Le président de l'Association des propriétaires du Lac-Simon, André Daigneault, a présenté l'avis des membres de son association, samedi, lors de la consultation publique.

Le zonage remis en question à Lac-Simon

Une trentaine de citoyens étaient présents samedi à la consultation publique pour discuter du règlement visant, entre autres, à ramener le nombre de logements à un dans la zone 27-P à Lac-Simon.
Luc Poupart, le courtier immobilier derrière le controversé projet de construction de 12 condos, a profité de l'occasion pour poser plusieurs questions aux élus.
Auparavant, ce genre de développement immobilier était impossible dans le secteur en question, puisque la construction d'une seule habitation par terrain y était autorisée. Mais depuis l'adoption du plan d'urbanisme, en octobre 2012, il est possible d'en construire quatre. Personne ne sait qui a approuvé ce changement.
Le promoteur Poupart éprouve notamment de la difficulté à comprendre pourquoi les élus veulent ramener ce nombre à un, mettant ainsi un frein à son projet, tandis qu'au bout de la presqu'île, un autre promoteur pourra bâtir quatre condos, puisque la réglementation le permet.
Pour sa part, l'Association des propriétaires du Lac-Simon est en accord avec le projet de règlement. Elle demande aussi aux élus que dans les usages particuliers les quais collectifs soient réservés uniquement aux résidents de l'île du Canard blanc et que la permission de quais collectifs dans la baie Gamache soit retirée.
À plusieurs reprises, des contribuables ont suggéré que la population se prononce dans le cadre d'un référendum. Le conseil municipal réfléchira à cette requête mercredi en plénière.
Un plan invalide?
Les élus de Lac-Simon devront aussi vérifier la validité de leur plan d'urbanisme.
Quelques citoyens ont en effet affirmé qu'il était nul, étant donné qu'il n'a jamais été question de ce changement de zonage lors des consultations publiques. L'avis de motion a aussi été adopté à la même séance que le plan d'urbanisme, alors que les lois municipales prévoient un mois d'intervalle.
Le maire Gaston Tremblay s'est engagé à vérifier ces affirmations. Si elles sont fondées, le règlement visant à modifier le changement de zonage n'aurait plus sa raison d'être.
Le dossier sera donc à l'ordre du jour de la séance du conseil municipal, ce jeudi à 20h.