Les conseillères Chantal Crête (sur la photo) et Odette Hébert sont exclues des rencontres préparatoires du conseil municipal depuis octobre 2014.

La police débarque à une plénière de Lac-Simon

Une assemblée plénière de Lac-Simon s'est terminée avec la visite de policiers de la Sûreté du Québec (SQ), mardi, après que le conseil municipal ait demandé l'aide des autorités pour faire évincer de la rencontre les élues Chantal Crête et Odette Hébert.
Mme Crête et Mme Hébert se sont présentées à l'hôtel de ville vers 9 h, mardi matin, pour assister à une première plénière en plus de deux ans. Les deux femmes sont bannies des rencontres préparatoires du conseil et de tous les comités municipaux de Lac-Simon depuis octobre 2014, à la suite d'un bris de confiance que le caucus a justifié à l'époque par de possibles informations confidentielles qui auraient été coulées dans le cadre d'un reportage du journal The Gazette, portant sur l'ancien Domaine des pères Sainte-Croix.
La présence des deux conseillères était loin de faire l'unanimité autour de la table, si bien que le maire Jacques Maillé a demandé aux autres membres de procéder à un vote, selon les différentes versions des faits obtenues par Le Droit
Les quatre échevins, Louis Houle-Richard, Gilles Robillard, Michel Lavigne et Jean-François David, ont alors voté pour que Mme Crête et Mme Hébert soient expulsées du comité plénier. Ces dernières ayant refusé de quitter les lieux, le maire Maillé et le directeur général, Jocelyn Robinson, ont contacté les policiers. 
« Elles se sont présentées sans nous avertir. J'ai demandé ma es collègues qu'est-ce qu'ils pensaient de ça et eux m'ont signifié qu'ils désiraient qu'elles ne soient pas présentes. Comme elles ne voulaient pas partir, on a demandé l'intervention du service de la police », a indiqué au Droit le premier magistrat de Lac-Simon.
Puisque l'hôtel de ville est un lieu public, que les deux élues font partie du conseil et qu'aucun règlement n'a été enfreint, des agents de la paix se sont déplacés sur place, mais n'ont pas eu à intervenir, a confirmé le sergent Marc Tessier de la SQ. La rencontre a été ajournée par le maire et les deux conseillères ont finalement quitté l'endroit par la suite.
« C'est un lieu public et nous sommes des élues. Une plénière, c'est une rencontre pour les élus. Je n'arrive pas à croire qu'ils ont fait ça. Nous n'avons pas tué personne, nous nous sommes présentées à une plénière », a pesté Chantal Crête à propos de l'incident.
Le maire Jacques Maillé a fait savoir que les prochaines réunions préparatoires pourraient se tenir ailleurs qu'à l'hôtel de ville afin d'éviter que la situation se répète.
« On va examiner tout ça avec notre avocat pour être certain d'avoir les coudées franches. Des plénières, on peut en tenir dans la maison chez quelqu'un ou dans un bureau fermé ici », a-t-il indiqué, réitérant que les six conseillers de Lac-Simon avaient accès à la même documentation au moment de voter sur des projets de résolution.