Pin Davidson pourrait rouvrir en janvier

Charles Thériault
Charles Thériault
Le Droit
Pin Davidson pourrait reprendre la production en janvier, ce qui créerait, à moyen terme, jusqu'à 60 emplois en usine et 30 en forêt.
Le président-directeur général de l'entreprise, Pierre Payeur, a annoncé, hier, son intention de reprendre les activités qui avaient été suspendues l'été dernier à la scierie de Mansfield et Pontefract, tout près de Fort-Coulonge.
« Nous préparons un plan de relance. L'été dernier, nous avions des problèmes de liquidité et nous avons graduellement réduit nos activités pour finalement cesser de produire. Ce problème est presque réglé grâce à l'aide d'Investissement Québec, de nos élus et de la communauté du Pontiac. Si tout va comme prévu, nous allons recommencer graduellement à partir de janvier. Nous allons recommencer à scier du pin, ensuite de sera au tour du séchoir, puis de l'opération de rabotage », a expliqué M. Payeur, qui espère un retour à la normale pour l'automne 2009.
Les projets de deuxième et de troisième transformation du pin sont remis à plus tard, car l'entreprise doit d'abord se stabiliser, a ajouté le président-directeur général.
« Nous faisons cette annonce pour rassurer les gens de la région et leur montrer que nous sommes restés très actifs au cours des derniers mois. L'approvisionnement en bois de pin ne nous inquiète pas. Nous savons où en trouve en terre publique et en terre privée. La fermeture récente de la papetière Smurfit Stone nous nuit un peu mais nous pouvons nous débrouiller autrement », a-t-il fait valoir.
Dans l'industrie forestière tout est lié. Une entreprise qui coupe du bois peut être au service de plusieurs producteurs différents. Lorsqu'une entreprise comme Smurfit Stone ferme ses portes, les autres producteurs paient plus cher leur approvisionnement et cela menace leur rentabilité et les force, dans certains cas, à fermer leurs portes, créant ainsi un effet domino dans l'industrie.