement conjoint, annoncé vendredi par la ministre responsable de la Petite Enfance et de la Garde d’enfants, Indira Naidoo-Harris, qui était, entre autres, accompagnée pour l’occasion du député fédéral de Glengarry-Prescott-Russell, Francis Drouin, permettra aussi de réduire de façon significative les listes d’attente, dit-on.

À l’heure actuelle, pour les familles bénéficiant de subventions pour les tout-petits de six ans et moins, on dénombre quelque 700 enfants sur la liste dans la capitale nationale. 

Éliminer l’attente ?

« Ce financement permettra de réduire nettement, peut-être même éliminer la liste d’attente. Dans les faits, les parents n’auront pas à attendre des mois et des mois après l’annonce d’aujourd’hui. L’argent a déjà commencé à être distribué et ça va se poursuivre dans les prochaines semaines », de dire le maire Jim Watson, ajoutant que l’attente et l’inconnu sont une source de stress pour les familles. 

L’ajout de cette somme d’argent permet de hausser de 16 % le financement alloué aux services de garde d’enfants sur le territoire de la capitale fédérale, celui-ci passant de 74,8 à 87 millions $. « Ça va permettre d’avoir des services de garde plus abordables pour les familles à faible et moyen revenus. C’est un grand pas vers l’avant. Tout ça permet de créer de solides fondations pour nos enfants », a lancé la ministre Naidoo-Harris, ajoutant qu’il reste encore du travail à faire. 

On compte présentement plus de 406 000 places en services de garde d’enfants agréées en Ontario, une augmentation de 32 % en cinq ans, spécifie le gouvernement.

D’ici 2021, la province estime être en mesure d’aider 100 000 enfants additionnels de 0 à 4 ans à fréquenter des centres de garde.