Catherine McKenna n’a pas confirmé directement des informations de Radio-Canada à l’effet que les agents d’Environnement Canada doivent effectuer une demande d’accès à l’information pour obtenir les résultats d’analyses de leurs homologues du gouvernement provincial, vendredi.

Poissons morts : Catherine McKenna trouve la collaboration difficile avec Québec

Sans confirmer directement que la collaboration est difficile avec le gouvernement du Québec dans le dossier des poissons morts en Outaouais, la ministre fédérale de l’Environnement admet du bout des lèvres qu’il y a place à l’amélioration.

Catherine McKenna n’a pas confirmé directement des informations de Radio-Canada à l’effet que les agents d’Environnement Canada doivent effectuer une demande d’accès à l’information pour obtenir les résultats d’analyses de leurs homologues du gouvernement provincial, vendredi. 

Elle n’a pas voulu pointer du doigt le ministère provincial de l’Environnement.

« C’est toujours mieux lorsqu’on peut avoir l’information rapidement et qu’on peut travailler ensemble. Est-ce qu’on pourrait le faire mieux ? J’aimerais certainement qu’on travaille mieux ensemble », a laissé tomber Mme McKenna durant une conférence de presse, vendredi.

Comme elle l’a fait la veille, la ministre de l’Environnement s’est dite inquiète de la situation et a insisté que les agents de son ministère « travaillent sans relâche » pour trouver la source du problème.

Rappelons que dans quatre épisodes distincts depuis environ un mois, des centaines de poissons d’espèces variées ont été retrouvés morts sur les berges de la rivière du Lièvre et de la rivière des Outaouais.

« Nos agents ont pris divers échantillons et ils parlent à plusieurs entreprises des alentours pour comprendre le phénomène. On n’y est pas encore, mais je peux vous assurer que nous y travaillons », explique Catherine McKenna.

« Ça serait mieux qu’on travaille plus ensemble, c’est ce que les gens veulent. Ils ne veulent pas savoir quel niveau de gouvernement est responsable, ils veulent juste des réponses », ajoute la ministre.

Le Droit a tenté d’obtenir une réaction du ministre québécois de l’Environnement, Benoit Charette, vendredi au sujet de cette présumée collaboration difficile entre son ministère et le gouvernement fédéral. Son attaché de presse n’a retourné aucun de nos appels.