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La Banque alimentaire de la Petite-Nation (BAPN) offrira plus de dépannages alimentaires afin de répondre à la hausse des demandes faites par les personnes dans le besoin du territoire qui se font de plus en plus nombreuses avec la pandémie de COVID-19 qui s’étire dans le temps.
La Banque alimentaire de la Petite-Nation (BAPN) offrira plus de dépannages alimentaires afin de répondre à la hausse des demandes faites par les personnes dans le besoin du territoire qui se font de plus en plus nombreuses avec la pandémie de COVID-19 qui s’étire dans le temps.

La Banque alimentaire de la Petite-Nation offre des dépannages supplémentaires

Benoit Sabourin
Benoit Sabourin
Le Droit
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La Banque alimentaire de la Petite-Nation (BAPN) offrira plus de dépannages alimentaires afin de répondre à la hausse des demandes faites par les personnes dans le besoin du territoire qui se font de plus en plus nombreuses avec la pandémie de COVID-19 qui s’étire dans le temps.

Depuis lundi, l’organisme à but non lucratif qui dessert 20 municipalités sur le territoire de la MRC de Papineau a fait passer de trois à quatre le nombre de dépannages alimentaires annuels auxquels peuvent avoir accès les personnes seules et les couples. Les familles avec enfants de moins de 18 ans admissibles à l’aide de la BAPN voient quant à elles leur nombre de dépannages alimentaires annuels passer de quatre à cinq. En plus des dépannages, tous les bénéficiaires qui peuvent avoir accès aux services de l’organisme ont aussi encore le droit à un panier de Noël par an.

Les bénéficiaires de la BAPN peuvent utiliser leur limite de dépannages annuels entre le 1er avril au 31 mars.

Ces changements aux «principes directeurs» de l’organisme seront en vigueur pour une période indéterminée afin de donner un coup de pouce aux familles de la Petite-Nation dans le contexte de la pandémie, confirme la directrice générale de la banque alimentaire, Nathalie Faubert. La mesure sera au moins renouvelée pour la prochaine année de fonctionnement de l’organisme qui s’amorcera à partir du 1er avril, a assuré cette dernière.

«C’est plus difficile pour tout le monde. Le coût du panier d’épicerie a augmenté. Nous avons des gens qui ont perdu leur emploi. On a décidé de changer nos principes directeurs pour une période indéterminée, le temps que l’économie reprenne», explique Mme Faubert.

Si au début de la crise, en mars dernier, le nombre de dépannages mensuels offerts à la BAPN avait doublé, la situation s’était par la suite stabilisée. Cependant, le nombre de demandes a connu une nouvelle hausse dernièrement. Mme Faubert souligne que l’organisme fournit entre 90 et 100 dépannages par mois, en moyenne. Toutefois, la deuxième vague a provoqué une flambée des demandes.

«On pourrait avoir des 80, mais la tendance est vraiment vers les 100 dépannages et plus dernièrement. C’est pourquoi nous nous sommes assis pour trouver une solution afin que les gens puissent manger et ne soient pas pris au cou. Ce qu’on remarque surtout, c’est que les gens qui viennent nous voir, ce sont de nouveaux bénéficiaires qui n’utilisaient pas nos services avant», note la directrice générale de l’organisme. 


« La population de la Petite-Nation est très généreuse. Nous avons reçu beaucoup de dons afin de pouvoir poursuivre notre mission. »
Nathalie Faubert

Un pari qui sera respecté 

Mme Faubert affirme que la nouvelle politique annoncée par son organisme pourra être respectée, même si cela aura un impact certain sur les stocks de nourriture de la BAPN dont les locaux sont situés à Ripon. 

La traditionnelle guignolée organisée en décembre, au profit de la banque alimentaire, a finalement pu avoir lieu, mais sous une autre formule, pandémie oblige. Des bénévoles postés dans les stationnements des épiceries de la Petite-Nation ont pu recueillir des denrées de la part de la population, tout en respectant les mesures sanitaires. Une campagne de dons en argent a également été lancée en ligne. 

Selon Mme Faubert, l’activité a récolté un succès inespéré. Le montant amassé n’a cependant pas encore été dévoilé puisque les sommes recueillies par le biais de la campagne Web n’ont pas été comptabilisées pour le moment.

«La population de la Petite-Nation est très généreuse. Nous avons reçu beaucoup de dons afin de pouvoir poursuivre notre mission. Notre guignolée réinventée nous a permis de regarnir notre entrepôt. Les quatre épiceries Metro du territoire nous aident. Si on voit que ça devient plus difficile de répondre à la demande, on ira cogner aux portes. Ce sera un défi, mais je suis sûre que nous allons réussir à répondre à la demande», lance Mme Faubert.