Selon le rapport du coroner, la mort d’Yves Marcotte est accidentelle.

Décès de Yves Marcotte: le coroner conclut à un accident

La mort du motoneigiste Yves Marcotte, dont la dépouille avait été retrouvée le 4 février 2016 à quelques centaines de mètres des berges de la rivière des Outaouais, à Papineauville, est accidentelle.

L’homme de 58 ans est décédé par noyade avec une composante d’hypothermie secondaire après que sa motoneige ait chuté à travers la glace de la rivière des Outaouais, près de l’île Crépeau. C’est ce que conclut la coroner Pascale Boulay dans son rapport d’investigation daté du 4 août 2017 et dont Le Droit a obtenu copie.

Yves Marcotte avait quitté sa résidence de Papineauville le 2 février 2016, vers 11 h, en signifiant à son épouse qu’il partait pour une courte balade en motoneige. Il avait par le fait même indiqué son intention de revenir à la maison vers 12 h 30 puisqu’il prévoyait faire des travaux de menuiserie en après-midi. Sans nouvelles de son mari en fin de journée, l’épouse de M. Marcotte avait alors signalé la disparition de celui-ci à la Sûreté du Québec (SQ).

Après un peu moins de 48 heures à ratisser les environs de la résidence, le sentier de motoneige possiblement emprunté par la victime et la rivière des Outaouais, le casque de la victime avait été repéré flottant dans l’eau de la rivière, à la pointe de l’île Crépeau, dans la matinée du 4 février. C’est un témoin qui participait volontairement aux recherches qui avait remarqué la présence du casque. Le corps de M. Marcotte avait finalement été repêché vers 13 h 11 lors de cette même journée, par des agents de la SQ. La motoneige du quinquagénaire se trouvait dans environ cinq pieds d’eau libre et l’homme s’y trouvait en position assise, souligne la coroner dans son rapport.

« À la lumière des informations colligées par les enquêteurs, M. Marcotte est probablement décédé le 2 février vers 11 h 30 lorsqu’il a circulé en motoneige hors-piste près de l’île Crépeau, et que la glace a cédé sous le poids de la motoneige, l’entraînant dans sa submersion », souligne Me Boulay.

Les analyses toxicologiques effectuées lors de l’autopsie n’ont démontré aucune intoxication, peut-on lire dans le compte-rendu.

« Il s’agit d’un décès accidentel », précise le rapport.

De fait, M. Marcotte était un motoneigiste prudent qui connaissait bien le secteur et qui appliquait les règles de sécurité lorsqu’il partait pour une randonnée.

« Les traces de motoneige indiquent qu’il a cherché à faire demi-tour en passant près de la pointe de l’île Crépeau. Or, l’endroit où son corps a été repêché est un secteur qui peut s’avérer dangereux sur la rivière en raison des courants qui amincissent la glace sans que cela soit perceptible [...] », note Me Boulay.

Dans le but d’assurer une meilleure protection de la vie humaine, la coroner recommandait ainsi à l’Association des motoneigistes de Vallée de la Nation (AMVN), le club de responsable de l’entretien et de la signalisation sur les sentiers de motoneige situés sur le territoire de la municipalité de Papineauville, d’installer « des panneaux sur le sentier de motoneige de Papineauville menant à la Rivière-des-Outaouais pour aviser les motoneigistes du danger associé à l’amincissement non perceptible de la glace près du secteur de l’île Crépeau en raison des courants ».

Tel que demandé, des panneaux de signalisation mettant notamment en garde les motoneigistes du danger de sombrer sous la glace ont été installés avant l’hiver 2017-2018 à proximité de la marina de Papineauville et à la fin du sentier du club balisé de l’association qui se termine à un jet de pierre de l’aréna de Papineauville, a confirmé au Droit le président de l’AMVN, Stéphane Bisson.