François Lambert représenterait le Parti conservateur s’il se lance en politique active.

François Lambert veut défendre les couleurs du PCC

Si l’homme d’affaires François Lambert décide de faire le saut en politique fédérale et de défendre les couleurs du Parti conservateur du Canada (PCC) lors de l’élection du 21 octobre 2019, la circonscription d’Argenteuil-La Petite-Nation sera son premier choix pour briguer l’investiture.

L’entrepreneur a fait cette déclaration lors d’une entrevue accordée au Journal les 2 vallées. Celui qui possède une maison de campagne et des terres à Notre-Dame-de-la-Paix, en Outaouais, a réitéré ses dires lorsque joint par Le Droit, mercredi.

Argenteuil-La Petite-Nation, qui regroupe l’est de Gatineau et une quarantaine de municipalités réparties dans quatre MRC, dont celles de la MRC des Collines-de-l’Outaouais et Papineau, est présentement détenue par le député libéral Stépane Lauzon.

« C’est ma place, j’y habite, je connais chacun des rangs. J’ai passé toute ma jeunesse là et j’y passe encore énormément de temps. C’est évident que ce serait la place idéale pour me présenter. Il y aura toutes sortes de négociations qu’il faudra regarder et la décision finale ne me revient pas, mais si tu me demandes mon choix numéro un aujourd’hui, c’est Argenteuil-La Petite-Nation », affirme M. Lambert.

L’homme d’affaires et conférencier bien connu dans le paysage médiatique québécois évoque depuis déjà quelques mois son intention de lorgner un siège de député à la Chambre des communes sous la bannière conservatrice en vue du prochain scrutin.

Sans confirmer que son idée est officiellement arrêtée, l’ex-dragon laisse désormais planer peu de doute sur sa volonté de se lancer en politique active. « C’est certain que ça m’intéresse. C’est un peu comme quand me lancer en affaires est devenue une idée fixe », affirme-t-il, précisant que sa situation familiale lui permet maintenant d’envisager une carrière politique, ses fils étant aujourd’hui âgés de 15 et 17 ans.

« Si j’y vais, c’est parce que je pense que j’ai la capacité d’aller sur la glace et de marquer des buts. Je ne veux pas rester sur les lignes de côté. Quand je sors un texte ou que je fais une déclaration, ça peut avoir des répercussions importantes, mais je reste un gérant d’estrade. C’est moi qui parle, mais ce ne pas moi qui va faire les changements. J’aimerais mieux parler et agir et c’est pour ça que je me lancerais en politique », ajoute M. Lambert.

Valeurs conservatrices

L’entrepreneur dit avoir déjà échangé durant un peu plus d’une heure en privé avec le chef du PCC, Andrew Sheer. Il a aussi discuté avec les députés conservateurs Gérard Deltell et Alain Rayes. Le principal concerné a d’ailleurs livré un discours économique lors du congrès des conservateurs à Halifax, à la fin août.

S’il a déjà pensé joindre les rangs du Parti libéral du Canada, lui qui a eu des discussions avec Justin Trudeau et l’ancien ministre libéral des Finances du Canada, Bill Morneau, avant la campagne de 2015, cette formation politique ne cadre maintenant plus avec ses valeurs. M. Lambert prône notamment une intervention de l’État au minimum et une gestion différente des finances.

« La réalité, c’est que le gouvernement de Justin Trudeau est un gouvernement NPD en ce moment. Ce n’est pas un gouvernement libéral du tout. Les politiques d’endettement sont hallucinantes. Nous sommes rendus à 19 milliards d’endettement cette année. Alors que nous sommes en plein dans un boom économique, on dépense sans compter. On va se mêler de Transmountain, alors que c’est de juridiction provinciale. C’est un gouvernement dépensier et socialiste et ça ne me rejoint pas du tout », soutient M. Lambert.

Dans l’éventualité où il défendrait la bannière conservatrice et que le PCC devenait le prochain gouvernement à Ottawa, l’ancien dragon voudrait diriger un ministère.

« Si je veux marquer des buts, ça me prend un ministère. Il y a des gens qui vont en politique et qui sont contents d’être députés parce qu’ils voient ça comme une promotion. Moi, être seulement député d’un gouvernement majoritaire, j’aurais échoué. Certains le verraient comme une promotion, pour moi, je me demande ce que je ferais là », indique-t-il, notant au passage qu’il accepterait sans problème son rôle de député de l’opposition si son parti n’est pas élu.