Une dizaine d'employés du parc national de plaisance ont fait du piquetage lundi matin, devant l'accueil principale du parc.

Sépaq: grève au parc national de Plaisance

Une dizaine d’employés ont fait la grève, lundi, au parc national de Plaisance.

Depuis vendredi dernier, une grève à la Société des établissements de plein air du Québec (Sépaq) touche 23 parcs nationaux du Québec.

L’enjeu principal de cette grève se veut les salaires des employés.

Dès 10 h, lundi matin, le président régional du Syndicat de la fonction publique et parapublique du Québec (SFPQ), Michel Girard, s’est entouré d’employés du parc national de plaisance afin de faire du piquetage devant l’accueil principal du parc.

« La majorité des employés qui travaillent à la Sépaq gagnent entre 12,50 $ et 17 $ de l’heure, souligne M. Girard. Ici, aujourd’hui, il y a une dame pour qui ça fait 10 ans qu’elle travaille dans le parc. Cette dame-là gagne seulement 16,50 $ de l’heure. C’est totalement ridicule sachant que ce sont des emplois de six mois par année. »

« L’employeur dit que nos revendications sont 50 % plus hautes que leurs demandes syndicales, mais il nous offrait 1 % par année pendant 5 ans et on s’entend que 50 % de 1 % c’est pratiquement rien du tout », ajoute-t-il.

Alors que la saison des couleurs est officiellement lancée, M. Girard indique que le moment était bien choisi pour faire la grève, en cette longue fin de semaine de l’Action de grâce.

« Le but c’est d’avoir de la visibilité, dit-il, et de faire connaître les conditions de nos employés aux gens et je dirais même qu’on a un appui conditionnel de la population. Je n’ai vu personne crier des bêtises au monde, on nous dit de continuer de ne pas lâcher », ajoute M. Girard sous une symphonie de klaxon alors que plusieurs campeurs quittaient le parc lundi.

Même si Dame nature n’avait pas bonne mine en début de journée, la pluie n’a pas empêché les grévistes de se faire entendre.

« Au contraire ! Les gens sont très mobilisés et motivés parce qu’ils sont vraiment tannés, affirme le président régional du SFPQ en Outaouais. Ça fait des années que la Sépaq investit dans les établissements et dans le matériel, mais qu’on met de côté les employés. Je crois qu’il est temps qu’il y ait un retour de l’ascenseur et que les employés aient droit à une bonne augmentation de salaire. »

La grève se poursuivait jusqu’à 23 h 59 lundi soir.