Preuve que le bio a la cote, James Thompson, propriétaire de Notre petite ferme, de L'Ange-Gardien, produira 90 paniers de « fermier de famille » cet été, 30 de plus que l'an dernier.

L'agriculture bio fait sa place

Le mot biologique est lourd de sens dans le monde de l'agriculture. D'autant plus que de plus en plus de consommateurs recherchent ces produits.
Les producteurs désirant utiliser ce terme doivent d'ailleurs respecter un cahier de charge mis en place par le Conseil des appellations réservées et des termes valorisants (CARTV).
Afin de s'assurer qu'il est bien appliqué, six organismes de certification - dont Écocert et Québec Vrai, les plus valorisés par les agriculteurs de l'Outaouais - effectuent des vérifications tout au long de l'année. Ils s'assurent par exemple que la nourriture achetée un éleveur correspond au nombre de bêtes. Ils s'assurent également que les producteurs agricoles n'utilisent pas d'engrais et de pesticide.
Les agriculteurs doivent débourser entre 1000 et 2500 $ par an pour être certifiés. Les producteurs consultés par LeDroit n'hésitent pas à payer pour obtenir le droit d'utiliser le terme biologique : pour eux, c'est une garantie. et pour les consommateurs, un gage de qualité.
Ils sont toutefois bien agacés lorsqu'ils entendent certains de leurs compétiteurs se prétendre biologiques.
« C'est frustrant. Nous, on paie pour être s'assurer qu'on est conforme aux normes, pendant que d'autres utilisent le terme biologique même s'ils ne le sont pas », se désole la propriétaire de la ferme Fée et fougère, Anne Mareschal. « Certains emploient aussi les termes local et naturel, comme s'ils signifiaient la même chose. Les consommateurs doivent être conscients du fait que le terme biologique est exclusif aux fermes certifiées. »
Plus de détails dans LeDroit du 30 avril ou sur ledroitsurmonordi.ca