Les conseillères de Lac-Simon, Odette Hébert et Chantal Crête, ainsi que leur avocat se disent prêts à défendre leur cause jusqu'en Cour suprême.

Lac-Simon: une injonction pour accéder à leur siège de conseillère

Deux conseillères municipales qui se disent tenues à l'écart des activités démocratiques de la municipalité de Lac-Simon entendent demander une injonction devant la Cour supérieure pour forcer leur ville et leur maire à les laisser siéger.
Chantal Crête et Odette Hébert, les deux conseillères en conflit avec d'autres élus de la municipalité, disent ne plus avoir accès aux comités pléniers, et se disent écartées d'autres comités de travail.
Les deux politiciennes ont retenu les services de l'avocat Jean-Carol Boucher pour demander à un juge d'ordonner une injonction interlocutoire visant à faire respecter les droits des deux élues.
La semaine dernière, la Sûreté du Québec a été appelée pour évincer Chantal Crête et Odette Hébert de l'assemblée plénière de la ville.
La SQ n'a pas pu les forcer à quitter l'hôtel de ville.
Cependant, les autres élus ont ajourné la session.
Pour Me Boucher, il s'agit d'un accroc majeur à la démocratie et au droit de ses clientes d'exercer leur devoir d'élues.
Le maire de Lac-Simon, Jacques Mailé, n'a pas retourné notre appel pour réagir, lundi.
Le conseil municipal est déchiré depuis 2014.
Les autres membres du conseil, favorables au maire selon les deux élues, ont voté en faveur de l'exclusion des conseillères des assemblées plénières, à la suite d'un article paru dans le quotidien montréalais The Gazette à propos du développement du Domaine des pères de Sainte-Croix.
Les opposants des deux femmes n'auraient pas aimé leurs commentaires publiés dans le journal anglophone.
« Nous sommes des indésirables, pas des intrus », a dit la conseillère Crête.
Les deux femmes disent avoir reçu des dizaines d'appels et de messages d'appui depuis le début de cette affaire.
« Les deux années d'exclusion ont été très difficiles », a commenté avec émotion Mme Crête.
Me Boucher et ses deux clientes se disent prêts à aller jusqu'en Cour suprême pour défendre leur cause.