Petite-Nation

Une première petite victoire

Les membres mécontents de la Caisse Desjardins de la Petite-Nation qui réclament le retour du guichet automatique à Ripon viennent de remporter une première bataille.

La caisse tiendra une assemblée générale extraordinaire avec comme seul point à l’ordre du jour la réouverture du service automatisé, tel que le souhaitaient les signataires d’une récente pétition, confirme l’instigateur de la démarche, Vincent Ouellette-Destroismaisons.

Petite-Nation

Le Festival western de Saint-André-Avellin en bonne santé financière

Le Festival western de Saint-André-Avellin a bouclé sa 17e édition avec un surplus de 34 000 $, un troisième excédent d’opérations consécutif pour l’événement tenu à bout de bras par quelque 300 bénévoles.

C’est ce qui ressort des états financiers dévoilés lors de l’assemblée générale annuelle de l’organisation, plus tôt cette semaine. La 17e mouture du Festival western de Saint-André-Avellin a eu lieu du 21 au 30 juillet 2017 avec comme têtes d’affiche Jean-Michel Anctil, Marc Dupré, 2Frères, Guylaine Tanguay et plusieurs autres artistes.

« Un surplus comme ça, c’est quand même très bon considérant les coûts de la programmation que nous avons montée. On a géré le budget serré, on a eu de la belle température et quelques spectacles complets. Notre théâtre équestre, une nouveauté, a attiré beaucoup de gens aussi. C’est un franc succès de façon générale », a commenté le président du festival, Sylvain Maheux.

Avec un budget d’environ 654 000 $, l’événement, dont le rodéo et les compétitions équestres annuelles attirent également leur lot de visiteurs, a obtenu la première subvention gouvernementale de son histoire en 2017. Une enveloppe de 42 000 $ pour trois ans a été octroyée à l’organisation par Québec.  

Par ailleurs, une première étude d’achalandage depuis 2013 a été réalisée l’été dernier par la firme Segma Recherche. Selon les premières données de l’étude, environ 75 000 présences ont été enregistrées lors de l’événement et 46 % des festivaliers provenaient de l’extérieur de la Petite-Nation, alors que cette dernière statistique était de 39 % en 2013. En termes de nuitées générées dans la région, ce nombre a atteint un peu plus de 17 000 en 2017, alors qu’il était de 7500 il y a quatre ans.

« C’est très intéressant comme chiffres. Ce sont des gens qui ne viennent pas d’ici, mais qui achètent chez nos commerçants locaux et qui restent pendant plus d’une journée », affirme M. Maheux.

Le Festival western de Saint-André-Avellin doit dévoiler la programmation complète pour son édition 2018 vers la fin mars. En attendant, l’identité de certains artistes a déjà été dévoilée. Alain Choquette, Kaïn, Rachid Badouri et Irvin Blais sont notamment attendus aux abords du Complexe Whissell à la fin juillet.

À noter que le grand rendez-vous des cowboys dans la Petite-Nation sera allongé d’une journée l’été prochain afin d’offrir 11 jours de festivités.

Petite-Nation

Des voleurs épinglés à Val-des-Bois

La Sécurité publique de la MRC des Collines-de-l’Outaouais espère bien avoir résolu une vaste série de vol d’objets « non-conventionnels » qui sévissait depuis le printemps dernier dans des domiciles situés aux abords de la route 309, au nord de Buckingham.

Denis Richard, 51 ans, et sa conjointe, tous deux de Val-des-Bois, ont été arrêtés plus tôt cette semaine en lien avec une série d’introductions par effraction perpétrées entre mai 2017 et janvier 2018, le long de la route provinciale, entre les municipalités de L’Ange-Gardien et Notre-Dame-de-la-Salette.

Lors d’une perquisition effectuée le 19 janvier au domicile du couple, à Val-des-Bois, les agents du bureau des Enquêtes criminelles de la Sécurité publique de la MRC des Collines-de-l’Outaouais ont découvert pour l’équivalent de 100 000 $ d’objets volés. Parmi les trouvailles, de la nourriture, des articles personnels, des vêtements pour homme et femme, des articles de cuisine, des meubles, de la literie et des couvertures avaient été dérobés par les deux individus. En plus de ces articles d’usage courant, les policiers ont mis la main sur des outils, ordinateurs, bijoux et des laveurs à pression. De l’argent, des remorques ouvertes et fermées, une camionnette et une motocyclette, tous des articles volés également, étaient aussi entreposés sur place. 

Denis Richard a été arrêté le 24 janvier dans la capitale fédérale par le groupe d’intervention tactique du Service de police d’Ottawa. Il a comparu jeudi au palais de justice de Gatineau et fait face à des accusations d’introduction par effraction, de recel et de possession d’outils de cambriolage. Il demeure détenu pour le moment. Quant à sa conjointe, elle a été libérée sous promesse de comparaître. L’enquête se poursuit et d’autres arrestations pourraient avoir lieu en lien avec cette affaire, a précisé vendredi le sergent Martin Fournel de la Sécurité publique des Collines-de-l’Outaouais. 

À noter que des vols semblables auraient aussi été perpétrés sur le territoire de la Sûreté du Québec, dans les municipalités localisées au nord de Notre-Dame-de-la-Salette de même qu’à l’est de ce village.

Toute personne qui aurait été victime d’une introduction par effraction ayant des similitudes avec ce dossier est invitée à communiquer avec les autorités. Pour les résidents de Notre-Dame-de-la-Salette et de L’Ange-Gardien, le numéro à contacter est le 1-888-459-9911.

Petite-Nation

Avenir incertain pour la cafétéria de l'école secondaire Louis-Joseph-Papineau

L’avenir de la cafétéria de l’école secondaire Louis-Joseph-Papineau (LJP), à Papineauville, est en péril.

La Coopérative de solidarité cafétéria LJP (CSCLJP), responsable du service alimentaire de l’établissement, soutient ne plus avoir les reins assez solides financièrement pour poursuivre le projet au-delà de l’année scolaire en cours. La clé pourrait être mise sous la porte dès la fin des classes en juin, mettent en garde les administrateurs de la coopérative.

«Notre coussin est à sec. Nous sommes dans l’incertitude. On risque d’abandonner le projet l’an prochain si ça reste comme ça», affirme le président de la CSCLJP, Luc Galarneau.

La Commission scolaire au Coeur-des-Vallées (CSCV) a laissé tomber la gestion de la cafétéria de l’école secondaire LJP il y a 10 ans avant de remettre celle-ci entre les mains d’un sous-traitant, qui a lui aussi finalement abandonné le navire après quelques années, faute de profits. C’est alors que des membres de la communauté et des enseignants ont lancé en 2013 la coopérative afin d’assurer la continuité du service auprès de la clientèle de quelque 500 élèves.

Après avoir bénéficié de subventions durant ses premières années d’opération, la CSCLJP a perdu cette année son éligibilité au soutien gouvernemental en lien avec l’indice socio-économique de l’établissement scolaire qui n’est plus considéré comme faible. La coopérative vient d’essuyer trois budgets déficitaires de suite, souligne M. Galarneau, qui précise que le plus récent gouffre d’environ 20 000$ a pu être absorbé grâce à des collectes de fonds et du travail bénévole. Selon les prévisions actuelles, il ne restera que 1000$ en banque à la fin de l’année scolaire 2017-2018. La coopérative mise sur un chiffre d’affaires d’environ 100 000$ afin d’acheter ses aliments et de payer les salaires de ses trois employés de même que les primes d’assurances obligatoires reliées au service.

«En plus du manque de subventions, nous avons une forte compétition avec les McDonald’s, Subway et Tim Hortons qui se trouvent à moins de 200 mètres de l’école. Si sur 500 élèves, on en a un tiers qui mange ici, un tiers qui mange de l’autre côté de la rue et un tiers qui mange leur lunch, nous ne sommes pas capables d’être rentables», fait-il valoir.

M. Galarneau insiste notamment sur le fait que la cafétéria permet d’offrir un contrepoids en matière nutritive à ce qui est proposé dans les chaînes de restauration rapides situées autour de l’école. En moyenne, 60 repas santé et économiques sont servis quotidiennement par le biais de la cuisine de l’établissement, dit-il.

Selon lui, la solution passe par une aide récurrente de la part de Québec pour le maintien du service. Des administrateurs de la CSCLJP ont notamment lancé un cri du coeur aux maires de la MRC de Papineau, en milieu de semaine, afin de demander leur support pour forcer le provincial à revoir ses critères en matière de subvention pour ce genre de projet. La situation a également été portée aux oreilles des gestionnaires de la CSCV.

Le président de la CSCV, Éric Antoine, mentionne d’ailleurs que le maintien de la cafétéria pour la polyvalente de Papineauville doit être une priorité.

Actualité régionale

Desjardins ferme un autre guichet

Après Ripon, dans la Petite-Nation, ce sera bientôt au tour de la municipalité de Notre-Dame-de-la-Salette, dans la MRC des Collines-de-l’Outaouais, de perdre son guichet automatique et son comptoir caissier.

La Caisse Desjardins du Cœur-des-vallées procédera à la fin du mois d’août prochain au démantèlement du guichet automatique et à la fermeture du point de service de la municipalité, a confirmé au Droit le directeur général de la coopérative, Philippe Harkins.

Actualité régionale

Dévoilement du plan directeur de Champboisé

Des représentants de la municipalité de L’Ange-Gardien et du CLD des Collines-de-l’Outaouais ont dévoilé mardi soir le contenu du plan directeur d’aménagement pour l’utilisation future du domaine Champboisé qui deviendra officiellement propriété de l’administration angeloise dans trois ans.

À peine une vingtaine de citoyens ont répondu présents à la présentation publique qui avait lieu à l’hôtel de ville. Le maire de L’Ange-Gardien, Marc Louis-Seize, s’est tout de même dit satisfait de la participation considérant les conditions routières et le fait que plusieurs résidences étaient toujours privées d’électricité, mardi soir, à la suite de l’épisode de verglas survenu plus tôt en journée.

« Les gens ont applaudi le plan directeur. Ils semblent apprécier le travail du comité, la réflexion qui a été faite et les orientations que nous nous sommes données. [...] C’est certain que nous aurions aimé avoir plus de gens, mais je pense qu’au fur et à mesure que le projet de Champboisé va évoluer et qu’on va mettre la population au parfum, les gens vont se manifester encore plus », a affirmé M. Louis-Seize, après la rencontre.

En 2012, L’Ange-Gardien a fait l’achat sur dix ans du vaste site bucolique de 165 acres localisé entre la route 309 et la rivière du Lièvre. La transaction chiffrée à un million de dollars prévoit que les Œuvres Eudistes, propriétaires de lieux, rendront le domaine à la municipalité en 2021.

Le plan concept, dévoilé hier et dont Le Droit avait déjà divulgué certaines lignes plus tôt en janvier, prévoit, entre autres, l’aménagement d’un jardin botanique, d’un réseau de sentiers lumineux en forêt et d’une scène extérieure pouvant accueillir un amphithéâtre aux abords de la rivière du Lièvre. La création d’un parc pour aînés et l’ajout de services de restauration et d’hébergement sont également au nombre des points saillants figurant dans le document. Une production artisanale de sirop d’érable, des sentiers sur pilotis et la construction d’un belvédère sont aussi des éléments envisagés par L’Ange-Gardien et le comité de planification de Champboisé.

Parmi les résidents présents, la majorité a salué le projet. La question budgétaire a fait surface. À ce sujet, le maire a répondu qu’aucun des éléments prévus dans le plan n’avait encore été chiffré, précisant qu’il s’agissait d’un « remue-méninges » et d’une première étape. 

« On devra aller cogner à beaucoup de portes pour aller chercher du financement », a-t-il dit.

Certains citoyens ont évoqué leurs inquiétudes quant à l’entretien des lieux actuellement et d’ici l’acquisition complète de l’endroit, laissant entendre qu’il y avait un certain laisser-aller de la part de la Corporation Champboisé par rapport aux installations du site qui comprend 15 maisonnettes et deux studios destinés à des retraites fermées.

« Il y a une clause dans le contrat de vente qui dit que les Œuvres Eudistes doivent maintenir le site en bon père de famille », a souligné le directeur général de la municipalité, Alain Descarreaux, à ce sujet.

L’une des prochaines étapes sera maintenant de déterminer si c’est la municipalité ou un organisme à but non lucratif qui prendra les rênes du projet une fois que l’achat aura été complété en 2021, a-t-on précisé, hier.

Actualité régionale

Guichet automatique de Ripon: la pétition sera acheminée à Desjardins

La mobilisation pour la réouverture du guichet automatique à Ripon porte ses fruits.

L’instigateur de la pétition visant à forcer la Caisse Desjardins de la Petite-Nation à tenir une assemblée générale extraordinaire avec comme seul point à l’ordre du jour la réouverture du guichet automatique du village de Ripon, Vincent Ouellette-Destroismaisons, a annoncé lundi avoir récolté un total de 414 signatures depuis le 12 janvier. 

M. Ouellette-Destroimaisons soutient ainsi avoir atteint en 10 jours seulement le nombre de membres signataires requis pour forcer Desjardins à tenir une telle assemblée en vertu de la Loi sur les coopératives de services financiers. Le résident de Ripon, membre de la Caisse Desjardins de la Petite-Nation et président de la Coopérative de la Place du Marché avait besoin de l’appui d’au moins 250 membres, soit 2 % des quelque 12 000 sociétaires de la caisse, pour mener à terme la procédure.

Il prévoit maintenant aller déposer la pétition au siège social de la coopérative d’épargnes, mardi, à Saint-André-Avellin.

« À partir du moment où ils reçoivent ça, ils ont 60 jours pour faire une assemblée et elle doit être publiée aux membres et être publicisée adéquatement au moins 20 jours avant. D’ici le 23 mars, le dossier du guichet sera réglé », a affirmé M. Ouellette-Destroismaisons, lundi, lors d’un point de presse.

À partir de maintenant, le retour de l’appareil à Ripon ne sera qu’une formalité, estime ce dernier qui s’attend à une forte participation des membres de la Caisse Desjardins de la Petite-Nation lorsque l’heure du vote sonnera. Selon les clauses législatives, le conseil d’administration pourrait décider de rejeter le vote des sociétaires seulement si celui-ci mettait en péril l’avenir du groupe financier, avance M. Ouellette-Destroismaisons.

« L’assemblée générale sera décisionnelle quant à la venue du guichet de Ripon. Les membres sont la plus haute instance de la coopérative. [...] Je vois bien des gens de Montebello, Saint-André-Avellin, Chénéville, Namur, Notre-Dame-de-la-Paix, Saint-Sixte et Montpellier venir à l’unisson défendre l’idéal coopératif et la ruralité. Parce que c’est la ruralité en totalité qui a été attaquée avec cette fermeture », a ajouté M. Ouellette-Destroismaisons.

Grogne et mobilisation

Informé de la stratégie entamée par le regroupement d’usagers opposés au démantèlement du guichet automatique de Ripon, le directeur de la Caisse Desjardins de la Petite-Nation, Roger Lafrenière, avait indiqué au Droit, le 12 janvier, que le groupe financier respecterait les normes établies. « C’est dans leur droit de faire cette demande et nous n’avons aucun problème avec ça. Lorsqu’on aura accusé réception de cette pétition qui est en cours, on va s’assurer pour le bien des membres de faire selon les lois et les règles en place », avait alors mentionné M. Lafrenière.

Rappelons qu’une véritable grogne se fait sentir dans le village de Ripon et dans les localités voisines depuis que la caisse a annoncé en décembre que le seul guichet automatique de la municipalité serait retiré après avoir vu son achalandage baisser de 38 % depuis son installation au Marché public de la Petite-Nation, en 2011. Malgré une première pétition noircie par plus de 1950 signatures et demandant le retour de l’appareil électronique, celui-ci a été retiré de son emplacement le 11 janvier dernier. 

Les opposants à la décision de Desjardins s’inquiètent notamment de l’impact négatif de cette perte de service sur les commerçants locaux et les aînés du village qui n’ont pas nécessairement les connaissances ou l’accès à Internet pour gérer des transactions en ligne.

Petite-Nation

Baisse de taxes à Lochaber-Canton et Mayo

Les nouveaux rôles triennaux d’évaluation forcent certaines municipalités de la région à ajuster leur taux de taxation afin d’éviter une facture trop salée pour leurs contribuables.

Les résidents de Lochaber-Canton voient notamment leur compte de taxes baisser drastiquement en 2018.

Les élus de cette municipalité voisine de la Ville de Thurso viennent d’adopter un budget d’un million de dollars comportant une baisse de taxes pour le moins considérable de 14,4 %. Le taux de taxation foncière par tranche de 100 $ d’évaluation passe ainsi de 1,098 $ à 0,94 $ pour cette municipalité de quelque 460 habitants.

Le maire de Lochaber-Canton, Alain Gamache, affirme que cette chute de taxes s’explique par le fait que le rôle d’évaluation de la municipalité a augmenté de 12 millions de dollars pour 2018, atteignant désormais 55 millions $.

« Pour nous, c’est énorme comme hausse du rôle. On a dû faire le budget à l’inverse en fonction de nos dépenses. On vérifie combien nous avons besoin pour équilibrer le budget et ensuite on ajuste les revenus. La plupart de nos gens vont avoir une augmentation raisonnable qui respecte la capacité de payer des citoyens », explique M. Gamache.

À Mayo, toujours dans la MRC de Papineau, les citoyens obtiennent une baisse de taxes de 10,5 %. Toutefois, la valeur du rôle d’évaluation de la municipalité est passée de 87 millions $ à 107 millions $.

Actualité régionale

Une bonne saison de pêche en vue

Malgré les froids polaires enregistrés depuis le début de la saison hivernale, la saison de la pêche blanche sur la rivière des Outaouais commence à peine à prendre son envol.

Certains sites sont accessibles depuis avant les Fêtes pour la pêche à pied, à motoneige ou en V.T.T., mais les personnes préférant taquiner le poisson dans le confort d’une cabane ont pu commencer à le faire depuis les derniers jours seulement.

Rolland Allard, qui prête chaque année son terrain privé pour l’installation d’une cinquantaine de cabanes sur la rivière des Outaouais à Papineauville, soutient que l’épaisse couche de neige qui a tapissé l’affluent depuis décembre a créé un isolant. « On avait à peu près 10 pouces de neige sur la glace, ce qui fait que ç’a n’a pas épaissi. Il nous reste encore une dizaine de cabanes à embarquer sur la rivière », dit-il.

À la Pourvoirie Masson-Angers, à Gatineau, on a terminé l’installation des quelque 200 cabanes mercredi. Les 18 pouces d’épaisseur de glace nécessaire pour permettre la pratique sécuritaire du sport ont été comblés. Le propriétaire du site, Brian Nixon, est fébrile à l’aube de cette nouvelle saison qui s’annonce certainement plus prometteuse que la précédente. En 2017, la température douce avait forcé l’entreprise à déployer ses cabanes seulement à la fin janvier. C’est sans compter que les inondations du printemps dernier ont aussi affecté le parc immobilier de la pourvoirie. 

« On a été obligé de rénover des cabanes, de toutes les nettoyer et de désinfecter. Dans l’office, on a eu un pied et demi d’eau. Pendant l’hiver, on a eu un mois et demi de cabanes qui ont été accessibles durant juste trois semaines. Le reste du temps, il y avait de l’eau dans le chemin d’accès », indique M. Nixon, qui voit les prochaines semaines d’un bon œil.

« Là, ça regarde bien pour cette année. On a commencé à prendre les réservations et le téléphone n’arrête pas de sonner. On espère avoir une bonne saison », ajoute-t-il.

Pêcher sans permis

Brian Nixon s’attend à accueillir un peu plus de familles cet hiver au sein de son village sur glace. En vertu d’une mesure gouvernementale, la pêche hivernale peut être exercée sans permis par les résidents du Québec depuis le 1er décembre. Ce privilège est en vigueur jusqu’au 31 mars 2018. Québec espère ainsi favoriser le développement de la relève pour cette activité de plein air.  

« Ça va nous aider à attirer plus de familles. Quand tu loues une cabane pour une journée et que tu dois payer un permis en plus, ça commence à faire des frais pas mal », souligne M. Nixon.

D’un autre côté, l’interdiction d’utiliser des ménés vivants comme appât de pêche depuis le 1er avril dernier pourrait rebuter certains adeptes, croit l’homme d’affaires. À cet égard, M. Nixon estime qu’il s’agit davantage d’une question de perception.

« Même avec des ménés morts, ça mord quand même. On a un doré de 3,5 livres et un brochet de 8 livres qui ont été sortis déjà cette semaine. Tu as plus de travail à faire, mais ça fonctionne quand même », dit-il.

Outre la rivière des Outaouais, plusieurs autres destinations pour la pêche blanche sont disponibles dans la région. Les tournois pulluleront d’ailleurs ces prochains week-ends sur les différents sites de pêche sur glace de l’Outaouais. La municipalité de Duhamel, dans la Petite-Nation, organise notamment les Fééries du chevreuil, les 27 et 28 janvier. Pour l’occasion, une journée entièrement dédiée à la pêche sur glace aura lieu le samedi, au lac de la Ferme. Les néophytes, qu’ils soient enfants ou adultes, pourront, entre autres, apprendre les rudiments du sport avec des professionnels. De l’équipement sera mis à la disposition des participants. En 2017, l’événement avait attiré plus de 500 visiteurs.

Petite-Nation

Une aide de 4000 $ pour les Serres Bio

La Coopérative de solidarité de l’Unicité, mieux connue sous le nom des Serres Bio de l’Outaouais, pourra moderniser ses équipements et être mieux outillée pour compétitionner avec les autres producteurs maraîchers de la région.

Le député de Papineau, Alexandre Iracà, a annoncé hier une aide de 4000 $ à l’entreprise agricole d’intégration sociale sise sur la rue Dollard, dans le secteur Buckingham. Ce coup de main financier permettra aux Serres Bio de l’Outaouais, qui embauche 25 personnes vivant avec une déficience intellectuelle, de faire l’achat de nouveau matériel agricole, a indiqué la directrice générale de la coopérative à but non lucratif, Ketsia Johns. 

Grâce à la subvention annoncée vendredi, l’entreprise pourra notamment se procurer de nouvelles toiles thermales et un brumisateur pour ses serres. La production de dépliants et d’affiches afin d’améliorer la visibilité et de promouvoir la coopérative auprès du bassin de clientèle fait aussi partie des plans de la direction.

Mme Johns a souligné que l’organisme sortait à peine d’un gouffre financier. Si la production de légumes s’est déroulée comme sur des roulettes en 2017, l’année 2016 a été largement en deçà des attentes en raison principalement d’une infestation de mouches blanches. Les Serres Bio de l’Outaouais, qui sont liées par un contrat de service avec le Centre intégré de santé et de services sociaux de l’Outaouais, ont perdu 50 % de leurs revenus en 2016. 

« Nous sommes en train de revenir à la normale, mais le défi maintenant est de moderniser nos équipements qui sont désuets. On doit devenir plus productif pour poursuivre notre mission. C’est à ça que cet argent va servir », a mentionné la gestionnaire.

« Le marché du biologique est en évolution. Il y a de plus en plus de producteurs qui sont de plus en plus efficaces, ce qui vient nous mettre de la pression. [...] Il faut suivre la vague et améliorer notre performance agronomique », a ajouté Mme Johns.

Lancée en 2006, la Coopérative de solidarité de l’unicité cultive dans ses installations de Buckingham 10 000 pieds carrés de légumes certifiés Québec Vrai, pour la plupart des tomates et des concombres. Les produits de l’entreprise sont vendus directement sur place en plus d’être distribués dans certains comptoirs de ventes de l’Outaouais.