La deuxième partie de la charte des voyageurs entrera en vigueur ce week-end.
La deuxième partie de la charte des voyageurs entrera en vigueur ce week-end.

Plusieurs voyageurs ne connaissent pas leurs nouveaux droits

Un sondage laisse entendre que de nombreuses personnes qui prendront l’avion pendant le temps des Fêtes ne connaissent pas le nouveau régime du gouvernement libéral définissant les droits des passagers aériens.

Un peu plus de la moitié des répondants au sondage commandé par l’Association canadienne des automobilistes (CAA) et rendu public vendredi ont dit n’avoir rien entendu ni lu sur les règles visant à protéger les voyageurs pris dans des situations cauchemardesques.

Le sondage Léger de 1517 répondants a été effectué entre le 27 novembre et le 4 décembre, mais on ne peut pas lui attribuer de marge d’erreur, car les sondages sur internet ne sont pas considérés comme des échantillons aléatoires.

La première série de règles sur les droits des passagers est entrée en vigueur à la mi-juillet. Elle oblige les compagnies aériennes à indemniser les voyageurs lorsqu’il y a des retards sur le tarmac, qu’on leur refuse l’embarquement ou qu’on perd ou endommage leurs bagages.

La deuxième partie de la charte des voyageurs entrera en vigueur ce week-end et obligera les compagnies aériennes à placer les parents à côté ou à proximité de leurs enfants sans frais supplémentaires, et à indemniser les voyageurs pour les retards et les annulations sous le contrôle d’une compagnie aérienne.

Les règles établissent des normes minimales que tous les transporteurs doivent suivre et des exigences pour aider les voyageurs à comprendre leurs droits, mais ce sont les voyageurs qui doivent déposer des plaintes auprès des compagnies aériennes ou, en dernier recours, de l’Office des transports du Canada.

Six mois après le début du nouveau régime, on ne sait pas si les choses ont bien fonctionné, car les données sur les plaintes appartiennent aux transporteurs aériens et ne sont pas encore publiques, a indiqué Ian Jack, directeur général des relations gouvernementales de la CAA.

«Nous avons clairement besoin de beaucoup plus d’éducation du public à ce sujet afin que les gens comprennent réellement qu’ils ont ces droits et qu’ils commencent à comprendre comment les exercer», a-t-il ajouté.

«Pour faire valoir vos droits, vous devez les connaître. Il est donc clair que le gouvernement et les transporteurs doivent mieux informer les gens de ce nouveau régime, sinon il ne fonctionnera tout simplement pas.»