Benoit Lauzon, préfet de la MRC de Papineau

La première convention collective se fait toujours attendre

Le Syndicat de la fonction publique et parapublique du Québec (SFPQ) exhorte la MRC de Papineau à accélérer les négociations dans le but d’offrir une première convention collective à la vingtaine d’employés de l’organisation.

Accompagné d’un groupe de salariés de la MRC, le président du SFPQ pour la région Laurentides-Lanaudière-Outaouais, Michel Girard, a pris la parole devant le conseil des maires, mercredi soir, soutenant que le temps pressait afin d’éviter le processus de conciliation qui doit débuter au début octobre.

La vingtaine d’employés de la MRC de Papineau souhaite avoir une convention collective pour régler des iniquités salariales entre eux.

Les deux parties sont venues près de conclure une entente de principe en mai dernier, mais les membres ont rejeté l’offre.

La plus récente proposition déposée par le syndicat a été rejetée par la partie patronale juillet, selon M. Girard, qui précise qu’une mésentente sur la question des échelles salariales de chacun des employés a fait achoppé les négociations.

«On est tellement près de régler. Pourquoi il faudrait commencer à entrer dans un processus de conciliation et d’arbitrage ? Ce sont les contribuables qui vont devoir payer rendu là parce qu’on va devoir engager des frais d’avocats», a affirmé M. Girard, invitant les maires à prendre connaissance des conventions collectives des autres MRC et municipalités du Québec, pour faire une comparaison.

Le préfet de la MRC de Papineau, Benoît Lauzon, a limité ses commentaires après la rencontre, soutenant que des aviseurs légaux étaient en charge du dossier.

«Il y a des gens qui sont là et qui connaissent le mandat qu’ils ont à faire en lien avec les capacités de la MRC. Moi, quand je vois qu’ils se parlent (les deux parties), pour moi, ça va bien», a mentionné M. Lauzon.