La nouvelle halte routière qui sera construite à Papineauville, en bordure de l’autoroute 50, comprendra un dépanneur, une station-service, trois chaînes de restauration rapide et une chaîne de café.

Papineauville aura sa halte routière

La première halte routière à voir le jour en bordure de l’autoroute 50 en Outaouais, depuis le parachèvement de la voie rapide en novembre 2012, sera finalement aménagée à Papineauville.

Un projet privé chiffré à 4,5 millions de dollars a été annoncé lundi par le promoteur Picard constructions développement immobilier qui a fait l’acquisition d’un terrain à proximité de la bretelle de sortie de l’autoroute 50, à la hauteur de Papineauville, à un jet de pierre de la route 321.

L’aire de services, dont les travaux de construction s’amorceront au printemps prochain, devrait être inaugurée à l’été 2019. Elle comprendra un dépanneur de 3000 pieds carrés, une station-service avec cinq pompes à essence, une aire d’arrêt pour les camions lourds ainsi que trois chaînes de restauration rapide et une chaîne de café qui seront toutes ouvertes 24 heures par jour. Des bornes de recharge pour véhicules électriques figurent également dans les plans futurs du promoteur. À terme, c’est une cinquantaine d’emplois qui sera créée avec la venue de ce nouveau point de services commercial, a confirmé Renée Spénard, vice-présidente de l’agence Paracom Immobilier, groupe partenaire du projet.

Au-delà de l’investissement et de la création d’emplois générée par l’arrivée de ce projet, le député de Papineau, Alexandre Iracà, soutient que la présence d’une halte routière aux abords du lien autoroutier reliant Gatineau à Mirabel permettra d’augmenter le niveau de sécurité des automobilistes. Il y avait un vide à combler pour le tronçon situé entre le secteur Buckingham de la ville de Gatineau et Lachute, a souligné M. Iracà.

« Le gouvernement du Québec a annoncé un quatre voies, huit kilomètres de Buckingham vers Thurso, qui va se construire en 2019. On a ajouté de l’éclairage entre [les chemins] Doherty et Lépine pour de la sécurité. Tout ce qui peut aider au niveau de la sécurité, moi je vais être à côté. Que les gens puissent arrêter ici sur l’autoroute 50, mettre de l’essence, se reposer, prendre un café, ça contribue notamment à l’aspect sécuritaire et vous conviendrez avec moi qu’il y avait un manque à ce niveau-là », a-t-il déclaré lors de la conférence de presse.

De son côté, le maire de Papineauville, Christian Beauchamp, estime que ce développement représente ni plus ni moins une « bougie d’allumage » pour sa municipalité.

« C’est un gros investissement où la municipalité n’a pas à investir. Pour nous, ça nous laisse de la place pour faire d’autres choses. Depuis longtemps, nous avons des projets d’agrandissement de notre parc industriel léger. Je pense que de pouvoir offrir des services à ces industries-là, que ce soit l’essence, de la restauration, c’est un plus pour faire avancer nos projets futurs », a indiqué M. Beauchamp, qui se dit très peu inquiet de voir ce projet nuire à l’achalandage des commerçants du centre-ville de sa municipalité, lequel est situé à environ cinq kilomètres du site.

« Advenant qu’il y ait un impact, il sera minime et nous serons prêts à réagir si c’est le cas. Nous sommes en train de faire une planification stratégique avec la SADC de Papineau et nous allons tenir compte de ça, mais je n’ai pas d’inquiétudes vis-à-vis des impacts négatifs », a mentionné M. Beauchamp.

Pour atténuer les impacts potentiels de l’aire de services sur les commerçants du noyau villageois de Papineauville, le promoteur entend d’ailleurs réserver un espace pour permettre à ces derniers de s’afficher sur les lieux du futur emplacement.

Par ailleurs, cette annonce ne vient pas contrecarrer l’aire de services dans les cartons pour le territoire de la ville de Thurso, a assuré le député Iracà hier. Ce dossier doit passer comme prévu devant la Commission de protection du territoire agricole du Québec en juin en raison de son emplacement ciblé qui se trouve en zone agricole. « L’un n’empêche pas l’autre. [...] Je sais qu’il y avait d’autres projets aussi à Montebello. Ils sont tous les bienvenus », a indiqué M. Iracà.