Le maire de Montebello, Luc Ménard.

Hausse de taxes de 7,9% à Montebello

Le taux de taxes foncières des citoyens de Montebello augmentera finalement de 7,9%. Une hausse moins importante que l'anticipait le maire de la municipalité, Luc Ménard, en novembre dernier. Le premier budget de l'ère Ménard a été adopté, jeudi soir, lors d'une séance extraordinaire du conseil.
Le document, qui se chiffre à 2845917$, prévoit une hausse de la taxe d'eau qui passe désormais de 393$ par propriété à 410$, ainsi qu'une légère augmentation de la taxe pour les matières résiduelles de 2$, laquelle se chiffre maintenant à 155$ par habitation.
Pour une maison unifamiliale de valeur moyenne (160783$), on parle alors d'un compte de taxes qui se chiffre à 3251$, comparativement à 3013$ en 2013.
Château Montebello
Bien que le taux d'imposition par tranche de 100$ d'évaluation passe de 1,8483$ à 1,6704$, Montebello n'échappe cependant pas à la moyenne de la valeur résidentielle qui a bondi de 29% depuis 2013. La municipalité doit également faire face à la baisse du rôle d'évaluation du Château Montebello dont la valeur est passée de 20 millions de dollars à 16 millions$.
«Le Château Montebello a aussi réduit sa consommation d'eau pour 60000$, précise le maire Ménard. Ce sont des revenus de moins que nous avions comptabilisés au départ et que nous n'avons pas.»
Afin de combler le manque à gagner, Montebello effectuera un emprunt à long terme d'environ 200000$ pour des dépenses d'immobilisation. «Si nous n'avions pas la notion d'immobilisation, l'augmentation aurait été beaucoup plus grande», note le magistrat.
Le maire soutient qu'au moins deux mandats seront nécessaires afin de replacer les finances de la municipalité sur les rails. Les coûts liés à la réparation de l'usine de traitement de l'eau ne font d'ailleurs pas partie de ce budget. Le projet pourrait coûter près d'un million de dollars, estime M. Ménard. Québec devrait payer les deux tiers de la facture lorsque le ministère des Affaires municipales aura donné son aval au projet d'appels d'offres. Ces dépenses se retrouveront vraisemblablement au sein du budget 2015.
«On va être serré pour au moins deux mandats. Dans une dizaine d'années, nous devrions avoir un taux de taxation pas mal semblable à tout le monde. J'ai confiance parce que nous allons poser nos axes sur le développement. Notre projet de pôle touristique aidera aussi», indique le maire.
bsabourin@ledroit.com