D'origine asiatique, cette mouche à fruits envahissante qu'est la drosophile à ailes tachetées (DAT) dépose ses oeufs dans les petits fruits.

Petite tueuse microscopique

Une petite mouche microscopique, la drosophile à ailes tachetées (DAT), inquiète de plus en plus les cultivateurs de petits fruits à peau mince, notamment les framboises, les fraises, les mûres et les bleuets.
Apparue il y a quelques années dans les champs californiens et en Colombie-Britannique, la petite bestiole a fait son chemin jusqu'au Québec et en Ontario.
Le ministère de l'Agriculture, des Pêcheries et de l'Alimentation du Québec identifia les premiers spécimens en Outaouais dès 2013 et son pendant ontarien a signalé la présence de cette mouche en 2016 dans la région de Cornwall.
D'origine asiatique, cette mouche à fruits envahissante dépose ses oeufs dans les petits fruits. Si les fruits ont été attaqués par la DAT, dans les deux à trois jours de la ponte, on remarquera de la moisissure précoce ; le ramollissement, les rides et les dommages deviennent évidents sur la plupart des fruits, après trois ou quatre jours.
Il n'existerait pas d'insecticide enregistré pour la combattre directement mais le ministère de l'Agriculture, de l'Alimentation et des Affaires rurales de l'Ontario préconise, sur son site Web, diverses stratégies de lutte contre ce ravageur.
Un producteur de la région de London en Ontario affirme avoir perdu toute sa première récolte de framboises de la saison, cette année, à cause de cet insecte qui, faut-il le préciser, préfère les fruits en santé pour y pondre ses oeufs et évite même les fruits abîmés ou vieillis. Les fruits touchés par cette petite créature deviennent totalement impropres à la consommation.
Ironiquement, la framboise a longtemps été considérée comme une culture facile à gérer. Cela pourrait se compliquer avec cette petite bestiole...
Les vendanges 2017 devraient être pénalisées par la météo
(Paris) Les vendanges françaises cette année seront pénalisées par les gels du printemps et les volumes de vin attendus pourraient être « historiquement bas », selon une première estimation du ministère de l'Agriculture.
« À 37,6 millions d'hectolitres, la récolte 2017 devrait être inférieure de 17 % à celle de 2016 et de 16 % à la moyenne des cinq dernières années », indique Agreste, le bureau des statistiques du ministère de l'agriculture dans sa dernière parution reçue samedi.
Cette récolte serait alors « historiquement basse et inférieure à celle de 1991, concernée elle aussi par un gel sévère », ajoute la publication. Agreste indique aussi qu'au 17 juillet, le cycle végétatif des vignobles présente une avance de 10 à 20 jours selon les bassins par rapport à une année moyenne. Cette avance s'explique par un printemps et un début d'été chaud.
Ces estimations sont susceptibles d'être révisées en fonction de la météo des semaines à venir.
Avec l'Agence France-Presse