L’échéancier prévu par le gouvernement régional pour compléter le branchement des quelque 4900 foyers ciblés dans la Petite-Nation est de quatre ans.

Plus de 5000 foyers seront branchés

Le réseau d’Internet haute vitesse pourra être étendu à un peu plus de 5000 foyers de l’Outaouais rural au cours des prochaines années alors que le député fédéral d’Argenteuil-La Petite-Nation, Stéphane Lauzon, et le député provincial de la circonscription de Papineau, Alexandre Iracà, ont annoncé lundi des investissements à parts égales totalisant un peu plus de huit millions de dollars afin de brancher 16 centres villageois de la région au numérique.

Les investissements annoncés hier à Montpellier s’inscrivent dans le cadre de l’appel de projets du programme Québec branché et du programme fédéral Brancher pour innover. Au final, ce seront 11,6 millions qui seront injectés pour permettre à 14 municipalités de la MRC de Papineau d’avoir un accès à Internet haute vitesse. Québec et Ottawa assumeront 8 millions de la facture alors que la MRC de Papineau décaissera les autres 3,5 millions $ nécessaires pour la réalisation du projet qui prévoit également l’installation future de tours de télécommunications pour cellulaire. L’échéancier prévu par le gouvernement régional pour compléter le branchement des quelque 4900 foyers ciblés dans la Petite-Nation est de quatre ans.

« Grâce à des investissements du gouvernement du Canada et du gouvernement du Québec, cette région pourra réaliser enfin son plein potentiel en devenant l’une des plus novatrices et des plus prospères au pays. Les gens la région auront bientôt accès au même service Internet haute vitesse que les habitants des grandes villes », a déclaré le député fédéral d’Argenteuil-La Petite-Nation, Stéphane Lauzon, lors de la conférence de presse.

« Ce ne sera plus nécessaire de s’établir ailleurs pour lancer soit une entreprise, pour acquérir de nouvelles connaissances ou pour développer des marchés, vendre des produits et surtout pour travailler à partir de la maison. Tout cela pourra se faire ici même », a ajouté M. Lauzon.

Le maire de Montpellier et président du comité des communications à la MRC de Papineau, Stéphane Séguin, a indiqué hier que l’arrivée d’un service haute vitesse de qualité dans des secteurs mal desservis jusqu’ici servira d’incitatif pour le développement de la région.

« Ça va nous aider pour le développement économique et récréotouristique du nord de la Petite-Nation. On va pouvoir dire aux gens qu’on a Internet haute vitesse et qu’on a le réseau cellulaire. C’est une excellente nouvelle pour toute la MRC », a-t-il dit.

À noter qu’un second projet a aussi été annoncé afin de permettre aux secteurs Glen-Almond et de Neilon de la municipalité de L’Ange-Gardien, dans la MRC des Collines-de-l’Outaouais, d’être desservis par la technologie numérique. C’est Bell Canada qui déboursera le plus gros de la facture de ce deuxième projet. L’entreprise paiera 576 471 $ pour brancher à la haute vitesse près de 200 foyers situés dans ces deux quartiers.

Ces deux projets font partie des 82 sélectionnées dans le cadre de l’appel du programme Québec branché.  Au total, 246 demandes ont été logées aux quatre coins de la Belle Province, a souligné lundi Alexandre Iracà.

Municipalités de la MRC de Papineau qui seront branchées

  • Montpellier
  • Chénéville
  • Duhamel
  • Ripon
  • Namur
  • Lac-des-Plages
  • Boileau
  • Saint-Émile-de-Suffolk
  • Notre-Dame-de-la-Paix
  • Mayo
  • Lac-Simon
  • Val-des-Bois
  • Bowman
  • Saint-Sixte

LA MAIRIE DE SAINT-ANDRÉ-AVELLIN CHANGE D'EMPLACEMENT

La mairie de Saint-André-Avellin déménagera temporairement ses locaux et tous ses services au 3, rue Principale, à compter du 12 décembre. 

La municipalité en a fait l’annonce, lundi après-midi par voie de communiqué. Ce déménagement occasionnera une interruption de services si bien que les bureaux administratifs de la mairie seront fermés du 5 au 11 décembre inclusivement. 

Rappelons que la municipalité avait annoncé le 14 novembre dernier que les employés allaient devoir être relocalisés après qu’une évaluation de la qualité de l’air de l’édifice effectuée par une équipe médico-environnementale du Centre intégré de santé et de services sociaux de l’Outaouais ait révélé que l’air de l’établissement était nocif.