Le Théâtre des Quatre Soeurs.

La saga du Théâtre des Quatre Soeurs se poursuit

La saga entourant le Théâtre des Quatre Soeurs, à Saint-André-Avellin, franchira bientôt une nouvelle étape.
C'est que la municipalité doit recevoir prochainement une réponse écrite de l'institution financière en charge des lieux sur ce qui adviendra du bâtiment. Des travaux d'urgence ont dû être effectués récemment par des entrepreneurs embauchés par Saint-André-Avellin. Une inspection de l'ancienne salle culturelle, effectuée par la Régie du bâtiment du Québec en novembre, a démontré que l'endroit n'était pas sécuritaire.
Une section du toit de l'immeuble s'était littéralement envolée lors d'une tempête survenue il y a quelques mois.
Puisqu'il s'agit d'un terrain privé, la municipalité a dû obtenir une injonction des tribunaux pour pouvoir procéder aux travaux, alors que les responsables du Théâtre des Quatre Soeurs ne s'activaient pas. Des réparations à la toiture ainsi qu'à la marquise en façade ont été réalisées tout juste avant Noël.
«On est allé chercher un ordre de la cour pour sécuriser la partie extérieure de l'endroit, mais c'est vraiment temporaire», a précisé la mairesse de Saint-André-Avellin, Thérèse Whissell.
Longues procédures
La municipalité et l'institution financière, la Banque TD, sont actuellement en pourparlers à propos de l'avenir de l'ancien lieu de diffusion. «Est-ce qu'ils vont décider de démolir le bâtiment, de nous le céder ou de le vendre? C'est un peu tout ça qui fait partie des discussions», a mentionné Mme Whissell, spécifiant qu'il s'agit d'une démarche confidentielle.
La mairesse ne s'attend pas à ce qu'un dénouement ne survienne  avant au moins plusieurs semaines encore. «Ce sont des procédures qui sont longues, mais il faut que ça se règle rapidement. Les murs sont dangereux.»
Le syndic Gauthier Lévy et associés, qui supervise la vente, a organisé une mise aux enchères l'automne passé, mais celle-ci n'a suscité aucun intérêt. La huissière responsable du dossier, Lilliane Lévy, n'avait pas donné suite à nos appels, en fin de journée vendredi.