Le Centre touristique du Lac-Simon fait partie des endroits désignés où une grève pourrait perturber les opérations.

La menace de grève inquiète dans la Petite-Nation

La grève générale illimitée qui frappera dès le 17 juillet certains points de services de la Société des établissements de plein air du Québec (Sépaq), dont le Centre touristique du Lac-Simon, basé dans le nord de la Petite-Nation, suscite l’inquiétude dans la région.

La Sépaq a confirmé avoir reçu vendredi dernier des avis de grève visant son siège social situé à Québec, de même que le Centre touristique du Lac-Simon (Outaouais), le Parc de la Chute-Montmorency (Québec), le Centre touristique du Lac-Kénogami (Saguenay) et le Camping des Voltigeurs (Drummondville). Au total, environ 300 des 2000 travailleurs et membres affiliés au Syndicat de la fonction publique et parapublique du Québec (SFPQ) débrayeront à compter du jeudi 17 juillet, dans ces établissements.

Les gens d’affaires et élus s’inquiètent de la situation, dans le nord de la Petite-Nation, en Outaouais. Le Centre touristique du Lac-Simon représente un rouage économique d’importance pour la portion nord de la MRC de Papineau, particulièrement en haute-saison estivale, fait valoir David Pharand, maire de Duhamel.

« La Sépaq est déjà complète pour l’été et cette année ne fait pas exception. Nos restaurants, nos dépanneurs et nos commerçants gagnent en activité commerciale durant cette période. Pour nous, c’est très important que la grève ne perdure pas. On souhaite que ça puisse se régler rapidement pour ne pas que l’impact soit majeur et pour que les vacances de nos saisonniers et journaliers ne soient pas perturbées par cette grève », a-t-il commenté, lundi.

Les négociations entre la société d’État et le syndicat achoppent sur les termes salariaux de l’entente. Si le conflit de travail devait persister, le débrayage pourrait être élargi à d’autres établissements de la Sépaq, entre autres lors de la période des deux semaines de vacances de la construction, a déjà averti le SFPQ.

Sur son site Web, la Sépaq affirme qu’elle « fera tout en son pouvoir pour conserver l’accessibilité la plus large possible dans les établissements ciblés » si le scénario anticipé survient.

« Dans la mesure où la grève se concrétise, des opérations à effectif réduit risquent d’avoir un impact sur certains services, tels que la restauration, la location d’équipement nautique, les plages et les activités guidées. Une compensation sera appliquée à la facture des usagers advenant que leur séjour soit affecté », peut-on lire dans le message mis en ligne vendredi dernier.