Le réseau d’aires protégées de l’Outaouais couvre actuellement 6,58 % de la superficie de la région, selon les chiffres fournis par le gouvernement.

Feu vert pour le projet «mashkiki»

Tout indique que la réserve de biodiversité de quelque 6000 hectares projetée dans le secteur du lac en Cœur, dans la Petite-Nation, portera le nom de « mashkiki ».

Les élus de la MRC de Papineau ont entériné le toponyme proposé par le ministère du Développement durable, de l’Environnement et de la Lutte aux changements climatiques (MDDELCC). Le terme « mashkiki », qui fait référence à l’histoire et aux racines autochtones de la Petite-Nation, signifie médicament naturel ou plantes médicinales en langue anishnabe. Le nom a été proposé par des acteurs des instances locales et régionales.

Dans les cartons depuis 2012, le projet de réserve de biodiversité projetée situé sur les territoires des municipalités de Montpellier, Mulgrave-et-Derry et Ripon, devrait par ailleurs obtenir un statut officiel en 2018, a confirmé le MDDELCC au Droit. Pour expliquer le délai dans le dossier, le ministère soutient que plusieurs étapes doivent être franchies avant qu’une zone obtienne le sceau d’aire protégée. Québec devait notamment attendre le non-renouvellement des droits miniers existant dans le secteur visé par le projet.

Le porte-parole du MDDELCC, Clément Falardeau, précise que le site visé dispose d’un « grand intérêt écologique ». « Il s’agit d’un projet d’aire protégée dont le territoire a fait l’objet d’une proposition citoyenne appuyée par différents acteurs du milieu dont les élus locaux et régionaux. Ce territoire comporte un grand nombre d’occurrences d’espèces floristiques menacées ou vulnérables, lui conférant un grand intérêt écologique, et est formé de paysages majestueux », a  indiqué M. Falardeau par voie de courriel.

Le réseau d’aires protégées de l’Outaouais couvre actuellement 6,58 % de la superficie de la région, selon les chiffres fournis par le gouvernement. 

Dans la MRC de Papineau, où on retrouve déjà la Réserve écologique de la Forêt-la-Blanche, le pourcentage actuel d’aires protégées est chiffré à 3 % et pourrait atteindre près de 4 % avec la création de la réserve de biodiversité projetée dans les environs du lac en Cœur.