L’agrandissement de la bibliothèque Guy-Sanche, située à proximité de la Maison de la culture, est évalué par l’administration à 23,5 millions $, tandis que le projet de nouvelle bibliothèque Lucy-Faris requiert 22,5 millions $.

Plus de 30 M$ d'emprunt pour les bibliothèques

La Ville de Gatineau pourrait procéder à un emprunt de 30,5 millions $ afin de financer les projets de nouvelles bibliothèques Lucy-Faris et Guy-Sanche.

Ce montant représente le manque à gagner pour réaliser ces deux engagements importants d’Action Gatineau qui se retrouvent aussi dans les cartons du conseil municipal depuis 2014, mais pour lesquels les élus n’avaient pas réservé suffisamment d’argent pour amorcer leur réalisation. 

Des subventions pourraient cependant réduire l’ampleur l’emprunt si la Ville devait recevoir une réponse favorable à sa demande de la part du gouvernement du Québec. Le programme québécois actuellement en place ne contient toutefois que 3 millions $ pour financer des projets de bibliothèques à la grandeur de la province. Le programme fédéral en infrastructures laisse toutefois présager l’arrivée de nouveaux fonds disponibles pour de tels projets. 

L’agrandissement de la bibliothèque Guy-Sanche, située à proximité de la Maison de la culture, est évalué par l’administration à 23,5 millions $, tandis que le projet de nouvelle bibliothèque Lucy-Faris requiert 22,5 millions $. 

Le reste du montage financier proviendrait des surplus non affectés des années 2015 et 2016 (3,2 millions $), ainsi que du report du remboursement de l’emprunt pour le centre-ville des années 2017 et 2018 (4 millions $).

Plusieurs élus d’Action Gatineau ont défendu un tel plan, mercredi, à la table du conseil municipal. 

« Ce qui est proposé est de terminer le plan voté par l’ancien conseil, a noté Cédric Tessier qui agit aussi à titre de vice-président du comité exécutif. C’est un bon investissement. C’est rare qu’on va attendre d’avoir 100 % des fonds pour s’acheter une maison. Au municipal, c’est la même chose. Un emprunt c’est une façon courante de procéder. Nous (Action Gatineau) en avions discuté en campagne électorale, mais nous n’avions pas déterminé pour quels projets en particulier. »