Le ministre québécois de l'Environnement et de la Lutte aux changements climatiques, Benoit Charette

Réserves de biodiversité en Outaouais: les désignations se font attendre

Le conseil des maires de la MRC de Papineau presse Québec pour que la réserve de biodiversité projetée Mashkiki, dans les plans depuis 2012, soit créée et « protégée juridiquement » dans les plus brefs délais.

Dans une résolution adoptée la semaine dernière, les premiers magistrats de la Municipalité régionale de comté demandent au ministre de l’Environnement et de la Lutte aux changements climatiques (MELCC), Benoit Charette, d’annoncer officiellement la création de la réserve en question dont le territoire visé s’étend sur près de 60 kilomètres carrés, à l’intérieur des frontières des municipalités de Montpellier, Mulgrave-et-Derry et Ripon.

En février 2018, en référence à l’histoire et aux racines algonquines de la Petite-Nation, la MRC de Papineau avait donné son aval au nom « Mashkiki », qui signifie médicament naturel ou plantes médicinales en langue anishnabe, pour désigner la future aire protégée qui regroupe des « espèces floristiques menacées et vulnérables ».

En août de la même année, le ministère avait annoncé son intention de créer quatre nouvelles réserves, en Outaouais, dont celle prévue dans la Petite-Nation. La réserve de biodiversité projetée Noire-Coulonge (847 km2), dans le Pontiac, la réserve de biodiversité projetée de la Rivière-Fortier (562 km2) et la réserve de biodiversité projetée Cabonga, d’une superficie de 208 km2, figuraient aussi dans le plan.

Or, ces quatre sites n’ont pas encore obtenu le sceau de Québec, lequel permet d’empêcher toute exploitation des ressources naturelles sur les terres publiques des zones à conserver.

Au MELCC, on indique que le processus de désignation suit son cours et qu’une annonce officielle devrait survenir dans la prochaine année.

« L’ensemble des démarches ont été effectuées pour attribuer un statut de protection au territoire d’intérêt Mashkiki, ainsi qu’aux autres territoires ayant fait l’objet de la consultation de la CREO (Conférence régionale des élus de l’Outaouais) en 2012, dans la région de l’Outaouais. Malgré les délais, le projet de désignation suit son cours et devrait se concrétiser au cours de la prochaine année. Il est à noter qu’un moratoire concernant les activités industrielles est effectif sur le territoire Mashkiki lui conférant ainsi une protection administrative d’ici à l’obtention du statut de protection officiel », a fait savoir Raphaëlle Savard-Moisan, porte-parole du ministère, par courriel.