Le président de la CSCV, Éric Antoine, mentionne d’ailleurs que le maintien de la cafétéria pour la polyvalente de Papineauville doit être une priorité.

Avenir incertain pour la cafétéria de l'école secondaire Louis-Joseph-Papineau

L’avenir de la cafétéria de l’école secondaire Louis-Joseph-Papineau (LJP), à Papineauville, est en péril.

La Coopérative de solidarité cafétéria LJP (CSCLJP), responsable du service alimentaire de l’établissement, soutient ne plus avoir les reins assez solides financièrement pour poursuivre le projet au-delà de l’année scolaire en cours. La clé pourrait être mise sous la porte dès la fin des classes en juin, mettent en garde les administrateurs de la coopérative.

«Notre coussin est à sec. Nous sommes dans l’incertitude. On risque d’abandonner le projet l’an prochain si ça reste comme ça», affirme le président de la CSCLJP, Luc Galarneau.

La Commission scolaire au Coeur-des-Vallées (CSCV) a laissé tomber la gestion de la cafétéria de l’école secondaire LJP il y a 10 ans avant de remettre celle-ci entre les mains d’un sous-traitant, qui a lui aussi finalement abandonné le navire après quelques années, faute de profits. C’est alors que des membres de la communauté et des enseignants ont lancé en 2013 la coopérative afin d’assurer la continuité du service auprès de la clientèle de quelque 500 élèves.

Après avoir bénéficié de subventions durant ses premières années d’opération, la CSCLJP a perdu cette année son éligibilité au soutien gouvernemental en lien avec l’indice socio-économique de l’établissement scolaire qui n’est plus considéré comme faible. La coopérative vient d’essuyer trois budgets déficitaires de suite, souligne M. Galarneau, qui précise que le plus récent gouffre d’environ 20 000$ a pu être absorbé grâce à des collectes de fonds et du travail bénévole. Selon les prévisions actuelles, il ne restera que 1000$ en banque à la fin de l’année scolaire 2017-2018. La coopérative mise sur un chiffre d’affaires d’environ 100 000$ afin d’acheter ses aliments et de payer les salaires de ses trois employés de même que les primes d’assurances obligatoires reliées au service.

«En plus du manque de subventions, nous avons une forte compétition avec les McDonald’s, Subway et Tim Hortons qui se trouvent à moins de 200 mètres de l’école. Si sur 500 élèves, on en a un tiers qui mange ici, un tiers qui mange de l’autre côté de la rue et un tiers qui mange leur lunch, nous ne sommes pas capables d’être rentables», fait-il valoir.

M. Galarneau insiste notamment sur le fait que la cafétéria permet d’offrir un contrepoids en matière nutritive à ce qui est proposé dans les chaînes de restauration rapides situées autour de l’école. En moyenne, 60 repas santé et économiques sont servis quotidiennement par le biais de la cuisine de l’établissement, dit-il.

Selon lui, la solution passe par une aide récurrente de la part de Québec pour le maintien du service. Des administrateurs de la CSCLJP ont notamment lancé un cri du coeur aux maires de la MRC de Papineau, en milieu de semaine, afin de demander leur support pour forcer le provincial à revoir ses critères en matière de subvention pour ce genre de projet. La situation a également été portée aux oreilles des gestionnaires de la CSCV.

Le président de la CSCV, Éric Antoine, mentionne d’ailleurs que le maintien de la cafétéria pour la polyvalente de Papineauville doit être une priorité.