De gauche à droite: Jonathan Beauchamp, Yves Destroismaisons, Chantal Crête (à l'arrière), Martine Caron et Véronique Filion.

Un nouvel outil de concertation pour le développement

Un nouveau mouvement inspiré du collectif « Faut qu'on se parle » vient d'être lancé dans la Petite-Nation. Vision Papineau amorcera au printemps une tournée de consultations publiques aux quatre coins de la circonscription avec en tête l'intention de sonder la population sur le développement régional.
Yves Destroismaisons, Chantal Crête, Jonathan Beauchamp, Martine Caron, Véronique Filion et Frédéric Joly, tous des citoyens issus des sphères communautaires, politiques et des affaires, sont les membres fondateurs du nouveau mouvement qui a dévoilé ses intentions, lundi, lors d'une conférence de presse tenue au Marché public de Ripon.
Loin d'être un parti politique, Vision Papineau se veut un outil de concertation pour la Petite-Nation, ont assuré ses fondateurs qui souhaitent profiter de l'année électorale municipale en cours pour permettre aux citoyens de s'exprimer sur les grands enjeux de développement dans cette circonscription qui regroupe 24 municipalités et 168 élus pour une superficie totale d'approximativement 3000 kilomètres carrés. 
« Ce sont 43 élus de plus qu'à l'Assemblée nationale », fait valoir Chantal Crête, qui rappelle qu'une quantité importante de sièges municipaux sont présentement occupés par des candidats qui ont été élus sans opposition lors du scrutin de novembre 2013.
« Nous avons une année électorale. On veut donner le goût aux gens de s'impliquer dans la communauté, de réfléchir aux enjeux et de possiblement se présenter à un poste électif de conseiller ou de maire », a indiqué Yves Destroismaisons, martelant que l'objectif du mouvement demeure de créer un « lieu d'échanges » pour la population.
Une tournée de huit consultations publiques sera donc organisée dès la fin avril, dans différents villages du comté. Aucun thème précis ne sera imposé, mais les discussions tourneront essentiellement autour des questions politiques, économiques, sociales et culturelles, soutiennent les membres du regroupement.
« Il faut regarder vers l'avenir dans le but que tout le monde y trouve son compte. La fin des conférences régionales des élus a engendré une perte de consultation régionale. Ce que je constate, c'est que depuis la fin de la CRÉ, nous sommes revenus à la vision villageoise. À mon avis, on doit revenir à une vision MRC pour un meilleur développement de la région », a souligné M. Destroismaisons.
Pour un préfet élu
Vision Papineau a par ailleurs lancé lundi une pétition afin que le prochain préfet de la MRC Papineau soit élu par suffrage universel, comme c'est le cas notamment dans 14 autres MRC du Québec dont celle de la Vallée-de-la-Gatineau. Le document sera disponible sur la page Facebook de Vision Papineau jusqu'au 7 avril.
Un préfet élu par la population pourrait notamment se consacrer à temps plein aux affaires de la MRC puisqu'il n'occuperait plus la fonction de maire d'une municipalité, font entre autres valoir les représentants de mouvement citoyen. « On veut jeter les bases d'un débat dans l'espace public », insiste Mme Crête.