Les services d'urgences de Plaisance étaient à pied d'oeuvre jeudi.

Les évacuations débutent à Plaisance

L'affaissement du chemin de la Grande-Presqu'île, à Plaisance, a forcé la municipalité à décréter l'évacuation préventive de 40 résidences permanentes, jeudi après-midi, après que les eaux de la rivière des Outaouais aient endommagé la route sur trois sections.
L'érosion provoquée le débordement de la rivière des Outaouais a littéralement défoncé le chemin sur une centaine de mètres, a indiqué le directeur général de Plaisance, Paul St-Louis.
En milieu d'après-midi, les pompiers ont dû utiliser le véhicule amphibie de la municipalité afin de se rendre dans le quartier concerné et d'effectuer une tournée de porte-à-porte des maisons. Les gens souhaitant quitter les lieux pouvaient embarquer dans le véhicule tout-terrain. 
M. St-Louis affirme que les gens ont été invités à évacuer puisque la route n'est plus carrossable et sécuritaire pour les services d'urgence. Cependant, plusieurs propriétaires ont refusé d'abandonner leur maison. 
« Nous avons des gens qui résistent et on ne peut pas les forcer à partir. Certains ont peur de se faire voler, d'autres ont des animaux de compagnie. Il y a des propriétaires d'une ferme qui doivent prendre soin de leurs vaches laitières », explique le directeur général de Plaisance.
Malgré la hausse du niveau de l'eau, aucune inondation n'a été rapportée à Plaisance, à l'exception de certaines résidences saisonnières qui risquent d'être submergées, comme c'est le cas annuellement lors de la crue des eaux.
Les maisons situées sur le chemin de la Grande-Presqu'île ne se retrouvent pas quant à elle dans une zone à risque, même avec les pluies abondantes attendues ces prochains jours.
« Ces résidences sont toutes situées en hauteur. Il y a un talus assez important dans ce secteur donc il n'y a pas de danger d'inondation des propriétés comme telle, mais celles-ci se retrouvent maintenant isolées et c'est pourquoi on doit évacuer », indique M. St-Louis.
Le calme à Saint-André-Avellin
À Saint-André-Avellin, le village avait retrouvé un certain calme, durant la journée de jeudi. Après avoir grimpé à 7,5 pieds mardi, le niveau de l'eau de la rivière Petite-Nation se trouvait maintenant à 6,3 pieds. La plupart des rues fermées lors des inondations des dernières semaines sont redevenues carrossables depuis mercredi soir. 
Manon Comtois, une résidente de la rue Lanthier, faisait un arrêt à son appartement afin de venir nourrir son chat lorsque Le Droit la croisé. La dame, qui a été relogée chez sa mère depuis le 17 avril dernier, attend le feu vert de son propriétaire pour réintégrer son logement. Des analyses pour vérifier si l'eau a laissé des traces de moisissures à l'intérieur du bâtiment doivent être effectuées.
« J'ai hâte de pouvoir retourner chez moi. Mon chat, personne ne peut le prendre. On attend le OK du propriétaire avant de pouvoir revenir, mais ça donne de rien de faire les tests tout de suite parce qu'on annonce encore de la pluie », a confié Mme Comtois.
Le directeur du Service de sécurité incendie de la municipalité, Jean-Pierre Malette, a réitéré jeudi que la situation demeurait sous haute surveillante de jour comme de nuit. 
Selon les prévisions météorologiques, les autorités avellinoises s'attendaient à un rehaussement rapide de l'eau durant la nuit de jeudi à vendredi, en raison de la pluie. 
Toutefois, le pic attendu ce week-end ne devrait pas dépasser les 7,5 pieds de mardi et encore moins le seuil de 8,4 pieds d'eau enregistré il y a deux semaines.