Le député de Huntingdon, Stéphane Billette, le propriétaire du Domaine Mont-Vézeau, Jean-Pierre Foucault, les propriétaires du domaine Ste-Angélique, Geneviève Poulin et Nicholas Carrière et le député de Papineau, Alexandre Iracà, défendent un projet de loi pour rendre accessibles les vins québécois.

Coup de pouce pour les vignobles

Le député de Huntingdon et porte-parole de l'opposition officielle en matière d'Agriculture et de Pêcheries, Stéphane Billette, était de passage à Papineauville, mardi, pour défendre son projet de loi 395 visant à mettre en valeur les vins québécois et à les rendre plus accessibles.
«Les vins québécois ont remporté plus de 200 médailles, dont certaines provenant de concours internationaux, il est donc important de les faire connaître», a affirmé M. Billette au Vignoble Sainte-Angélique alors qu'il était accompagné du député de Papineau, Alexandre Iracà.
Concrètement, le projet de loi propose que la Société des alcools du Québec vende davantage de boissons alcoolisées fabriquées au Québec.
De plus, les vins québécois seraient disponibles dans les épiceries et dans les restaurants Apportez votre vin.
«Actuellement, il est impossible de vendre des vins dans ces établissements, a raconté M. Billette. Pourtant, parfois, au cours d'un repas dans une table champêtre, des clients manquent de boisson et puisque le dépanneur le plus proche est trop loin pour aller en acheter, ils ne peuvent rien faire. Éventuellement, le propriétaire de l'établissement pourrait vendre du vin québécois, ce qui est avantageux pour lui, le consommateur ainsi que le producteur.»
De plus, grâce à ce projet de loi, un permis de distillateur artisanal verrait le jour et la vente de boissons alcoolisées pourrait se faire dans une exposition agricole ou agroalimentaire, dans un marché de producteurs agricoles, dans un marché public, dans une foire ou dans un autre événement public.
Ce projet, déposé en juin dernier, est toujours dans l'attente d'une approbation du gouvernement. Cent propriétaires de vignobles sur 160 au Québec ont signé une lettre pour l'approuver.
«Ce projet cadre très bien avec la politique de souveraineté alimentaire que veut mettre en place le gouvernement», a expliqué M. Billette. «Cependant, une politique ce n'est que des orientations que l'on veut prendre sur une période à long terme alors que le projet de loi c'est du concret, ce sont des actions.»
Pour le propriétaire du Domaine Mont-Vézeau, Jean-Pierre Foucault, ce serait un pas dans la bonne direction. «C'est certain que ça nous aiderait à mieux prévoir notre production et notre expansion», a-t-il mentionné.
Pour le Vignoble Sainte-Angélique, ça ne changerait pas grand-chose, car la production commence seulement la semaine prochaine. «Nous n'avons pas un assez grand volume pour être en mesure de fournir une telle demande, a souligné la propriétaire, Geneviève Poulin. Cependant, pour les grands producteurs ce serait très avantageux.»