Les propriétaires actuels et futurs du domaine des Pères Sainte-Croix à Lac-Simon devront obtenir une autorisation du conseil municipal avant d'effectuer des modifications à cet endroit puisque l'endroit est maintenant considéré comme site patrimonial.

Le Domaine des Pères Sainte-Croix trouve preneur

Le Domaine des Pères Sainte-Croix, à Lac-Simon, changera de propriétaire d'ici la fin du mois.
La congrégation religieuse, qui a mis en vente le domaine à l'automne 2012, a accepté une offre d'achat, a confirmé le directeur administratif des Pères Sainte-Croix, Robert Bélanger. «En principe, on doit signer la vente d'ici la fin de janvier, a-t-il confirmé au Droit hier. Je ne verrais pas pourquoi ça ne fonctionnerait pas. Nous avons accepté une offre écrite et les conditions ont été acceptées par les deux parties.»
M. Bélanger n'a pas voulu donner de détails sur la transaction, ainsi que sur l'identité de l'acquéreur. La Congrégation des Pères Sainte-Croix est propriétaire des lieux depuis leur fondation au début des années 1930. Selon les chiffres avancés par la communauté religieuse, le site d'une superficie de 48 acres a une valeur d'environ 3 millions $.
Cette information vient confirmer les rumeurs qui circulaient depuis déjà quelques semaines, à savoir que l'endroit allait changer de main prochainement.
Douche froide
Pour Chantal Crête, porte-parole du Regroupement pour la sauvegarde du patrimoine du Domaine des Pères Sainte-Croix, la nouvelle a l'effet d'une douche froide. La deuxième requête de classement pour l'obtention du statut de «lieu historique», envoyée à l'automne 2013 au ministère de la Culture, a été rejetée en décembre.
Mme Crête affirme ne pas être contre la vente, mais estime que les Pères Sainte-Croix n'ont pas été suffisamment attentifs aux doléances des citoyens de Lac-Simon et des environs. Elle soutient que son association avait déposé une offre de 2 millions$ à l'automne 2012 pour acheter le domaine, afin d'y ériger un centre communautaire et de sauvegarder les éléments patrimoniaux.
«Je trouve ça regrettable que la Congrégation était au courant que les citoyens avaient mis en place un projet pour exploiter le site et en faire l'acquisition. C'est désolant qu'on n'ait pas voulu accorder plus de temps et d'intérêt au regroupement de citoyens qui avait un projet pour ce domaine. En bout de ligne, ce qui a pesé dans la balance, ce sont les intérêts pécuniaires. Je pense qu'ils avaient un devoir moral d'accorder une plus grande considération à nos projets», affirme Mme Crête.
Elle espère maintenant que le règlement adopté à l'été 2013 par la municipalité de Lac-Simon, visant à citer à titre de site patrimonial le Domaine des Pères Sainte-Croix, sera assez efficace pour assurer la protection des éléments historiques du lot.