Le maire de Saint-André-Avellin, Jean-René Carrière

L’avenir du Centre d’action culturelle à Saint-André-Avellin est incertain

Le Centre d’action culturelle (CAC) de la MRC de Papineau, à Saint-André-Avellin, ne sera pas relocalisé ailleurs sur le territoire de la municipalité alors qu’un projet prévoyant le déménagement de l’organisme vers l’actuel Resto bar Le Dall’O vient de faire chou blanc.

Le CAC dont la mission est « d’offrir et de promouvoir des activités dans le domaine culturel dans la MRC de Papineau » et dont le principal bailleur de fonds est cette même Municipalité régionale de comté, devait initialement quitter son local actuel situé au 3, rue Principale, à Saint-André-Avellin, le 1er août prochain, mais a finalement obtenu une prolongation de son bail jusqu’en juin 2020.

Le Droit a toutefois appris qu’une offre d’achat pour faire l’acquisition de l’édifice située au 360, Rang Sainte-Julie Est, a récemment avorté. Le projet de relocalisation prévoyait l’acquisition par Saint-André-Avellin de l’édifice abritant le Resto bar Le Dall’O au coût de 270 000 $.

Selon une résolution adoptée le 26 mars par les élus avellinois, la municipalité s’engageait à emprunter la somme de 345 000 $ afin d’acheter l’immeuble et de le rénover au coût de 75 000 $. Le bâtiment devait ensuite servir à héberger le CAC, en vertu d’un bail de 25 ans avec option d’achat.

Pour boucler la transaction, Saint-André-Avellin exigeait que le CAC demeure dans son nouvel emplacement pour la durée du bail, peut-on lire dans la résolution.

Le loyer du CAC aurait été fixé à un peu plus de 28 000 $ par année, ce qui représentait « le remboursement sur le prêt de 345 000 $ » et les frais d’électricité nécessaires au fonctionnement de l’édifice. Le bâtiment aurait ensuite été cédé au CAC, après 25 ans.

En contre-partie, Saint-André-Avellin aurait contribué au projet en essuyant une perte annuelle de revenus de taxes de 7000 $ associés à l’immeuble.

Le maire de Saint-André-Avellin, Jean-René Carrière, a confirmé au Droit que le projet avait échoué, dans les dernières semaines, puisque les parties n’ont pas réussi à s’entendre.

« La condition incontournable, c’était que la Centre d’action culturelle, la MRC et nous devions signer un protocole d’entente comme quoi le centre allait demeurer dans le bâtiment pour toute la durée de l’emprunt. On voulait s’assurer que le montant à rembourser soit remboursé. Quand on a reçu comme réponse que cette condition ne pouvait être remplie, on a tout simplement mis un terme à l’offre d’achat sur le bâtiment du Dall’O », explique-t-il.

M. Carrière indique que sa municipalité reste ouverte à conserver le CAC sur son territoire, mais beaucoup d’efforts ont été faits dans ce dossier, précise-t-il. « À peu près tout ce qui est logeable sur le territoire a été visité afin de les accommoder », ajoute le maire.

La présidente du conseil d’administration du CAC, Céline Forget, soutient que l’organisme ne pouvait pas se permettre de payer un tel loyer. Le budget du centre s’élevait à 147 000 $, en 2018.

Mme Forget affirme désormais à mots à peine couverts que l’avenir de l’organisme sur le sol avellinois est incertain, même si l’objectif depuis la création du CAC en 2008 est d’opérer au sein du pôle culturel de la MRC de Papineau. Lac-Simon, à même son nouvel hôtel de ville, et Montebello, avec son église en pleine restauration, ont aussi démontré de l’intérêt à accueillir le CAC.

« Ça fait deux conseils (municipaux) de Saint-André-Avellin que nous passons et on ne se sent pas désirés et appréciés comme on voudrait l’être. [...] C’est un service qu’on demande en tant que citoyens. On demande d’avoir un centre culturel comme nous avons un aréna. Nous sommes prêts à le gérer et à le faire fonctionner. Maintenant, s’il y en a qui veulent de nous, on ira là. [...] On étudie vraiment les autres possibilités », a confié Mme Forget.