Le président de la CSCV, Éric Antoine

Budget de 82,6 M$ pour la CSCV

La Commission scolaire au Coeur-des-Vallées a adopté, mercredi, un budget équilibré 2018-2019 de 82,6 millions de dollars.

Il s’agit du premier budget de la CSCV depuis la réforme du système de taxation scolaire au Québec. Le taux de taxes de la CSCV pour l’année à venir se chiffre d’ailleurs à 0,13 $ par tranche de 100 $ d’évaluation foncière, ce qui représente une facture de 239,65 $ pour une résidence évaluée à 200 000 $. 

La commission scolaire récupérera 5,4 millions de dollars en perception de taxes en 2018-2019. L’an dernier, ce sont 15,5 millions $ qui avaient été engrangés par la CSCV par le biais de la taxe scolaire. La subvention d’équilibre mise en place par Québec permettra d’éponger la différence de revenus.

Si le président de la CSCV, Éric Antoine, parle somme toute d’un bon budget, il soutient qu’il demeure difficile de se réjouir complètement de la situation.   La saisie par Québec de 100 % des surplus engrangés par la CSCV grâce à sa gestion efficace du transport scolaire sur son territoire est encore difficile à digérer, soutient M. Antoine. Ce bas de laine de 800 000 $ a été récupéré en entier par le gouvernement provincial. 

« Il faut faire des pieds et des mains pour venir à bout de présenter un budget équilibré toutes les années. [...] On a souffert des compressions et on en souffre encore », affirme M. Antoine.

Ce dernier rappelle que son organisation a dû encaisser des compressions de 3,8 millions de dollars depuis 2010. Le gouvernement a finalement réinjecté 3,2 millions dollars depuis, mais par l’entremise de mesures ciblées. Le budget 2018-2019 de la CSCV prévoit d’ailleurs des réinvestissements ciblés de 1,3 million de dollars pour l’année à venir.

« On a coupé, on a réinvesti avec des mesures ciblées. Si c’était ça le but du gouvernement, d’avoir plus de mesures ciblées pour mieux contrôler les commissions scolaires, ils auraient pu juste le faire il y a six ou sept ans et nous sauver tout le trouble tout en ne mettant pas à risque le développement de nos élèves. Je trouve ça incohérent comme approche », a déclaré à ce sujet le vice-président de la CSCV, Sylvain Tremblay.