Malgré que plusieurs résidences soient dans une situation précaire, l'état d'urgence a été levé à Saint-Andre-Avellin

L'état d'urgence est levé à Saint-André-Avellin

La municipalité de Saint-André-Avellin commence peu à peu à retrouver sa quiétude habituelle alors que l'état d'urgence décrété la semaine dernière a été levé, mardi matin.
Le bureau des mesures d'urgence qui était en place depuis le 18 avril a donc fermé ses portes, même si le village demeure encore partiellement submergé. Le niveau de l'eau de la rivière Petite-Nation est passé de 7,6 à 7,4 pieds entre lundi et mardi matin. 
« Nous sommes passés de l'état d'urgence au stade de surveillance officiellement depuis 9h ce matin, a indiqué hier le coordonnateur des mesures d'urgence, Pierre Cousineau. On surveille le niveau qui continue de baisser. Évidemment, tant et aussi longtemps que la rivière ne baissera pas à un niveau convenable en dessous des niveaux des égouts pluviaux, nous allons maintenir la rue Principale ouverte sur une seule voie et nos pompes vont continuer à fonctionner. »
Au plus fort de l'inondation en fin de semaine, le seuil critique de 8,4 pieds a été atteint, un chiffre identique à l'épisode de crue des eaux de 2008. Toutefois, la crise aura été moins pire qu'anticipée en raison notamment des précipitations qui ont été moins importantes que prévu. Le débit d'eau a finalement atteint un maximum de 151 mètres cubes, bien en dessous des 180 attendus. 
« On s'en est très bien tirés. Nous avions l'expérience de 2008 et nous étions très bien organisés. Nous étions prêts à toutes éventualités et tout le monde était à son poste. Nous n'avons pas eu de mauvaises surprises », se réjouit la mairesse, Thérèse Whissell.
Une rencontre d'information organisée par le ministère de la Sécurité publique et destinée aux sinistrés de Saint-André-Avellin aura lieu jeudi soir au Complexe Whissell, à 19h30. Au total, une dizaine de résidences ont été évacuées la semaine dernière, mais le nombre de bénéficiaires de l'aide financière sera plus important, souligne M. Cousineau. 
« Toutes les personnes qui ont été affectées par les inondations et dont le bâtiment n'était pas une résidence secondaire y auront le droit », précise-t-il.
À noter que les rues Calvé et du Ruisseau demeurent toujours fermées, tout comme certains tronçons des rues St-Jacques, Lanthier et Nault.