C’est le maire de Lac-Simon, Jean-Paul Descoeurs, qui porte le dossier de révision.

La MRC de Papineau veut réviser le droit de vote au conseil des maires

La MRC de Papineau demande au ministère des Affaires municipales et de l’Habitation de modifier ses lettres patentes afin que le système de votation, à la table des maires, soit révisé.

Dans une résolution adoptée mercredi soir, les premiers magistrats de la MRC de Papineau réclament que la formule de répartition des votes, en vigueur depuis 30 ans, soit modifiée.

En ce moment, les Villes de Thurso, Saint-André-Avellin et Papineauville disposent de deux voix lors des votes à la table du conseil des maires puisque leur nombre d’habitants dépasse le cap des 4000. Les 21 autres localités du territoire ont chacune un vote en poche.

En vertu du modèle actuel, chaque municipalité dispose d’une voix pour une première tranche de 2 000 habitants ou moins et d’une voix additionnelle pour chaque tranche supplémentaire de 2 000 habitants et plus.

Le ministre des Affaires municipales de l’époque avait approuvé ce système par décret et l’avait diffusé dans la Gazette officielle, le 28 juin 1989.

Vers « l’équité »

La nouvelle formule proposée par la MRC de Papineau suggère que les municipalités comptant entre 0 et 10 000 habitants disposent d’une voix à la table du conseil des maires. Une Ville qui compterait entre 10 001 et 20 000 habitants obtiendrait un deuxième bulletin de vote.

Pour le maire de Lac-Simon, Jean-Paul Descoeurs, cette résolution est un premier pas vers « l’équité ». C’est lui qui porte le dossier de révision du système de votation, depuis janvier dernier.

Lac-Simon, qui compte environ 990 habitants permanents sur son territoire, voit sa population plus que doubler durant la période estivale, à cause des résidents saisonniers. Sa quote-part payée à la MRC, dans le dernier budget, s’élevait pourtant à 209 894 $.

« Selon moi, c’est une injustice que trois municipalités aient deux votes et que la municipalité qui paie la plus grosse quote-part à la MRC ait seulement un vote. On paie plus que Thurso, Saint-André-Avellin et Papineauville. On ne tenait pas compte de nos riverains qui sont ici l’été et qui paient des taxes. C’est leur argent qui sert à payer la quote-part. En ayant un vote pour chaque municipalité, ça devient égal », a commenté M. Descoeurs.

Ce dernier a bon espoir que Québec acceptera de donner son aval à la requête de la MRC de Papineau.

« C’était la formule avant la fusion. Je ne vois pas pourquoi le ministère refuserait de revenir au statu quo », affirme le maire de Lac-Simon.