Les employés de la SÉPAQ, dont les parcs de Plaisance et du Lac-Simon, déclencheront une grève générale le 20 juillet.

Grève à la SÉPAQ: deux parcs de la Petite-Nation dans la liste

Devant l’impasse des négociations avec la Société des établissements de plein air du Québec (Sépaq), le Syndicat de la fonction publique et parapublique du Québec (SFPQ) a annoncé mercredi que la totalité des parcs nationaux de la province sera touchée par une grève générale, à partir du 20 juillet, juste à temps pour le début des vacances de la construction.

Des avis de grève concernant les 23 parcs nationaux du réseau public ont été acheminés au ministre du Travail et à la direction de la Sépaq, a fait savoir le SFPQ, hier. Au total, environ 1500 salariés feront du piquetage au même moment.

En Outaouais, le Parc national de Plaisance s’ajoute donc au Centre touristique du Lac-Simon comme site où il y aura débrayage des employés syndiqués dans les prochaines semaines.

Le SFPQ avait déjà annoncé, vendredi dernier, que cinq points de services de la Sépaq, dont le Centre touristique du Lac-Simon, seraient frappés par une grève générale illimitée, dès le 17 juillet.

Le président régional du SFPQ pour le territoire Laurentides-Lanaudière-Outaouais, Michel Girard, a affirmé au Droit que le déclenchement d’une grève générale dans les parcs nationaux du Québec était devenu nécessaire, rappelant que les dernières offres mises de l’avant par la société d’État étaient considérées « inacceptables » par le comité de négociation du syndicat.

C’est la question salariale qui freine les négociations entre les deux camps, présentement.

« Nos gens sont payés en moyenne entre 13$ et 14$ de l’heure. La Sépaq est arrivée avec une proposition en dessous de 1 % d’augmentation par année, ce qui est vraiment ridicule. C’est un manque de respect flagrant pour les employés », a-t-il affirmé, mercredi.

La balle est maintenant dans le camp des dirigeants de la Sépaq pour en venir à une entente dans les plus brefs délais, a renchéri M. Girard, se disant conscient que les usagers du réseau public de la Sépaq risquent de subir les contrecoups de la grève.

« Est-ce que le but avec cette grève est d’avoir un impact direct sur la clientèle et de tenir les gens en otages ? C’est sûr que c’est non. Le but, c’est de sensibiliser le public à ce que vivent les employés de la Sépaq. Ce sera à l’employeur de voir ce qu’il peut faire pour contrer le manque de personnel. Il reste encore un peu de temps à la Sépaq pour se revirer de bord et revenir s’asseoir pour négocier comme il faut », a-t-il déclaré.

Le SFPQ rappelle que ses membres « se sont prononcés à 94 % pour le déclenchement d’une grève générale au moment opportun ».

Du côté de la Sépaq, on a indiqué, dans un message publié en ligne mercredi, qu’une communication par courriel sera envoyée aux personnes qui ont effectué une réservation dans l’un des 23 parcs nationaux du réseau, afin de les informer de la situation.

« Dans la mesure où l’avis de grève est appliqué, les opérations à effectif réduit risquent d’avoir un impact sur certains services, tels que la restauration, la location d’équipement nautique, les plages et les activités guidées. La liste des services qui seraient affectés par la grève pour chacun de nos établissements sera disponible d’ici le jeudi 11 juillet 2019 », a écrit la société d’État.