Petite-Nation

Ripon perd son guichet automatique

Un mouvement de contestation s’organise à Ripon à la suite de la décision de la Caisse Desjardins de la Petite-Nation de fermer le guichet automatique du village.

L’appareil électronique en question est hors service depuis qu’un automobiliste a accidentellement embouti une partie de la façade de l’édifice de la Coopérative de solidarité Place du marché de la Petite-Nation, le 13 octobre dernier.

Or, la municipalité de Ripon a annoncé, mardi, par le biais de sa page Facebook, être « contrainte » d’annoncer que la Caisse Desjardins de la Petite-Nation avait finalement pris la décision unilatéralement de mettre la clé sous la porte du guichet et par le fait même de ne pas rouvrir l’endroit. 

Depuis la publication, de nombreux internautes manifestent leur colère face à cette décision. Marthe Lemery, une résidente de Ripon, a lancé mercredi une pétition en ligne afin de forcer la main à l’institution financière pour qu’elle revoie sa décision. La requête accessible sur le site change.org avait recueilli plus de 200 signatures, en fin de journée hier.

Mme Lemery invoque notamment dans la pétition que « les populations de Ripon, Montpellier et Saint-Sixte n’ont aucun autre accès à des services bancaires physiques dans leurs communautés » et que « ces municipalités ont des populations vieillissantes, qui contrairement aux jeunes, redoutent les transactions en ligne ». 

Le document précise également qu’Internet ne rejoint pas l’ensemble du territoire et que le service est souvent déficient. 

Le guichet représente aussi un outil indispensable pour l’économie locale puisque les commerçants qui font des affaires au Marché public n’ont pas les équipements nécessaires pour prendre les cartes de crédit et débit, plaident les signataires du document. 

« Depuis que l’ère est à la rentabilisation et au regroupement, on se fait enlever des services de proximité. Il y avait une caisse avant à Montpellier et on l’a fermé. Aujourd’hui, c’est le guichet de Ripon. Si on suit toujours le seul principe de rentabilité, on pourrait nous arriver bientôt en annonçant la fermeture du guichet à Montebello ou de la succursale de Papineauville. On n’accepte pas la décision et on va essayer de faire tout ce qu’on peut pour essayer d’infléchir les dirigeants de la Caisse », clame Mme Lemery.

Pas de réouverture probable

Du côté de Desjardins, le conseil d’administration de l’institution ne fera pas marche arrière. Le directeur général de la Caisse Desjardins de la Petite-Nation, Roger Lafrenière, affirme que l’avenir du guichet de Ripon était déjà sous analyse avant l’incident survenu en octobre dernier. 

M. Lafrenière souligne qu’une diminution d’achalandage de 38 % a été observée auprès du guichet depuis que celui-ci a été installé en 2011 au sein du bâtiment de la Coopérative de solidarité Place du marché de la Petite-Nation. 

C’est l’ensemble du parc de guichets de Desjardins qui doit être revu à court terme pour faire face à l’évolution technologique et au changement de comportement des clients qui font de plus en plus leurs transactions par Internet, explique le directeur de la Caisse Desjardins de la Petite-Nation.

« On a fait une analyse approfondie de nos transactions et la décision a été mûrement réfléchie. Considérant la baisse d’achalandage continuelle et les coûts rattachés à l’implantation d’un guichet plus moderne à Ripon, on a dû se positionner et prendre la meilleure décision pour l’ensemble de nos 12 000 membres », a mentionné au Droit M. Lafrenière.

Aucune autre fermeture n’est envisagée présentement pour les autres points de services de l’établissement, assure le directeur. 

Petite-Nation

Plus de 5000 foyers seront branchés

Le réseau d’Internet haute vitesse pourra être étendu à un peu plus de 5000 foyers de l’Outaouais rural au cours des prochaines années alors que le député fédéral d’Argenteuil-La Petite-Nation, Stéphane Lauzon, et le député provincial de la circonscription de Papineau, Alexandre Iracà, ont annoncé lundi des investissements à parts égales totalisant un peu plus de huit millions de dollars afin de brancher 16 centres villageois de la région au numérique.

Les investissements annoncés hier à Montpellier s’inscrivent dans le cadre de l’appel de projets du programme Québec branché et du programme fédéral Brancher pour innover. Au final, ce seront 11,6 millions qui seront injectés pour permettre à 14 municipalités de la MRC de Papineau d’avoir un accès à Internet haute vitesse. Québec et Ottawa assumeront 8 millions de la facture alors que la MRC de Papineau décaissera les autres 3,5 millions $ nécessaires pour la réalisation du projet qui prévoit également l’installation future de tours de télécommunications pour cellulaire. L’échéancier prévu par le gouvernement régional pour compléter le branchement des quelque 4900 foyers ciblés dans la Petite-Nation est de quatre ans.

« Grâce à des investissements du gouvernement du Canada et du gouvernement du Québec, cette région pourra réaliser enfin son plein potentiel en devenant l’une des plus novatrices et des plus prospères au pays. Les gens la région auront bientôt accès au même service Internet haute vitesse que les habitants des grandes villes », a déclaré le député fédéral d’Argenteuil-La Petite-Nation, Stéphane Lauzon, lors de la conférence de presse.

« Ce ne sera plus nécessaire de s’établir ailleurs pour lancer soit une entreprise, pour acquérir de nouvelles connaissances ou pour développer des marchés, vendre des produits et surtout pour travailler à partir de la maison. Tout cela pourra se faire ici même », a ajouté M. Lauzon.

Le maire de Montpellier et président du comité des communications à la MRC de Papineau, Stéphane Séguin, a indiqué hier que l’arrivée d’un service haute vitesse de qualité dans des secteurs mal desservis jusqu’ici servira d’incitatif pour le développement de la région.

« Ça va nous aider pour le développement économique et récréotouristique du nord de la Petite-Nation. On va pouvoir dire aux gens qu’on a Internet haute vitesse et qu’on a le réseau cellulaire. C’est une excellente nouvelle pour toute la MRC », a-t-il dit.

À noter qu’un second projet a aussi été annoncé afin de permettre aux secteurs Glen-Almond et de Neilon de la municipalité de L’Ange-Gardien, dans la MRC des Collines-de-l’Outaouais, d’être desservis par la technologie numérique. C’est Bell Canada qui déboursera le plus gros de la facture de ce deuxième projet. L’entreprise paiera 576 471 $ pour brancher à la haute vitesse près de 200 foyers situés dans ces deux quartiers.

Ces deux projets font partie des 82 sélectionnées dans le cadre de l’appel du programme Québec branché.  Au total, 246 demandes ont été logées aux quatre coins de la Belle Province, a souligné lundi Alexandre Iracà.

Petite-Nation

Compostage : encore de la sensibilisation à faire

Ce sont 148,32 tonnes de matières putrescibles qui ont été détournées de l’enfouissement lors de la première année d’opération du service de collecte du compost à Papineauville, ce qui représente 12 % des matières résiduelles produites par l’ensemble des résidents de l’endroit.

C’est ce qui ressort du bilan des 12 premiers mois de collecte de compost de l’administration de Papineauville dévoilé plus tôt cette semaine.

La moyenne mensuelle de matières compostées est de 12,36 tonnes et le taux de participation observé sur l’intervalle du dernier mois est de 53 %, révèle le rapport. La quantité d’ordures générées correspond donc encore à plus de 60 % des matières collectées par les services municipaux.

Le maire de Papineauville, Christian Beauchamp, admet qu’il reste du travail à faire pour améliorer la participation citoyenne. Celui-ci soutient cependant que les cibles ont été atteintes pour la première année.

« Nous sommes satisfaits des chiffres. C’était pas mal l’objectif qu’on s’était fixé. Maintenant qu’on entame la deuxième année du service, on va commencer à serrer un peu plus la vis avec la réglementation », affirme le premier magistrat.

Ce dernier soutient qu’un plan de communication sera notamment mis en branle à compter de janvier. Une campagne de sensibilisation plus massive sera déployée sur l’ensemble du territoire. Cette mesure s’ajoutera à la collecte d’ordures qui est faite aux quatre semaines depuis janvier 2017. Papineauville compte également sur un écocentre depuis septembre dernier.

La municipalité entend maintenant réduire dès 2018 d’environ 20 tonnes la quantité d’ordures produites, en haussant de 10 tonnes chacun le recyclage et le compost.

En vertu de la réglementation municipale, les citoyens de Papineauville ont l’obligation de composter. Ce sont près de 1000 bacs bruns qui ont été livrés par la municipalité en septembre et octobre 2016 afin de permettre la cueillette des matières putrescibles.

Rappelons que la collecte de compost a été implantée à l’automne 2016 à Papineauville et Lochaber-Canton. À trois ans de l’entrée en vigueur de la nouvelle politique provinciale qui interdira d’envoyer à l’enfouissement toute matière organique putrescible, ces deux localités, qui sont liées par une entente intermunicipale pour la gestion de leurs matières résiduelles, sont encore à ce jour les seules dans la MRC de Papineau à offrir le service en question.

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Des tours d’habitation à Thurso ?

Le visage du centre-ville de Thurso pourrait changer de fond en comble d’ici les prochaines années alors que la municipalité planche actuellement sur une refonte de son règlement d’urbanisme afin de permettre la construction de tours d’habitation de 10 à 12 étages.

Le maire de Thurso, Benoît Lauzon, soutient que la démarche s’inscrit dans la volonté du conseil de densifier le noyau urbain de la municipalité. Présentement, la réglementation permet la construction d’édifices à trois étages maximum.

La fermeture au fil des ans d’entreprises au centre-ville de Thurso qui ont pu convertir leur immeuble en édifice à logements, avec l’aval des conseils précédents, a rendu la tâche ardue pour attirer des nouveaux entrepreneurs dans le secteur, explique M. Lauzon. 

« On veut se donner cette opportunité avec des tours de bâtir un centre-ville avec du commercial et des bureaux d’affaires au premier étage et des condos à partir du deuxième étage en montant, ce qui va nous permettre de densifier le logement au centre-ville. On sait que Thurso n’est pas immense au niveau de la superficie de son territoire donc il faut bien gérer », note le premier magistrat.

Avec le boom démographique qu’a connu Thurso ces dernières années, la demande pour une plus large desserte commerciale a augmenté, fait valoir M. Lauzon, qui précise que ce sont près de 400 nouvelles portes qui ont été construites sur le territoire depuis quatre ans. La population oscille aujourd’hui autour de 3000 personnes à Thurso.

« Le centre-ville, c’est important d’y penser présentement et de prendre les bonnes décisions pour s’assurer d’avoir la municipalité qu’on souhaite avoir dans 25 ans. Notre population grandit et la demande pour l’offre commerciale est en hausse. Il y a des gens d’affaires qui commencent à regarder de notre côté pour venir s’installer chez nous. Avec la route touristique qui s’en vient et le traversier qui nous amène beaucoup de gens de l’Ontario, on veut bâtir un centre-ville attractif », affirme ce dernier.

Les fins détails de la nouvelle réglementation devraient être connus au printemps prochain. Le conseil municipal devra ensuite se pencher sur la proposition du service d’urbanisme. Le quadrilatère ciblé par le projet de refonte est situé entre la voie ferrée et les rues Bourget et Fraser.

Petite-Nation

La construction débute à Saint-Sixte

Plus de deux ans après le brasier qui a rasé l’église centenaire du village, la petite communauté de Saint-Sixte, dans la Petite-Nation, devrait avoir accès à un nouveau lieu de culte à temps pour la célébration de la messe de minuit du 25 décembre.

Les travaux de construction de la nouvelle chapelle de Saint-Sixte ont commencé lundi matin sur le terrain qui abritait l’ancienne église, aux abords de la rue Principale. Des travailleurs bravaient le froid et s’affairaient au montage de la charpente du bâtiment lorsque Le Droit s’est arrêté sur les lieux, un peu avant 11 h.

D’envergure plus modeste que l’ancien bâtiment construit entre 1886 et 1895, le nouvel édifice, moins énergivore, fera 24 par 40 pieds et pourra accueillir environ 70 personnes lors des différents événements organisés sur place. Depuis l’incendie survenu en juillet 2015, les cérémonies et réceptions des villageois se déroulaient à la salle municipale. 

« Ç’a été assez ardu avant d’en arriver là, mais nous sommes très contents du dénouement, s’est exclamé hier matin le maire de Saint-Sixte et membre du comité de reconstruction de l’église, André Bélisle. Pour nous, c’était primordial de recréer un centre du village. Nous sommes heureux de redonner un élément rassembleur à la population. Cet incendie nous a affectés énormément. »

Petite-Nation

Augmentation de 7,8 % au budget de la MRC Papineau

Le nouveau conseil des maires de la MRC de Papineau a adopté plus tôt cette semaine un budget de 5 495 758 $ pour l’année 2018, ce qui se traduira par une hausse de 2,9 % de la quote-part des 24 municipalités du territoire.

Le budget du gouvernement régional augmente ainsi de 7,8 % en comparaison avec 2017. Cette augmentation s’explique en partie par l’octroi supplémentaire de subventions par Québec. Les enveloppes pour le Fonds de développement des territoires et pour le Programme RénoRégion ont notamment été bonifiées.

La quote-part exigée des 24 localités, qui représente 34 % des revenus de la MRC de Papineau, totalisera pour sa part 1 841 690 $, en 2018. Il s’agit d’un montant supplémentaire de 43 000 $ qui servira au financement des services régionaux, si on compare avec 2017.

Lac-Simon est l’une des municipalités qui voit sa facture gonfler, alors que sa quote-part passe de 183 675 $ à 200 976 $. À l’inverse, la contribution de Saint-André-Avellin est légèrement à la baisse à 187 089 $, en comparaison avec 2017 où elle se chiffrait à 196 037 $.

Tout compte fait, ce sont 886 672 $ qu’injecteront directement sur le territoire la MRC et ses partenaires en 2018. La plus grande partie de ces sommes viendra du ministère de la Culture et des Communications et du ministère de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation du Québec, avec qui la MRC a conclu des ententes pour l’année à venir. 

Déjà en hausse en 2017, le portefeuille de la sécurité publique augmentera d’environ 90 000 $ pour atteindre 719 300 $. L’autre poste budgétaire qui connaît aussi une croissance est celui dédié au transport, lequel passe de 682 200 $ à 732 090 $. Les dépenses en loisirs et culture bondissent légèrement de 210 350 $ à 242 680 $. Au niveau de l’administration générale, le budget prévoit des dépenses de 905 425 $, ce qui représente une hausse d’un peu moins de 20 000 $ par rapport à cette année.

Fait à noter, pour mousser le développement économique dans la MRC, c’est un bas de laine de 1,2 million de dollars qui sera mis à la disposition des entrepreneurs, sous forme de prêts. Cet argent viendra du Fonds local d’investissement et des Fonds locaux de solidarité. Depuis l’abolition en 2015 du CLD de Papineau, c’est le gouvernement régional qui est responsable du développement économique sur son territoire.

C’est en janvier que la MRC de Papineau doit cibler ses priorités et adopter son plan d’action pour l’année 2018.

Petite-Nation

MRC Papineau: le maire de Thurso devient préfet

Le maire de Thurso, Benoît Lauzon, est le nouveau préfet de la MRC de Papineau.

M. Lauzon succède ainsi à Paulette Lalande à la tête du gouvernement régional. L’ancienne mairesse de Plaisance occupait le poste de préfète de la Municipalité régionale de comté depuis 2002. 

Benoît Lauzon affrontait lors du vote, hier soir, le maire de Montpellier, Stéphane Séguin. Au terme d’un huis clos d’un peu plus de 30 minutes, les élus du gouvernement régional ont finalement accordé leur confiance à la majorité absolue au premier magistrat de Thurso qui a promis d’être un préfet « rassembleur ».

« Je vais être là pour aider mes collègues à faire avancer les dossiers et à défendre les intérêts de la MRC de Papineau. Je me suis présenté ici pour faire avancer les dossiers, autant à Québec qu’à Ottawa. Que ce soit le développement agricole, la villégiature, le tourisme ou la culture à Saint-André-Avellin, on va travailler avec les forces sur notre territoire et les exploiter. Papineau va se développer », a indiqué M. Lauzon, après son élection.

Ce dernier s’était présenté contre Paulette Lalande pour le poste de préfet il y a deux ans et avait essuyé un revers. Il avait alors annoncé qu’il ne briguerait pas de nouveau ce siège en 2017 s’il été réélu maire de Thurso.

M. Lauzon dit avoir reçu plusieurs appels d’élus et de personnes de la communauté d’affaires au cours du dernier mois afin qu’il se présente pour le poste. Ce sont ces coups de téléphone qui lui ont fait changer d’avis. 

Il entend d’ailleurs faire le pont entre les gens d’affaires de la région et le gouvernement régional au cours de son mandat.

« C’est important de rapprocher les gens d’affaires vers la MRC de Papineau. Je veux travailler avec les partenaires, que ce soit la SADC ou la Chambre de commerce. Les gens d’affaires, c’est le poumon de notre MRC et je veux faire le rapprochement avec eux. On doit bâtir quelque chose de solide au niveau du développement économique si on veut continuer d’avancer », a-t-il dit.

M. Lauzon prévoit briguer au maximum deux mandats, a-t-il laissé entendre, mercredi soir. Un mandat comme préfet est d’une durée de deux ans. 

Petite-Nation

L’histoire des Riponnais sur 1200 pages

Les résidents de Ripon, les amateurs de généalogie et les autres curieux souhaitant découvrir l’histoire des ancêtres de cette communauté du nord de la Petite-Nation ont maintenant accès à la nouvelle édition du Registre des baptêmes, mariages et sépultures de la paroisse Saint-Casimir de Ripon, une brique de 1200 pages couvrant la période de 1866 à 2017.

Le volumineux document vient d’être publié par le Comité du patrimoine de Ripon (CPR) et la Société généalogique de l’Outaouais au terme de huit années de travail de recherche bénévole.

Cette nouvelle mouture du registre, qui a également été informatisée et jetée sur disque compact, collige toutes les données mises à jour de la paroisse, dont l’impressionnante quantité d’archives qui avait été recueillie par Yvette Thériault-Séguin au fil des ans. Cette « pionnière » du patrimoine de Ripon, décédée en septembre 2015, avait travaillé en 1984, avec sa mère, au lancement du premier registre de la paroisse.

Selon le président de la CPR, Claude Larouche, c’est un véritable « travail de moine » qui a été effectué par le personnel de bénévoles depuis 2010 pour permettre une mise à jour du livre aussi complète.

« Tout a été recensé depuis la fondation de la paroisse en 1866 jusqu’à aujourd’hui. C’est vraiment très à jour. Avec les mariages qui ne sont plus nécessairement tous célébrés à l’église, il y avait une complexité parce qu’on a dû concilier ce qui était dans les registres de la paroisse de Ripon avec les données du gouvernement du Québec. On parle de vérifications méticuleuses qui ont dû être faites. Je n’ai que des louanges à faire pour les gens qui ont travaillé sur le projet », dit-il, ajoutant que Saint-Casimir-de-Ripon est probablement la première paroisse de la Petite-Nation à posséder un tel registre informatisé.

Les personnes intéressées à se procurer une copie CD du document ou sa version papier peuvent le faire par le biais de la bibliothèque de Ripon. 

Le CD se vend 10 $ alors que la version papier du registre est disponible sur commande pour la somme de 75 $. 

Il est aussi possible de se procurer des exemplaires en se rendant chez l’éditeur, directement à la SGO, à Gatineau.

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Mairie de Saint-André-Avellin: les employés seront relocalisés

Le personnel administratif de la municipalité de Saint-André-Avellin devra être relocalisé, au cours des prochains jours, en raison de problèmes de qualité de l’air affectant l’édifice de la mairie.

Par voie de communiqué, la municipalité a fait savoir mercredi qu’une évalution récente de l’immeuble avait été effectuée par une équipe médico-environnementale du Centre intégré de santé et de services sociaux. Les conclusions de l’étude, révélées en début de semaine, ont démontré que « la qualité de l’air est dommageable pour la santé du personnel travaillant à la mairie ».

Qui plus est, la municipalité affirme que des réparations majeures devront être apportées immédiatement au bâtiment afin que le personnel puisse continuer à y travailler.

Le maire de Saint-André-Avellin, Jean-René Carrière, précise que l’évaluation en question a été réalisée peu de temps avant les élections du 5 novembre dernier. Au moins six employés sur huit se seraient plaints de nausées, de fatigue, de larmoiements et de picotements depuis qu’ils travaillent au sein de l’établissement, selon M. Carrière.

Une étude réalisée en 2015 pour faire le diagnostic du bâtiment avait déjà démontré que la toiture de la mairie devait notamment être refaite puisque des infiltrations d’eau importantes avaient été observées, rappelle le premier magistrat.   

« Il n’y a rien qui a été fait depuis 2015 donc vous pouvez figurer facilement que le problème a perduré. Il y a un problème de moisissures et de champignons à l’intérieur. Nous avons des systèmes qui ne sont plus fonctionnels, comme par exemple le système d’aération. Tout ça mis en ensemble fait en sorte que l’air ambiant à l’intérieur est nocif pour le personnel », a indiqué M. Carrière, mercredi.

Pour l’instant, les employés de l’édifice ont le choix de demeurer à la maison, de travailler des demies-journées ou de porter un masque lorsqu’ils sont en fonction. La municipalité devrait rapidement déménager ses bureaux dans des locaux situés au 3, rue Principale, en attendant une solution à long terme. Certains services aux citoyens pourraient être affectés durant le processus de relocalisation, a laissé entendre M. Carrière.

« On est un peu en mode urgence. Nous avons déjà un local en vue. Si tout va bien, ça devrait se faire en l’espace d’une semaine, mais il faut prévoir que des services pourraient être interrompus incessamment sur une courte durée. »

Le maire de Saint-André-Avellin affirme que le nouveau conseil municipal fraîchement élu devra maintenant se pencher dès que possible sur le dossier de la mairie qui pourrait devoir passer par une nouvelle construction.

« Les études de rénovations démontrent [des dépenses de] 2,2 millions de dollars, et ça c’est seulement pour des rénovations. Avec ça, on se retrouve avec le même type de bâtiment à deux étages, sans accès aux personnes à mobilité réduite. La caserne d’incendie est rendue désuète. Tout ça est sur la table à dessin et on se retrouve devant le fait accompli. Il faut qu’on bouge rapidement », a mentionné le maire.

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L’église Notre-Dame-des-Neiges est vendue

Un peu moins d’un an après sa mise en marché, l’église Notre-Dame-des-Neiges, dans le secteur de Masson-Angers, vient de trouver preneur.

Le lieu de culte de même que l’ancien presbytère affilié à l’église de la rue Donat-Saint-Amour, lequel abritait la maison Béthel, ont été vendus, confirme le père Albert Gosselin, président par intérim du conseil de fabrique de la Paroisse Notre-Dame-des-Neiges. Au moment d’écrire ces lignes, le transfert de propriété n’était cependant toujours pas inscrit au Registre foncier du Québec.

L’immeuble ecclésiastique du « Vieux-Masson » avait été mis à vendre au coût de 529 000 $ au début 2017, par le groupe immobilier CCI. 

Le père Gosselin n’a pas voulu préciser le coût de la transaction, mais soutient que les sommes engrangées grâce à la vente des édifices permettront de rembourser la dette d’environ 80 000 $ que la paroisse a contractée auprès de l’Archidiocèse de Gatineau. 

Depuis environ un an, ce dernier soutenait financièrement la Paroisse Notre-Dame-des-Neiges afin d’éponger les frais d’électricité et d’entretien des lieux dont l’avenir était en suspens. La volonté de mettre à vendre l’endroit avait été évoquée pour une première fois au printemps 2015. 

À peine une vingtaine de fidèles assistaient ces dernières années aux messes du week-end. Plusieurs travaux de rénovation étaient également devenus nécessaires.

« On a traîné ça pendant longtemps. C’est un soulagement pour nous de vendre. Ça devenait pénible et inquiétant. Le toit devait être refait et on ne voulait pas investir là-dedans. En plus, le Diocèse ne pouvait pas nous supporter pour toujours », affirme le père Gosselin.

L’organisation de la Paroisse Notre-Dame-des-Neiges doit maintenant quitter le bâtiment pour le 1er décembre. 

Afin de liquider les biens de l’édifice, le conseil de fabrique tiendra d’ailleurs une vente à l’encan ce jeudi matin, de 9 h à 12 h, à l’intérieur de l’édifice.  

Quant à la paroisse même, son avenir sera connu prochainement, lorsque l’archevêque de Gatineau, Monseigneur Paul-André Durocher, sera de retour de voyage, lui qui se trouve en Italie actuellement. 

« Il est très possible que l’évêque nous annexe avec la Paroisse L’Ange-Gardien à Masson-Angers et que Notre-Dame-des-Neige sera éventuellement dissoute. Chaque paroissien est libre d’aller pratiquer là où il veut, mais les registres seront transférés », explique le père Gosselin.