À Ottawa, pas d'affiches, pas de problème

Pendant que des candidats de l'Outaouais aux élections du 19octobre prennent volontairement leur temps à accrocher leurs affiches, de l'autre côté de la rivière, une aspirante libérale est prête à allonger des milliers de dollars pour se faire connaître, en contournant légalement les règles en vigueur.
Sur le territoire de la capitale fédérale, il est interdit d'installer des pancartes électorales avant les derniers 30 jours de la campagne.
C'est donc à coup de publicités sur les abribus d'OC Transpo et dans les journaux que la candidate libérale dans la circonscription d'Ottawa-Centre, Catherine McKenna, espère arriver à se faire connaître.
«Je veux que les gens sachent que je suis candidate libérale et que je suis prête à parler avec eux», affirme en français MmeMcKenna, une avocate de formation.
Cette dernière mise depuis «trois ou quatre mois» sur de la publicité sur des abribus, tout en s'affichant dans les journaux depuis encore plus longtemps.
En entrevue, MmeMcKenna a minimisé l'impact réel des annonces, préférant mettre l'accent sur ses efforts dans son porte-à-porte. «Les pancartes et la publicité ne votent pas. Ce sont les gens qui votent», dit-elle.
La table est donc mise pour une lutte coriace entre libéraux et néo-démocrates, qui ont chacun régné durant de longues périodes sur cette circonscription du centre-ville d'Ottawa, depuis le début des années 1980.
Le libéral Mac Harb a fait la loi de 1988 à 2004, jusqu'à ce qu'Ed Broadbent remporte ce siège avant Paul Dewar, élu de façon consécutive sous la bannière du NPD depuis 2006.