Le championnat régional scolaire avait lieu ce week-end au centre sportif.

Pirouettes et chorégraphies au centre sportif

Ancrées dans notre imaginaire comme celles qui tiennent les pompons pendant les matches de football, les cheerleaders sont en voie de changer les perceptions sur leur discipline. Un sport alliant flexibilité, agilité, précision et force physique qui gagne en popularité.
Le championnat régional scolaire avait lieu ce week-end au centre sportif. L'ambiance survoltée qui y régnait permet de constater le fort enthousiasme que suscite ce sport. Les cris résonnaient chaque fois qu'une équipe montait sur la scène pour leur chorégraphie. Les décibels montaient en flèche à chaque acrobatie réussie, une ambiance unique.
«C'est contagieux», résume la directrice générale du Réseau du sport étudiant du Québec (RSEQ) en Outaouais, Hélène Boucher.
Ce sport est populaire depuis plusieurs années déjà au sud de la frontière, mais il est de plus en plus omniprésent au Canada. Le RSEQ Outaouais organise seulement son troisième championnat régional, mais le nombre d'équipe augmente chaque année. «On en parle de plus en plus et on commence à en voir à la télévision», poursuit Mme Boucher.
Esprit d'équipe
Qu'est-ce qui se cache derrière ce sport pour que sa pratique se répande comme une traînée de poudre? Marie-Rose St-Pierre de l'école secondaire Grande-Rivière affirme qu'elle avait hâte de finir son primaire pour se joindre à une équipe. «J'aime ça à cause de l'esprit d'équipe, du plaisir de réussir ensemble. On devient une famille», souligne sa coéquipière Rosalie Crégheur. «J'aime aussi le côté girly», poursuit l'adolescente en riant.
Les brillants sont à l'honneur sur les costumes et le maquillage, ce qui explique l'aspect girly. Elle parle également d'une famille, ce qui se rapproche d'un cliché. Mais son entraîneuse, Mélissa Viau, parle d'un esprit d'équipe qui surpasse celui de tout autre sport.
«Au hockey, s'il manque un joueur, c'est facile de le remplacer. Nous, toutes les filles doivent être là. Il faut que tout le monde donne son 100%. On s'entraîne quatreheures par semaine toute l'année. On construit notre routine pour la montrer en fin d'année.»
La confiance doit régner, surtout entre les voltiges et les bases. Une petite erreur peut causer de graves blessures et miner ces courtes performances. En moyenne, les équipes ont deux minutes et trente secondes pour démontrer leur savoir-faire.
En considérant tous ces facteurs, pas étonnant que l'hystérie s'empare de la foule et que les cris d'encouragement fusent, que la routine soit bien réussie, ou non.
«Si on rate un aspect de notre chorégraphie, on ne peut pas se laisser abattre», affirme Camille Lavoie de la polyvalente Nicolas-Gatineau. «Si je fais une erreur, les autres filles ne l'ont pas nécessairement faite. Je dois continuer pour elles.»
jpaquette@ledroit.com