« Il y avait un nuage noir au-dessus de nos têtes dans les dernières années, mais là il s’est dissipé.» se réjouit Martin Deschênes.

2,5 millions $ pour la nouvelle usine d’eau potable de Montebello

L’octroi par Québec d’une somme de 2,5 millions $ pour la nouvelle usine d’eau potable de Montebello, en service depuis mai dernier, fait dire au maire Martin Deschênes que c’est le début d’une nouvelle ère pour la municipalité.

« Il y avait un nuage noir au-dessus de nos têtes dans les dernières années, mais là il s’est dissipé. Un chapitre vient de se terminer », dit-il.

M. Deschênes fait référence à l’ancienne usine construite en 2008 et qui a été la source d’une série de problèmes d’approvisionnement en eau potable depuis six ans pour les résidents et les commerçants de la municipalité de 1000 âmes.

La nouvelle usine a été inaugurée vendredi en marge de l’annonce de la subvention provenant du Programme d’infrastructures Québec-Municipalités (PIQM) par le député de Papineau, Alexandre Iracà, qui a qualifié le tout « d’excellente nouvelle pour Montebello et la région de l’Outaouais ».

Le coût global des installations se chiffre, rappelons-le, à près de 4 millions $. La municipalité et le fédéral ont assumé le reste de la facture.

« Depuis 2012, on avait déjà à notre actif plusieurs avis d’ébullition et il y a eu un bris à l’usine. On a donc dû convaincre le gouvernement que l’usine avait besoin d’être rénovée, mais quand on a vite réalisé que c’était impossible à faire, alors on a dû les convaincre d’avoir une nouvelle usine. Même si elle a été construite en 2008, elle était déjà désuète. Ç’a été un long processus, mais quand le gouvernement a enfin ouvert ses oreilles, on a réussi à aller de l’avant. C’est maintenant derrière nous, on peut regarder vers l’avenir », note Martin Deschênes.

Au cours des dernières années, Montebello avait dû injecter plus de 600 000 $ pour des travaux de réparation à l’usine située sur la Côte Angèle. De fréquents bris étaient observés aux installations érigées par la firme Daguä, qui a depuis déclaré faillite.

« Il s’agissait d’une nouvelle compagnie, qui à l’époque avait été endossée par le gouvernement et les ingénieurs, mais il s’est avéré qu’il s’agissait d’une technologie complètement inadéquate pour nos besoins. L’usine se dégradait d’année en année, jusqu’à ce qu’on réalise que c’était un trou sans fond. Tout a été refait, à l’exception des quatre murs et du toit. Cette fois, on a opté pour une technologie simple et sécuritaire, avec une entreprise ayant une bonne renommée », affirme le maire Deschênes.

Il croit que ces nouvelles infrastructures élimineront une bonne part de stress et d’inquiétudes pour les contribuables, qui craignaient constamment d’être privés d’eau courante.

« On a beaucoup entendu parler du Château Montebello [qui consomme plus de 50 % de l’eau de la municipalité et avait entamé une poursuite de deux millions $ en raison de la problématique], pour qui il s’agissait d’un énorme risque. Mais le reste des commerçants et des résidents se trouvaient exactement dans la même situation. C’est la totalité de la population qui était prise en otage avec l’usine qui pouvait lâcher n’importe quand », dit-il.

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PLUS D'UN DEMI-MILLION $ POUR DEUX ÉGLISES DE LA PETITE-NATION

Une aide financière totalisant 550 000$ a été accordée vendredi par le gouvernement du Québec pour deux projets distincts de conservation du patrimoine religieux en Outaouais. 

Le député de Papineau Alexandre Iracà a annoncé des investissements de 363 000$ pour des travaux de rénovation à la paroisse de Notre-Dame-de-Bonsecours à Montebello ainsi que de 187 000$ à la paroisse Sainte-Angélique à Papineauville. 

Dans le premier cas, la subvention servira à consolider la structure de l’église, alors que dans le second cas, l’aide financière servira à la restauration de la maçonnerie et de la fenestration de l’église. 

La somme consentie fait partie de l’enveloppe 2018-2019 du programme d’aide à la restauration du patrimoine culturel à caractère religieux récemment annoncée par la ministre de la Culture et des Communications Marie Montpetit. 

Le programme d’aide permet de financer jusqu’à 80 % des coûts des projets de restauration.