Les conseillères de Lac-Simon, Odette Hébert et Chantal Crête, ainsi que leur avocat se disent prêts à défendre leur cause jusqu'en Cour suprême.

Lac-Simon: les plénières ne seront pas enregistrées

Les réunions de travail préparatoires et les séances du comité plénier de la municipalité de Lac-Simon ne seront pas enregistrées et rendues accessibles au public comme le réclamaient  les conseillères Chantal Crête et Odette Hébert.
Le conseil de Lac-Simon a plutôt voté à la majorité, vendredi soir dernier, pour une proposition présentée par l'élu Louise Houle-Richard qui a demandé le statu quo dans la façon de procéder à l'hôtel de ville. 
Chantal Crête et Odette Hébert sont tenues à l'écart de tous les comités municipaux et rencontres plénières de Lac-Simon depuis octobre 2014 à la suite d'un abus de confiance évoqué par le maire Jacques Maillé et les autres échevins. Elles demandaient par voie de résolution que les séances du comité plénier de Lac-Simon soient enregistrées et mises en ligne sur le site Web de la municipalité.
La conseillère Richard-Houle a notamment soutenu devant ses collègues, vendredi, que les élues Crête et Hébert « n'ont jamais rien fait pour requérir leur réintégration aux réunions de travail » depuis trois ans. 
Mme Houle-Richard a fait valoir que la tentative des deux conseillères visait « de toute évidence des fins strictement politiques ou à tenter de justifier un recours devant les tribunaux aux frais des contribuables de la municipalité », ajoutant que la démarche s'inscrivait en pleine année électorale.
Mme Crête s'est défendue en affirmant que la résolution mise de l'avant initialement avait pour but de rendre la gestion municipale « plus transparente ».
« De plus en plus, il y a cette volonté d'installer une confiance et rétablir la confiance pour éliminer ce cynisme que nous avons par rapport à la politique. La politique municipale, c'est celle qui est censée être la plus près de la population et du citoyen. [...] Pourquoi est-ce qu'on ne fait pas comme plein d'autres villes ? La Ville de Gatineau le fait, Prévost le fait. Il y a plein de municipalités au Québec qui le font (rendre les comités pléniers publics) », a-t-elle lancé lors de l'assemblée publique.
Chantal Crête et Odette Hébert entendent toujours déposer une injonction devant la Cour supérieure pour forcer leur municipalité et leur maire à les laisser siéger sur les comités.