L'école secondaire Louis-Joseph Papineau, à Papineauville

La CSCV demande l’aide de Québec

Afin d’assurer la pérennité de la cafétéria de l’école secondaire Louis-Joseph-Papineau (LJP), à Papineauville, la Commission scolaire au Coeur-des-Vallées (CSCV) demande au ministère de l’Éducation et de l’Enseignement supérieur (MEES) de faire une exception dans son système d’attribution budgétaire afin que l’établissement puisse bénéficier d’une allocation financière en vertu de la mesure 15012 destinée à l’aide alimentaire.

Depuis 2013, c’est la Coopérative de solidarité cafétéria LJP (CSCLJP) qui gère le service alimentaire de l’école de Papineauville. Or, après trois budgets déficitaires consécutifs, le conseil d’administration de la coopérative soutenait en janvier dernier ne plus avoir les reins assez solides financièrement pour garantir l’offre au-delà de l’actuelle année scolaire.

Par voie de résolution, la CSCV vient de faire parvenir une requête à Québec afin que le gouvernement fasse une exception envers l’école LJP dans sa façon d’octroyer des allocations financières pour de l’aide alimentaire. L’indice du seuil de faible revenu (SFR) pour l’école secondaire LJP est établi à 7 sur une échelle de 10, à l’heure actuelle, le nombre 10 étant accordé à un milieu très défavorisé et le nombre 1 étant accordé à un milieu très favorisé. L’indice de milieu socio-économique de l’établissement (IMSE) se chiffre pour sa part à 9. Or, Québec alloue la mesure 15012 à une institution seulement lorsque son indice SFR est établi entre 8 et 10.

La CSCV demande ainsi au gouvernement qu’il prenne compte de l’IMSE plutôt que du SFR pour le cas de Papineauville.

Selon le président de la CSCV, Éric Antoine, le MEES doit tenir compte de la réalité particulière de l’école secondaire LJP qui est entourée à moins de quelques centaines de mètres par des bannières de restauration rapide qui font concurrence avec l’offre de repas proposé à la cafétéria.

«Ce qu’on demande au gouvernement, c’est qu’il reconnaisse qu’il y a des restaurants juste en face de l’école qui font des promotions agressives envers les étudiants. Il y a des affiches sur les portes de ces fast-food qui ciblent précisément nos élèves. On ne peut pas empêcher personne de fréquenter ces restaurants, mais ce qu’on veut favoriser, ce sont les saines habitudes de vie. Si on peut récupérer une partie des jeunes qui profitent de ces promotions-là et les faire dîner à l’école avec des repas qu’on sait équilibrés et sains, tout le monde serait gagnant et la coopérative pourrait être rentable», indique M. Antoine.

Alors que les administrateurs de la coopérative avaient laissé entendre plus tôt cet hiver que le service pourrait être mis à mort dès la fin des classes en juin, Éric Antoine soutient avoir bon espoir qu’une solution sera trouvée. «Nous avons des solutions et on espère annoncer quelque chose bientôt», a-t-il avancé, sans vouloir donner davantage de détails.

Rappelons que la CSCV avait laissé tomber la gestion de la cafétéria de l’école secondaire LJP il y a dix ans avant de remettre celle-ci entre les mains d’un sous-traitant, qui avait lui aussi finalement abandonné le projet après quelques années, faute de profits. Des membres de la communauté et des enseignants ont lancé en 2013 la CSCLJP afin d’assurer la continuité du service auprès du bassin de quelque 500 élèves fréquentant l’école.