Le ministre responsable de l'Outaouais, Mathieu Lacombe

Commission d’enquête sur la gestion des barrages: Lacombe soutient qu’il est trop tôt

Le ministre responsable de l’Outaouais, Mathieu Lacombe, soutient qu’un «post-mortem» devra être fait une fois que toutes les rivières auront retrouvé leur lit. Quant à savoir si la commission d’enquête indépendante sur la régularisation de l’eau et la gestion des barrages dans la région réclamée par la municipalité de Mansfield-et-Pontefract est justifiée, il faudra attendre encore, croit-il.

Interrogé sur la résolution adoptée à l’unanimité mercredi soir par les élus mansfieldiens, M. Lacombe a indiqué qu’il était trop tôt pour se prononcer sur une éventuelle commission d’enquête de cette nature.

Selon M. Lacombe, la régularisation de l’eau et la gestion des barrages représentent une « mécanique complexe » qui demeure « énigmatique ». 

« Oui, on a posé des questions, mais c’était très ‘‘dans les opérations, comment ça fonctionne là maintenant’’. Après, on peut toujours poser des questions ‘‘est-ce qu’on l’a bien fait ?’’, mais quand nous sommes dans le feu de l’action, je pense que l’important c’est la santé et la sécurité des gens et nous nous sommes concentrés là-dessus. Lorsque la situation va revenir à la normale, on pourra poser ce genre de questions », a affirmé le ministre Lacombe lors d’une mêlée de presse avec des journalistes, en marge d’une conférence de presse tenue à Saint-André-Avellin, vendredi matin, laquelle portait sur un tout autre sujet.

Questionné à savoir s’il croyait à la pertinence d’une commission d’enquête spécifique à la gestion des barrages en Outaouais, le ministre est demeuré vague.

« C’est pertinent de faire un post-mortem. Maintenant, quelle forme prendra ce post-mortem-là, je vais laisser ma collègue de la Sécurité publique (Geneviève Guilbault) le définir, mais assurément qu’il y a des questions à se poser, mais de façon plus générale je dirais », a ajouté M. Lacombe.