Six municipalités de la MRC de Papineau seront mieux outillées pour faire face aux inondations.

De nouveaux outils de prévention contre les inondations dans la MRC de Papineau

Les municipalités de Duhamel, Lac-Simon, Ripon, Saint-André-Avellin, Papineauville et Plaisance, dans la MRC de Papineau, seront bientôt mieux outillées pour faire face aux débordements de la rivière de la Petite-Nation. Un vaste projet chapeauté par le professeur Karem Chokmani de l’Institut national de la recherche scientifique (INRS) est actuellement en branle dans le but de réduire la vulnérabilité aux inondations de ces six localités riveraines.

Les municipalités de Duhamel, Lac-Simon, Ripon, Saint-André-Avellin, Papineauville et Plaisance, dans la MRC de Papineau, seront bientôt mieux outillées pour faire face aux débordements de la rivière de la Petite-Nation. Un vaste projet chapeauté par le professeur Karem Chokmani de l’Institut national de la recherche scientifique (INRS) est actuellement en branle dans le but de réduire la vulnérabilité aux inondations de ces six localités riveraines.

Le projet, initié à la suite des inondations du printemps 2017, a démarré en mai dernier, mais l’Organisme de bassin versant des rivières Rouge, Petite Nation et Saumon (OBVRPNS), qui assure le suivi de la mise en œuvre du Plan directeur de l’eau des bassins versants de ces dernières, devait attendre la confirmation des subventions accordées avant d’en faire l’annonce.

La Fédération canadienne des municipalités injectera ainsi 250 000 $ dans le projet, alors que la contribution de l’INRS se chiffrera à 56 000 $. Les municipalités partenaires débourseront environ 1000 $ pour sa mise en œuvre. 

Concrètement, le chantier scientifique, qui doit s’étaler sur trois années, permettra d’abord d’améliorer la cartographie des zones inondables le long de la rivière de la Petite-Nation en fonction de différents scénarios d’inondations.

Gabriel Chiasson-Poirier, agent de projets pour l’OBVRPNS, parle d’une approche novatrice qui permettra de « prévenir plutôt que guérir ».

« On pourra avoir une délimitation des zones inondables par rapport à différents débits de la rivière Petite-Nation. L’outil permettra par exemple d’identifier quels bâtiments seront inondés et quelle sera la hauteur d’eau affectant ces bâtiments de même que l’identité des routes qui seront coupées par le débordement », explique M. Chiasson-Poirier.

Prédire les inondations

Des modèles de prévisions hydrométéorologiques visant à prédire des jours à l’avance de possibles débordements seront aussi élaborés et mis à la disposition des municipalités. 

« En se basant sur ces prévisions, on va être capable de déterminer les zones qui seront inondées, de trois à six jours d’avance. Depuis la conscientisation des inondations à partir des années 1970, nous étions toujours en mode réactif, c’est-à-dire que nous étions capables de prédire les zones qui seraient inondées pour un débit X, mais nous ne pouvions pas le faire à l’avance. On utilisait ces cartes pour prévenir l’aménagement des bâtiments, mais pas pour les plans d’intervention réactionnels quand il y a la crue », indique le chargé de projet.

Une familiarisation avec ce nouvel outil sera nécessaire croit M. Chiasson-Poirier, mais ce système de prévision qui sera disponible dans les prochains mois devrait s’intégrer dans les habitudes des municipalités au fil des prochaines années.

« On pourra évacuer les gens ou installer les sacs de sable avant l’arrivée de l’inondation. Une des choses vraiment intéressantes que l’outil nous propose, c’est qu’il va nous montrer les zones où il faudra mettre des sacs de sable et combien de sacs de sable qui seront nécessaires pour empêcher l’inondation d’une maison X. C’est à ce point précis », note ce dernier.

En plus de ces différentes mesures mises en place, des règles limnimétriques seront aménagées à différents endroits sur la rivière dans le but de mieux documenter les variations des niveaux d’eau.

Finalement, l’équipe de recherche se penchera sur les conséquences possibles des changements climatiques sur l’augmentation de la fréquence des inondations. 

Des plans de gestion durable des eaux pluviales pour les municipalités partenaires seront aussi réalisés. Ces plans serviront à prévenir certains problèmes causés notamment par l’érosion.