Eau potable: Montebello retourne en appel d'offres

La municipalité de Montebello doit retourner en appel d'offres dans le dossier des travaux de réparation et de sécurisation de son usine d'eau potable.
Les élus ont décidé de résilier le contrat qui liait depuis l'été 2013 la municipalité à la firme Consultants EnviroConseil, après que le ministère des Affaires municipales, des Régions et de l'Occupation du territoire (MAMROT) ait jugé incomplets les documents d'ingénierie préparés par celle-ci.
Le MAMROT a donné le feu vert à la municipalité en février à un projet de réfection de l'usine pouvant se chiffrer à une hauteur maximale de 1250000$. Québec s'engage à débourser 50% de la facture, alors que l'autre partie sera assumée par Montebello.
Les plans et devis réalisés par Consultants EnviroConseil n'ont cependant pas convaincu le ministère, si bien que la Ville doit embaucher une autre firme si elle veut toucher la subvention de 50%. Une séance extraordinaire du conseil aura lieu la semaine prochaine pour lancer un nouvel appel d'offres dans ce dossier, a fait savoir le maire de Montebello, Luc Ménard. «On repart pour aller chercher d'autres ingénieurs et pour que le travail soit cette fois bien fait», a-t-il dit.
M. Ménard soutient que les rénovations à l'usine d'eau potable devraient être malgré tout complétées d'ici l'automne prochain. Quant à la résiliation de contrat, elle n'entraînera pas de coûts de pénalité pour la municipalité, assure-t-il. «Comme les résultats ne sont pas là, on ne devrait pas avoir à payer. Ils (Consultants EnviroConseil) avaient une obligation de rendement à ce niveau et ça n'a pas été rempli. Nous en avons parlé avec les ingénieurs qui s'attendaient à avoir une certaine compensation, mais ils devaient nous donner des devis qui seraient acceptables au niveau ministériel et ce n'est pas le cas.»
Montebello est aux prises avec quantité de problèmes d'eau potable depuis quelques années. À titre d'exemple, les bris survenus sur le réseau en 2012 ont nécessité des dépenses de 394000$. C'est sans compter les avis d'ébullition d'eau qui se comptent par plus d'une dizaine. L'usine, construite en 2009 par Daguä, une entreprise ayant récemment fait faillite, doit subir plusieurs changements. La chambre de contact doit notamment être retravaillée. Les équipements en PVC doivent également être remplacés par du matériel en acier inoxydable, entre autres.