Le projet en question prévoit la construction d'un nouveau bâtiment central au 849, chemin du Tour-du-Lac, lequel accueillerait une mairie, les bureaux municipaux de même qu'une salle communautaire.

Une famille de Lac-Simon obtient gain de cause

Des propriétaires dénonçant une « augmentation abusive » des évaluations municipales de leurs terres riveraines, à Lac-Simon, ont obtenu gain de cause devant le Tribunal administratif du Québec (TAQ).
Dans une décision rendue le 13 juin dernier, le juge Robert Sanche du TAQ a donné raison à Katarina Kustra et Eva Kustra qui se plaignaient auprès de la municipalité de Lac-Simon et de la MRC de Papineau d'avoir vu l'évaluation municipale de leurs quatre terrains situés dans la Baie Groulx passer de 555 900 $ à 1 570 400 $ entre le rôle d'évaluation précédent et celui de 2016.
« Les taxes augmentent sans cesse et atteignent présentement un seuil inacceptable. Les évaluations municipales au rôle 2016 démontrent des augmentations importantes dont l'une a augmenté de plus de 500 % », peut-on lire dans le jugement du tribunal. 
Les terrains en question, dont trois d'entres-eux sont vacants, ont été achetés par le père de Katarina Kustra, dans les années 1970, dans le but de les garder à l'état naturel. 
La propriété sur laquelle est érigée un bâtiment est notamment localisée à 250 mètres des services municipaux. L'évaluation des 16 propriétés voisines sur ce chemin ont augmenté en moyenne de 31 % depuis le dernier rôle.
La famille Kustra a fait valoir devant la cour que la hausse de taxes était déraisonnable pour des « terrains sans front sur route, sans électricité, difficilement constructible et accessible par des sentiers pédestres seulement ». 
De plus, faisaient valoir les plaignants, les nombreux bateaux présents dans la Baie Groulx durant la période estivale nuisent à la tranquillité des lieux, ce qui affecte à la baisse la valeur desdits terrains.
À la suite d'une demande de révision, un évaluateur agréé de la firme Servitech s'était déplacé à l'été 2016 afin de venir rencontrer le conjoint de Mme Kustra, Steven Zeran. Selon le document du TAQ, l'évaluateur n'aurait pris aucune mesure et ne serait pas allé sur les lots pour constater l'état des terrains que les requérants considèrent comme « impossible à construire » en raison de la présence de roc et de leur escarpement.
M. Zeran aurait demandé les raisons de la « forte augmentation » des valeurs. À ce moment, « il ne reçoit qu'un commentaire «bord de l'eau» et dans les réponses à ses demandes de révision l'évaluateur maintient toutes les valeurs déposées, sans aucune justification ni explication », lit-on dans le jugement. 
Le juge Sanche soutient que les plaignants étaient en droit de s'attendre à recevoir des explications de la part de l'évaluateur municipal. « Les rapports soumis à l'audition semblent avoir été confectionnés en vitesse, car les conclusions émises ne sont basées que sur une analyse simpliste et rapide des données du marché », conclut le magistrat.
En vertu de la décision du TAQ, la valeur totale des évaluations municipales des quatre terrains concernés a finalement été réduite presque de moitié, passant de 1 570 400 $ à 801 800 $ en date du 1er janvier 2016. 
L'un des terrains, situé sur la route 321, voit notamment son évaluation foncière passer de 221 900 $ à 76 000 $.