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Masson-Angers: des feux de circulation aménagés sur la rue Georges... éventuellement

Les automobilistes qui doivent faire la file parfois pendant plusieurs minutes pour se rendre à leur domicile en fin de journée la semaine, en raison de la circulation dense à proximité du Marché Larose, dans le secteur Masson-Angers, à Gatineau, devront continuer de prendre leur mal en patience pour une période indéterminée. Des feux de circulation seront éventuellement aménagés à l’intersection de la rue Georges et du chemin Filion, mais aucun échéancier n’est sur la table pour le moment.

Le conseiller du district de Masson-Angers, Marc Carrière, affirme que des feux de circulation sont dans les cartons afin d’améliorer la fluidité routière à la hauteur du plateau commercial de la rue Georges.

Même si les longues files de véhicules qui refoulent parfois jusqu’à la bretelle de sortie de l’autoroute 50 sont fréquentes, la dernière analyse de circulation réalisée pour ce tronçon routier ne justifiait pas l’aménagement dans l’immédiat de feux de circulation, souligne M. Carrière. Selon les données fournies par le Service des communications de la Ville de Gatineau, en date du 19 juin 2018, le débit journalier moyen était de 10 000 véhicules, sur la rue Georges, à la hauteur du chemin Filion.

Avec la levée depuis les dernières années du moratoire sur le développement commercial et résidentiel dans l’est de la ville, les choses risquent cependant de changer, fait valoir M. Carrière.

« J’ai demandé à ce qu’il y ait de nouveaux comptages qui soient faits le plus tôt possible maintenant que plusieurs projets de développement ont été déposés. Il y a du développement commercial qui se fait au niveau du Marché Larose, mais il y a aussi des projets résidentiels prévus, notamment au nord de la rue des Liards, près de l’école du Ruisseau. La quote-part des promoteurs est déjà payée. Ça appartient maintenant à la Ville de faire en sorte que ça se fasse le plus rapidement possible », mentionne l’échevin.

Avec l’augmentation du volume d’achalandage à proximité de ce carrefour, des mesures visant à rendre l’intersection et ce tronçon de la rue Georges plus sécuritaire pour les piétons et cyclistes devront aussi être pris en compte, souligne l’élu.

« La circulation pour moi, c’est une chose, mais le partage de façon sécuritaire du réseau routier est quelque chose de prioritaire. Dans l’analyse qui sera faite, on pourrait peut-être intégrer des mesures d’atténuation de vitesse à cet endroit. C’est quelque chose qui devra être regardé », dit-il.

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Gestion des neiges usées: Papineauville obtient une dérogation

La Municipalité de Papineauville pourra finalement assurer un service de collecte de neige optimal de ses rues, cet hiver. L’administration municipale s’est entendue avec le ministère de l’Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques (MELCC) afin de pouvoir utiliser le dépôt à neige « non conforme » de la rue Lucien-Joseph-Malo pour une dernière saison.

C’est ce qu’a confirmé au Droit le maire de Papineauville, Christian Beauchamp, soutenant que l’entente est conditionnelle à certaines exigences. « Le ministère nous a accordé une prolongation d’utilisation de notre site actuel de dépôt à neige. Par contre, nous devons respecter des conditions. Parmi celles-ci, on doit déposer une demande d’autorisation au ministère avant le 1er mai. Comme c’est une date très serrée, on va à l’externe pour monter le dossier », explique le premier magistrat.

Le conseil municipal a donc mandaté, la semaine dernière, la direction générale et le directeur des travaux publics de la Municipalité afin qu’ils embauchent une firme externe pour déclencher un processus de construction d’un site pour le dépôt de la neige et des résidus de balayage qui répondra aux normes du ministère. 

En novembre dernier, Papineauville avait mis en garde ses citoyens qu’une collecte de neige régulière des rues ne pourrait être garantie cet hiver et que les surplus de neige allaient possiblement être soufflés sur des propriétés privées, dans certains secteurs de la municipalité. Cet avis faisait suite à une interdiction d’utiliser le dépôt à neige municipal, laquelle avait été imposée par le MELCC, en mars 2019. Selon le ministère, l’emplacement situé à l’extrémité de la rue Joseph-Lucien-Malo n’est pas conforme aux exigences gouvernementales. Le MELCC affirme que la propriété, louée depuis plus de 25 ans par Papineauville pour y stocker chaque hiver ses neiges usées, est contaminée.

Selon les normes gouvernementales en vigueur, les dépôts à neige municipaux doivent par exemple disposer de bassins de rétention et doivent être situés à plus de 30 mètres de cours d’eau. Le site utilisé par Papineauville depuis le milieu des années 1990 ne respecte pratiquement aucun des critères exigés par les autorités.

Les élus demandent au MTQ de prendre ses responsabilités

Dans une autre résolution adoptée la semaine dernière, les élus de Papineauville demandent d’ailleurs au ministère des Transports de reconnaître son « implication dans la gestion des neiges provenant du réseau routier ». Le conseil municipal allègue qu’une partie du problème de cueillette de neige émane du fait que la Municipalité doive gérer la neige des routes 148 et 321 qui sont pourtant des chemins sous juridiction provinciale. L’administration papineauvilloise demande que soit « reconnu que le ministère des Transports est partie intégrante de cette problématique et en ce sens doit faire partie de la solution ».

Une première requête du genre avait été envoyée au MTQ, il y a quelques mois, mais Papineauville avait obtenu une réponse négative. Le maire Beauchamp affirme que le conseil se devait de revenir à la charge dans ce dossier.

« Le ministère devrait être un partenaire et nous aider financièrement à réaliser le futur dépôt à neige ou même à gérer la neige des routes numérotées. L’été, c’est le MTQ qui balaie le sable qui a été épandu durant l’hiver. Ce qu’on dit, c’est que le ministère devrait aussi s’occuper de ses neiges usées », plaide M. Beauchamp.

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Lac-des-Plages veut se retirer du Parc industriel régional vert de Papineau

Après Lochaber-Ouest, Lac-Simon, Saint-André-Avellin et Montpellier, c’est maintenant au tour de la Municipalité de Lac-des-Plages d’exprimer publiquement son souhait de se retirer du projet de Parc industriel régional vert de Papineau (PIRVP) attendu à Thurso depuis des années et regroupant les 24 localités de la MRC de Papineau.

Dans les derniers mois, les conseils respectifs de Lochaber-Ouest, Lac-Simon, Saint-André-Avellin et Montpellier ont tous adopté des résolutions afin de déclarer leur opposition à la mise en place d’un incubateur de 15 000 pieds carrés qui doit voir le jour dans la portion nord du vaste site de plus de 200 acres localisé tout près de l’autoroute 50, à Thurso. Les lots situés dans cette section du PIRVP se trouvent toujours en zone agricole.

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Montebello veut développer son parc industriel

Alors que Montebello a récemment signé une entente avec la Corporation A25 afin de développer son parc industriel situé aux abords de la route 323, dans le secteur du chemin des Fustiers, des pourparlers sérieux seraient déjà en cours avec au moins quatre entreprises dans le but d’attirer celles-ci sur le territoire.

C’est ce que confirme le maire de Montebello, Martin Deschênes. La Municipalité a procédé, avant la période des Fêtes, à l’arpentage et au lotissement de 18 terrains d’environ 8000 mètres carrés chacun. Le maire Deschênes indique que le temps est maintenant venu de développer ce vaste site qui se trouve en zone « industriel léger » et qui n’accueille en ce moment que deux entreprises.

« Nous avons un parc industriel qui existe depuis longtemps à Montebello. Il a toujours été dans notre schéma d’aménagement et dans notre plan d’urbanisme, mais nous n’avions jamais fait de démarchage auparavant. La différence avec le passé, c’est que nous avons fait lotir, à l’automne, les terrains qui sont faciles d’accès. Nous sommes prêts à faire le démarchage. Nous avons même déjà des pourparlers qu’on mène de front avec quatre ou cinq entreprises potentielles », a expliqué le premier magistrat.

La firme privée embauchée par Montebello, la Corporation A25, a été mandatée afin d’attirer des promoteurs dans le parc industriel municipal. M. Deschênes indique que plusieurs créneaux pourraient être exploités avec l’emplacement.

« Un parc de haute technologie, ça n’existe pas encore dans la région. Est-ce que ça pourrait être une idée ? Nous sommes une région agricole, est-ce qu’on pourrait accueillir des usines de transformation alimentaire ? Ce sont des exemples. Nous sommes en train de réfléchir sur la vision qu’on veut donner à notre parc industriel », note le maire Deschênes.

Relancer l’économie du village

L’implantation à Montebello d’une nouvelle usine de filtration d’eau potable, à l’été 2018, a permis à la Municipalité de cesser de financer l’ancienne infrastructure. L’usine désuète avait mis un frein au développement commercial et industriel du village, affirme M. Deschênes.

« Dans les dernières années, nous avions un nuage noir qui plombait sur l’eau potable. C’est 100 % de nos liquidités qui allaient pour corriger nos problèmes d’eau potable. Depuis deux ans, nous avons réglé la situation ».

La seule façon de donner plus de services à nos citoyens et d’améliorer nos infrastructures, c’est aujourd’hui de créer de la richesse et de l’achalandage à Montebello », dit-il.

Le maire de Montebello souligne par ailleurs que cette volonté de développer le parc d’affaires municipal n’a pas de lien avec le dossier du Parc industriel régional vert de Papineau (PIRVP) qui bat de l’aile à Thurso. Le projet de la MRC de Papineau, lancé officiellement en 2013, n’a toujours pas accueilli d’entreprise sur ses terrains. Dans les derniers mois, les conseils municipaux respectifs de Lochaber-Ouest, Lac-Simon, Saint-André-Avellin et Montpellier ont tous annoncé leur volonté de se retirer du volet incubateur du PIRVP prévu sur la portion nord du site.

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Programme pêche en herbe en Outaouais: le rendez-vous des apprentis pêcheurs

Comme c’est le cas chaque année depuis 1997, des centaines de jeunes de la Belle Province, âgés de 9 à 12 ans, seront initiés à la pêche blanche cet hiver grâce au programme Pêche en herbe de la Fondation de la faune du Québec.

L’Outaouais ne fait pas exception à cette tradition hivernale, alors que trois activités ouvertes au public auront lieu en janvier et février dans trois municipalités de la région, ce qui permettra à plus d’une centaine d’enfants d’apprendre les rudiments du sport en plus de mettre la main sur leur premier permis de pêche.

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Exploitation minière en Outaouais: les villes voudraient avoir plus de pouvoir

Alors que Québec tient présentement une vaste réflexion sur la mise en valeur des minéraux critiques et stratégiques, la MRC de Papineau déposera d’ici le 7 février un mémoire dans lequel elle réclamera notamment au gouvernement provincial un plus grand pouvoir pour les gouvernements régionaux dans la gestion des usages des territoires.

Le maire de Duhamel, David Pharand, était présent à Montréal, mardi, dans le cadre de la consultation organisée par le ministère de l’Énergie et des Ressources naturelles (MERN). L’exercice de réflexion a débuté le 19 novembre et se terminera le 7 février prochain. Le premier magistrat de la petite municipalité de quelque 420 âmes agissait à titre de représentant de la MRC de Papineau, cette semaine.

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Québec «multiplie les efforts» pour trouver un repreneur pour Fortess

Alors que l’entreprise Fortress Global vient de se placer sous la protection de la Loi sur les arrangements avec les créanciers des compagnies, Québec réitère que tous les efforts sont déployés afin de relancer l’usine de Thurso dont les activités sont arrêtées depuis octobre.

Dans un communiqué de presse publié mardi, en fin de journée, le ministre de l’Économie et de l’Innovation, Pierre Fitzgibbon, le ministre des Forêts, de la Faune et des Parcs, Pierre Dufour, et le député de Papineau et ministre responsable de la région de l’Outaouais, Mathieu Lacombe, soutiennent que leur gouvernement « multiplie les efforts pour trouver un investisseur stratégique afin de relancer les actifs de l’usine de Fortress à Thurso » dont la fermeture a provoqué la mise à pied de la majorité des quelque 320 employés de l’endroit.

Plus tôt la semaine dernière, Fortress Global avait annoncé qu’aucune offre d’achat valable n’avait été déposée à l’intérieur des délais initialement fixés. En octobre, Québec avait octroyé une aide de 8 millions $ à l’entreprise afin de lui permettre de maintenir ses actifs en place pour la durée de la mise en vente de la compagnie. Un premier prêt de 5 millions avait également été accordé à Fortress Global en septembre.

Vendredi dernier, la papetière a finalement déclaré son intention de procéder à une restructuration et de se placer à l’abri de ses créanciers, ce qui signifie que ses actifs demeureront en dormance le temps de trouver un repreneur. La demande auprès de la Cour supérieure a été déposée lundi. C’est la firme Deloitte qui agit comme contrôleur dans le dossier.

« Je peux vous confirmer que tous les efforts sont mis en place pour relancer l’usine et assurer l’avenir de ses installations. C’est toute la région de l’Outaouais qui en sortira gagnante : les travailleurs, les fournisseurs ainsi que les autres usines de la région qui bénéficieront de la relance de l’usine de Thurso. Nous avons entamé des discussions avec des représentants d’entreprises québécoises et des acteurs régionaux de l’industrie forestière. Le gouvernement devra réviser certains éléments structurants de l’industrie afin de mieux refléter la réalité des entreprises et celle du secteur forestier d’aujourd’hui », a affirmé le ministre Fitzgibbon, mardi.

La fermeture des installations de Fortress à Thurso a provoqué un véritable effet domino dans l’industrie forestière de la région. Après avoir annoncé en novembre l’arrêt de ses coupes en forêt et la mise à pied de 165 travailleurs forestiers, Lauzon Planchers de bois exclusifs a confirmé la semaine dernière que sa scierie de Thurso fermerait ses portes pour une durée indéterminée à compter du 19 décembre, ce qui affectera 113 employés. 

Le ministre Pierre Dufour était d’ailleurs de passage en Outaouais, jeudi dernier, pour annoncer la création d’une cellule d’intervention qui aura pour mandat d’identifier des solutions afin de garantir la viabilité de l’industrie forestière régionale. 

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Hausse de taxes de 1% à L’Ange-Gardien

Les citoyens de L’Ange-Gardien verront leur compte de taxes augmenter de 1 % pour l’année 2020. À l’unanimité, les élus municipaux ont adopté jeudi soir un budget de fonctionnement de 8 056 167 $, ce qui représente une hausse d’un peu plus de 400 000 $ par rapport au budget 2019.

Pour la prochaine année, le taux de taxation des Angelois sera fixé à 6,84 $ par tranche de 1000 $ d’évaluation pour les immeubles résidentiels. En somme, cela se traduira par une hausse de la facture de foncière d’environ 37 $ pour une maison de valeur moyenne évaluée à 290 000 $.

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Crise forestière en Outaouais: création d’une «cellule d’intervention»

Une « cellule d’intervention » sera créée afin de résoudre la crise forestière qui secoue de plein fouet la région.

Le ministre des Forêts, de la Faune et des Parcs, Pierre Dufour, et le ministre responsable de l’Outaouais et député de Papineau, Mathieu Lacombe, en ont fait l’annonce jeudi, à Thurso.

Cette « cellule d’intervention sur la vitalité de l’industrie forestière dans les régions de l’Outaouais et des Laurentides » regroupera des élus municipaux et régionaux, des représentants de l’industrie forestière et des intervenants provenant de différents ministères. Les préfets de la MRC de Papineau et de la MRC de la Vallée-de-la-Gatineau, Benoît Lauzon et Chantal Lamarche, avaient publiquement réclamé la mise en place de cette table de discussions, le 18 novembre, lors d’une réunion d’urgence tenue à l’Hôtel de Ville de Thurso.

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« C’est une cellule d’intervention qui est constituée de joueurs clés en pouvoir décisionnel. Ce ne sont pas des figurants qui sont ici aujourd’hui, ce sont des gens qui ont le pouvoir de changer les choses », a affirmé le ministre Mathieu Lacombe.

La nouvelle instance sera constituée d’un comité directeur, d’un comité de liaison et d’un groupe de travail. « Cette structure va permettre de travailler efficacement avec agilité, en assurant un bon transfert d’information à tout le monde », a-t-il ajouté. Dans son point de presse, le ministre Dufour a affirmé que « rien ne sera laissé au hasard » et que toutes les idées pouvant mener à la viabilité de l’industrie forestière régionale seront étudiées par les membres de la table de discussions.

« Mes collègues et moi avons une priorité dans ce dossier, c’est d’assurer la pérennité du secteur forestier de l’Outaouais et des Laurentides », a souligné M. Dufour, rappelant que le temps pressait.

Des mesures applicables dès juin

La cellule d’intervention devra notamment « établir un portrait de l’environnement d’affaires », « présenter une vision commune pour l’Outaouais et les Laurentides », « élaborer un plan de travail », « émettre des recommandations à mettre en œuvre pour 2020-2021 » et « développer un modèle d’affaires intégré ».

« Nous visons la première moitié de 2020 pour compléter tous les éléments du mandat », a précisé le ministre de la Forêt.

Plus précisément, l’échéancier mis de l’avant prévoit que des solutions devront être identifiées dès le printemps prochain. Entre-temps, M. Dufour ne ferme pas la porte à ce que d’autres mesures d’urgence puissent être déployées, comme ce fût le cas dans les dernières semaines. Fortress Global a notamment bénéficié de prêts gouvernementaux de 5 et 8 millions depuis septembre pour maintenir ses actifs en attendant de trouver un repreneur. Une aide de 5,3 millions de dollars a également été annoncée il y a deux semaines dans le but de permettre aux scieries de la région d’acheminer temporairement leurs bois vers l’usine de Domtar située à Windsor, en Estrie, faute de pouvoir vendre leurs volumes à l’entreprise Fortress.

« S’il y a d’autres actions qu’on peut prendre immédiatement, on va les faire, mais au-delà de tout ça, il faut quand même assurer la pérennité de cette industrie forestière de l’Outaouais et des Laurentides et voir comment on peut aller dans le temps pour ne plus être dans des situations d’urgence comme on le vit présentement », a indiqué le ministre Dufour.

Avenir incertain pour Fortress

Le ministre Mathieu Lacombe a par ailleurs réagi à la nouvelle publiée jeudi par Le Droit concernant le fait qu’aucun acheteur n’avait déposé d’offre pour procéder à l’acquisition de Fortress Global, dans les délais prévus, et que l’entreprise n’écartait pas la possibilité de se placer prochainement sous la protection de la Loi sur la faillite et l’insolvabilité.

« Je veux souligner le fait que nous avons agi rapidement et que nous avons aidé Fortress à coups de millions de dollars pour lui permettre de conserver un minimum d’activités pour qu’un acheteur puisse se présenter, mais en même temps, on ne peut pas tordre le bras de quelqu’un pour qu’il procède à l’achat. Notre job, c’est de faire tout ce qu’on peut pour qu’il y ait un acheteur qui se présente. Ça, on continue de le faire et on joue notre rôle », a déclaré M. Lacombe.

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Hausse de la taxe à Thurso

Les élus de la Ville de Thurso ont adopté lundi soir un budget de fonctionnement de 5,1 millions de dollars qui se traduira par une hausse de la taxe foncière de 1,9 % en 2020.

Le taux de taxation passe donc de 0,979 8 $ à 0,998 6 par tranche de 100 $ d’évaluation pour les immeubles résidentiels situés à Thurso. À titre d’exemple, le propriétaire d’une maison moyenne évaluée à 130 640 $ devra débourser 25 $ de plus pour l’année à venir. La taxe pour la cueillette des ordures et du recyclage (170 $) et la taxe d’eau (250 $) demeurent pour leur part inchangées.

C’est dans le poste budgétaire dédié à l’administration générale (1 046 636 $) que sera injectée la plus grande somme en 2020. Les dépenses reliées à l’hygiène du milieu, portefeuille qui regroupe notamment les montants défrayés pour le traitement de l’eau et l’entretien des réseaux d’aqueduc et d’égouts, se chiffreront à 1 031 223 $. Le troisième poste budgétaire en importance sera celui des loisirs et de la culture avec 816 413 $ où on prévoit, entre autres, débourser 319 321 $ dans l’entretien des parcs et terrains de jeux du territoire.

Au total, 4 des 5,1 millions de revenus prévus au budget de la Ville de Thurso proviennent des sources de taxation. Ce budget de fonctionnement 2020 de la Ville de Thurso est d’ailleurs 11,5 % plus élevé que l’an dernier quand les recettes perçues s’étaient élevées à 4,6 millions. 

La hausse de la valeur foncière de la Municipalité et l’octroi par Hydro-Québec d’une redevance de 254 800 $, dans le cadre du Programme de mise en valeur de la société d’État, expliquent en partie cette situation, a précisé le maire de Thurso, Benoît Lauzon. Cet argent sera remis à Thurso à la suite de la construction du nouveau poste hydro-électrique Thurso-Papineau qui doit voir le jour en 2020. L’enveloppe sera intégrée au budget d’immobilisation 2020 de la Municipalité qui se chiffre au total à près de 365 000 $ et dans lequel des investissements sont aussi prévus pour l’achat de bacs bruns destinés au compostage (65 000 $) ainsi que pour l’acquisition d’équipement pour le service d’incendie (20 000 $) et de compteurs d’eau (25 000 $).

L’impact de la crise forestière

M. Lauzon ne cache pas que la crise qui secoue l’industrie forestière depuis les derniers mois a forcé les élus à revoir leurs priorités pour l’année à venir. Le conseil s’est assuré de conserver la hausse de taxes sous la barre des 2 %, a indiqué le premier magistrat, afin que les travailleurs affectés par la fermeture de l’usine Fortress, depuis octobre, ressentent le plus petit impact possible.

« Nous avons un bon budget avec une augmentation qui équivaut à peu près à la hausse du coût de la vie. Pour les immobilisations, nous avons décidé d’entretenir nos infrastructures. On va mettre en place notre projet de compostage en 2020, et nous allons investir dans certains projets avec l’argent d’Hydro-Québec, mais nous nous sommes maintenus à ça pour cette année. On ne voulait pas en faire trop et devoir taxer le citoyen à 2,2 % ou 2,3 % d’augmentation », a expliqué le maire Lauzon.

En plus de la mise en place de la collecte de compostage, la Ville de Thurso prévoit faire débloquer son projet de centre multifonctionnel au cours de la prochaine année. 

M. Lauzon souligne que son administration et la SADC de Papineau-Collines seront prêtes à déposer le projet au gouvernement provincial lorsque le prochain programme de financement des infrastructures sera lancé. 

Le complexe souhaité par Thurso, qui pourrait friser les 14 millions de dollars selon les esquisses qui ont été dévoilées plus tôt cet automne, regrouperait sous le même toit un nouvel aréna, une piscine et une bibliothèque municipale, un centre communautaire et des espaces administratifs.

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Réserves de biodiversité en Outaouais: les désignations se font attendre

Le conseil des maires de la MRC de Papineau presse Québec pour que la réserve de biodiversité projetée Mashkiki, dans les plans depuis 2012, soit créée et « protégée juridiquement » dans les plus brefs délais.

Dans une résolution adoptée la semaine dernière, les premiers magistrats de la Municipalité régionale de comté demandent au ministre de l’Environnement et de la Lutte aux changements climatiques (MELCC), Benoit Charette, d’annoncer officiellement la création de la réserve en question dont le territoire visé s’étend sur près de 60 kilomètres carrés, à l’intérieur des frontières des municipalités de Montpellier, Mulgrave-et-Derry et Ripon.

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Saint-André-Avellin rend hommage à Jean-Yves Guindon

Saint-André-Avellin a rendu hommage à l’aquarelliste Jean-Yves Guindon, jeudi soir, lors d’un 5 à 7 qui se tenait au Complexe Whissell, en compagnie de plus d’une centaine de convives.

La Municipalité a profité de cette soirée reconnaissance pour décerner à M. Guindon une plaque commémorative pour souligner sa longue carrière de 35 ans comme artiste peintre.

Ce dernier, qui habite et produit ses créations à Saint-André-Avellin, dans son atelier de la route 321 Nord, a produit plus de 4500 aquarelles depuis ses débuts. Il est notamment titulaire d’un doctorat honoris causa de l’Université du Québec en Outaouais, médaillé de l’Ordre de Gatineau et possède le titre de Maître en Beaux-Arts de l’Académie internationale des Beaux-Arts du Québec.

Sur la photo, on reconnaît, de gauche à droite, Denis Tassé, homme d’affaires, Jean-René Carrière, maire de Saint-André-Avellin, Paulette Lalande, ancienne préfète de la MRC de Papineau, Jeannette Veillette-Guindon, conjointe de Jean-Yves Guindon, Jean-Yves Guindon, Pierre Bernier, artisan de la politique culturelle de la MRC Papineau, et Alain Hamel, président l’Association pour personnes Handicapées de Papineau.

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Hausse de la quote-part à la MRC de Papineau

Le conseil des maires de la MRC de Papineau a adopté un budget de 5 786 165$ pour l’année 2020, ce qui se traduira par une hausse globale de 4,79 % de la quote-part pour les 24 municipalités.

Le budget de la MRC prévoyait des revenus de 5 770 665$ et des dépenses de 5 786 165$. Pour arriver à l’équilibre, le gouvernement régional a comblé le manque à gagner en pigeant dans l’excédent de 15 500$ provenant des revenus de ventes pour taxes de la MRC.

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Le Monarque s’installe à Plaisance

Après dix ans de planification et d’attente, la Résidence Le Monarque, qui offre des soins palliatifs depuis l’été 2014 dans l’ancien couvent de Montebello, pourra enfin s’établir à Plaisance tel que le prévoyait le plan initial de ses administrateurs, alors que la construction de l’édifice prévue sur le chemin de la Presqu’île doit débuter au printemps prochain.

Le conseil d’administration du Monarque a procédé mercredi matin au lancement d’une campagne de dons majeurs afin d’amasser 3,5 millions de dollars auprès de la communauté. Cette somme permettra de construire une maison de soins palliatifs au goût du jour sur le vaste terrain de quatre acres acquis il y a de ça quelques années par l’organisme, sur le territoire de la municipalité de Plaisance.

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Des municipalités de la 148 manifestent leur intérêt

Le projet d’étude de regroupement de services municipaux que souhaite réaliser Papineauville fait du chemin alors que quatre des sept administrations invitées à prendre part au processus ont déjà manifesté leur intérêt.

Dans une résolution adoptée au début novembre, les élus de Papineauville ont déclaré leur intention de soumettre une proposition aux localités de la route 148 afin qu’elles participent à une étude de regroupement de certains services municipaux. Montebello, Plaisance, Thurso et Lochaber Canton ont pour l’instant répondu par l’affirmative à l’invitation de Papineauville, par le biais de résolutions. Fassett, Notre-Dame-de Bonsecours et Lochaber-Ouest n’ont toujours pas rendu leur décision.

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Pas de place pour stocker la neige à Papineauville

Exploitant depuis des années un dépôt à neige « non-conforme », selon le ministère de l’Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques (MELCC), la Municipalité de Papineauville risque de devoir souffler les surplus de neige tombée au sol sur des propriétés privées, cet hiver, puisqu’elle ne sera pas en mesure d’assurer une collecte régulière de celle-ci.

Le MELCC a avisé l’administration de Papineauville, en mars dernier, que son dépôt à neige situé à l’extrémité de la rue Joseph-Lucien-Malo n’était pas conforme aux exigences gouvernementales. Le vaste emplacement loué depuis plus de 25 ans par la Municipalité qui y stocke chaque hiver ses neiges usées a été désigné comme étant contaminé, selon le ministère.

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Excréments dans le lac Donaldson: des riverains en ont ras-le-bol

Des riverains du lac Donaldson, à L’Ange-Gardien, en ont ras-le-bol de voir du fumier provenant d’une exploitation agricole du voisinage être balayé dans le plan d’eau depuis déjà plusieurs années et demande à la Municipalité d’intervenir afin de corriger la situation.

Une pétition lancée au printemps dernier par l’Association des résidents et riverains du lac Donaldson (ARRLD) et noircie de quelque 70 signatures a été déposée auprès du conseil municipal de L’Ange-Gardien, lors de l’assemblée du mois de novembre.

Petite-Nation

La menace d’un possible «boom minier» en Outaouais

Le Regroupement de protection des lacs de la Petite-Nation craint ce qu’il qualifie de « véritable ruée vers l’or » qui se prépare au Québec dans le milieu de l’industrie minière, alors que le graphite et le lithium font saliver les prospecteurs qui multiplient leurs explorations depuis les dernières années, notamment en Outaouais ainsi que dans les Laurentides et Lanaudière.

« Il y a possibilité que la région nord d’Ottawa-Montréal devienne une région minière. Les gens peuvent dire qu’on ne veut pas de mine à côté de notre lac et que nous sommes seulement 200 ou 300 propriétaires à ne pas vouloir ça dans notre cour, mais ce n’est pas de ça qu’on parle ici. Ce qu’on a constaté en examinant la situation de plus près, c’est qu’il y a un vrai boom minier en cours et que la population a le droit de savoir que nous pourrions vraiment devenir une région minière », met en garde Louis St-Hilaire en entrevue avec Le Droit. 

M. St-Hilaire est le porte-parole du Regroupement de protection des lacs de la Petite-Nation (RPLPN) qui représente quelque 1000 propriétaires riverains de la région.

Huit associations sont aujourd’hui membres de ce regroupement créé l’été dernier dans la foulée du projet minier La Loutre qu’espère développer l’entreprise britanno-colombienne Lomiko Metals à proximité du lac Gagnon, entre les municipalités de Lac-des-Plages et Duhamel, dans la MRC de Papineau.

Le RPLPN a déjà fait une sortie publique, en juillet, pour décrier haut et fort que les gens habitant à proximité du site de Lomiko Metals ne souhaitent pas voir de mine à ciel ouvert dans leur secteur et dans les zones désignées par les MRC comme étant réservées à la villégiature, au récréotourisme, à l’écotourisme et à la foresterie. 

Cette fois, M. St-Hilaire souhaite lancer un message d’avertissement qui ratisse plus large que le territoire de la Petite-Nation. Ce dernier était de passage à la conférence internationale « Pour que le climat ait meilleure mine : Comment fournir les minéraux nécessaires aux énergies renouvelables ? » qui avait lieu jeudi et vendredi à Ottawa. L’événement, qui regroupait un panel d’intervenants en provenance d’un peu partout à travers le globe, était organisé par l’organisme MiningWatch Canada.

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Lauzon Planchers cesse sa coupe forestière: 165 emplois touchés

Les impacts de la fermeture temporaire de la papetière Fortress, à Thurso, commencent à se faire sentir au sein de l’industrie forestière de la région. L’entreprise Lauzon Planchers de bois exclusifs, basée à Papineauville, a annoncé vendredi qu’elle cessait immédiatement ses activités de coupe forestière, ce qui signifie qu’environ 165 travailleurs de l’Outaouais et des Laurentides perdront leur emploi au plus tard d’ici la fin du mois.

La direction de Lauzon Planchers de bois exclusifs a fait savoir vendredi que l’ensemble de son personnel et de ses sous-traitants avait été informé de la décision. Les opérations forestières de l’entreprise cesseront complètement à compter du 30 novembre prochain.

Depuis l’entrée en vigueur du nouveau régime forestier du gouvernement provincial, en 2013, les coûts d’approvisionnement en bois n’ont cessé de croître, a affirmé au Droit Michel Pitre, vice-président aux opérations sciage et foresterie pour Lauzon Planchers de bois exclusifs. La fermeture le mois dernier de Fortress Global, à Thurso, dont l’alimentation en copeaux et en bois de pâte provenait entre 25 % et 30 % de l’entreprise Lauzon, a été « la goutte qui a fait déborder le vase », a souligné M. Pitre. 

Coincée avec des surplus d’inventaires de pâte cellulosique, Fortress Global a annoncé le 7 octobre qu’elle cessait temporairement ses opérations pour une durée de trois à quatre mois, en attendant de dénicher un acheteur pour relancer l’usine de Thurso. Québec a accordé une seconde aide financière de 8 millions à l’entreprise afin que celle-ci conserve ses actifs pendant la fermeture de ses installations.

« Avec le nouveau régime forestier qui est en place depuis avril 2013, les coûts ont explosé de 35 %. C’est devenu une situation intenable pour nous. On ajoute à ça Fortress qui a baissé pavillon depuis quelques semaines. Aujourd’hui, on se retrouve devant un cul-de-sac et on ne peut juste plus continuer. On a tout fait pour éviter d’en arriver-là, mais on n’avait plus le choix. [...] On ne veut pas fermer nos usines, mais quand on perd des millions de dollars, ce n’est plus un choix. Juste en inventaire, je n’ai pas de preneur, j’en ai pour 10 millions de dollars », a confié M. Pitre, en fin de journée, vendredi.

Même si la coupe forestière a cessé vendredi, certains travaux restent à effectuer. D’ici une à deux semaines, les débusqueuses et les débrancheuses affiliées à Planchers Lauzon seront sorties des forêts publiques québécoises et le transport de bois sera terminé. « Maximum le 30 novembre, tout sera arrêté en forêt », a précisé M. Pitre.

Dans l’éventualité où les activités de Fortress seraient relancées plus tôt que prévu, la fin des coupes forestières demeurera en vigueur, a par ailleurs confirmé M. Pitre. Pour relancer les opérations en forêt de l’entreprise de Papineauville, le gouvernement du Québec devra absolument intervenir, selon le gestionnaire.

« Même si Fortress redécolle demain matin, on a encore la problématique de coûts. Soit qu’on met sur pied un comité d’experts pour trouver des solutions concrètes ou bien le gouvernement devra nous donner un crédit de 2000 $ par hectare de coupes pour payer l’augmentation de coûts des dernières années. Sans réduction de coûts, il n’y a rien qui va repartir », a indiqué M. Pitre qui estime que c’est toute la « structure forestière » de l’Outaouais qui se retrouve maintenant en péril. 

« Avec la main-d’œuvre qui n’est plus là, si on perd notre structure forestière en Outaouais, ça va nous prendre peut-être 10 ou 15 ans à rebâtir ça. Si le gouvernement ne nous aide pas, on va perdre notre industrie forestière », a-t-il ajouté.

Rencontre d’urgence à Thurso

Le préfet de la MRC de Papineau et maire de Thurso, Benoît Lauzon, a fait savoir vendredi, sur son compte Facebook, qu’il ne commenterait pas la nouvelle dans l’immédiat. Une rencontre d’urgence réunissant des intervenants politiques aura cependant lieu lundi matin, à l’Hôtel de Ville de Thurso pour faire le point sur le dossier. Le maire de Papineauville, Christian Beauchamp, la préfète de la MRC de la Vallée-de-la-Gatineau, Chantal Lamarche, et des représentants de Planchers Lauzon sont parmi les personnes qui devraient assister à cette réunion.

Petite-Nation

Décès du maire de Fassett: élus et producteurs sous le choc

La sphère politique municipale de la Petite-Nation et la communauté agricole régionale sont en deuil au lendemain de la mort tragique du maire de Fassett, Éric Trépanier, décédé mardi alors qu’il effectuait des travaux sur sa ferme et qu’il aurait chuté du haut d’un silo à grains.

Les collègues échevins de M. Trépanier ont tenu mercredi matin une réunion d’urgence afin de décider comment sera gérée la Municipalité en attendant de trouver un remplaçant à M. Trépanier, qui avait été élu premier magistrat de Fassett en novembre 2017.

Petite-Nation

L’Ange-Gardien obtient le site de Champboisé

L’Ange-Gardien n’aura pas à attendre jusqu’en 2021 pour acquérir de manière définitive le site de Champboisé. Les Œuvres eudistes et la Municipalité ont procédé jeudi à la signature officialisant la prise de possession du domaine situé entre la rivière du Lièvre et la route 309.

En 2012, L’Ange-Gardien avait conclu une entente avec les Œuvres eudistes pour acquérir sur dix ans l’imposante propriété de 165 acres qui servait de lieu de ressourcement pour la congrégation religieuse. Le coût de la transaction était chiffré à un million de dollars.

Actualités

Lac-Simon veut se retirer du Parc industriel régional vert de Papineau

Après Lochaber-Ouest, c’est au tour de la municipalité de Lac-Simon de remettre en question le développement de la partie nord du Parc industriel régional vert de Papineau (PIRVP) et de s’opposer au projet d’incubateur d’entreprises qui doit voir le jour sur le vaste site de quelque 220 acres situé en bordure de l’autoroute 50, à Thurso.

Dans une résolution adoptée plus tôt en octobre, les élus de Lac-Simon disent s’opposer « à la réalisation d’un incubateur sur des terres agricoles situées au nord du rang 5 » dont les deux tentatives de dézonage auprès de la Commission de protection du territoire agricole du Québec (CPTAQ) ont échoué. Le conseil municipal de Lac-Simon soutient que le PIRVP a engendré un « endettement accéléré et sans fin des municipalités de la MRC », et ce « au détriment des citoyens ».

Justice et faits divers

Menaces à l'endroit du maire de Thurso: l'accusé récidive

Le résident de Thurso accusé de menaces à l’endroit du maire Benoit Lauzon et de sa famille ne s’est pas empêché de faire la moue et de fixer l’élu du regard dans le box du palais de justice, mardi.

Donald Beaulne, 74 ans, a comparu pour de nouveaux chefs d’accusation liés à son comportement troublant à l’endroit du premier magistrat de Thurso.

Le septuagénaire est retourné derrière les barreaux parce qu’il n’a pas respecté l’ordre du tribunal de rester loin du maire, de sa résidence et de sa famille.

L’homme de 74 ans aurait récidivé, les 24 juillet et 26 octobre, en approchant la résidence du maire.

Donald Beaulne a été accusé après la plus récente campagne électorale municipale. À ce moment, il avait envoyé une lettre menaçante adressée à la conjointe du maire.

Dans cette missive, il faisait allusion au jour où son conjoint se déplacerait en fauteuil roulant, s’il refusait de retirer sa candidature.

Selon le maire Lauzon, le résident a rôdé sur sa propriété, samedi dernier.

L’affaire a été remise à ce mercredi. La Couronne s’est opposée à sa remise en liberté, lors de la comparution de mardi.

Avant de reprendre le chemin de sa cellule, l’accusé a regardé dans la salle d’audience, où le maire assistait à la comparution.

Le septuagénaire, menottes aux poignets, a regardé le maire en faisant quelques mimiques et en fronçant les sourcils. Le maire n’a pas réagi.

Petite-Nation

Du compostage obligatoire à Montebello dès janvier

Montebello deviendra, à compter de janvier 2020, la sixième municipalité de la MRC de Papineau à rendre le compostage obligatoire sur son territoire.

L’administration montebelloise a annoncé mercredi avoir signé une entente avec Lochaber-Canton pour la collecte des matières résiduelles qui inclura la cueillette des matières putrescibles dès le début de la prochaine année.

Petite-Nation

Argenteuil-La Petite-Nation: Stéphane Lauzon a «eu peur»

Même si la défaite laisse un goût amer chez Yves Destroismaisons, qui a chauffé le libéral Stéphane Lauzon jusqu’à la toute fin du dépouillement des votes, lundi soir, le candidat bloquiste estime que la deuxième place qu’il a décroché dans Argenteuil-La Petite-Nation représente « une victoire morale » pour son parti et pour lui-même.

« Malgré tout, je suis très content des résultats. On a réussi à faire une campagne exceptionnelle avec très peu de moyens. C’était David contre Goliath. Nous n’avions pas une grosse machine contrairement aux Libéraux. Pour moi, c’est une victoire morale, et pour M. Lauzon, on ne peut pas dire qu’il a eu une victoire éclatante quand on compare avec les 9000 votes d’avance qu’il avait obtenu la dernière fois versus les 672 votes d’avance de cette fois », a déclaré M. Destroismaisons au Droit, mardi matin, au lendemain d’une longue soirée marquée par une course serrée entre les deux adversaires.

Au final, le député sortant et candidat libéral, Stéphane Lauzon, a été déclaré vainqueur vers 1h du matin, mardi, lors du décompte des dernières urnes de la circonscription qui en comptait 249 au total. M. Lauzon a terminé la course avec 37,8 % des voix contre 36,4 % pour Yves Destroismaisons. 

La conservatrice Marie Louis-Seize (12,1 %), la néo-démocrate Charlotte Boucher-Smoley (7,5 %), la porte-couleurs du Parti vert du Canada Marjorie Valiquette (4,8 %), et le candidat du Parti populaire du Canada, Sherwin Edwards (1,4 %), ont fermé la marche derrière.

M. Destroismaisons a confirmé mardi qu’il ne demandera pas de recomptage puisque l’écart au niveau des résultats est suffisamment important.

Le score récolté par son équipe laisse cependant présager que « le Bloc québécois est là pour rester », a souligné M. Destroismaisons dont le parti avait terminé troisième en 2015, dans le comté.

« Ce que les gens me disent, c’est que nous avons réussi à prouver que c’était possible d’avoir du changement dans la circonscription. On nous dit ‘‘à la prochaine fois’’. [...] Dans les prochains mois, avant la prochaine élection, c’est clair qu’on va préparer le terrain. Avant que j’arrive comme candidat, il n’y avait pas eu de préparation, de militantisme et de financement qui avait été fait. Avec les résultats obtenus, on peut être encouragés pour la prochaine fois », a-t-il dit.

À ce sujet, le bloquiste ne ferme pas la porte à un retour comme candidat lors du prochain scrutin fédéral qui surviendra au moment où le gouvernement minoritaire de Justin Trudeau tombera. Il souhaite cependant attendre avant de se prononcer de façon définitive sur cette question.

« Si j’avais perdu par 5000 votes, je dirais que je ne reviens plus et que je ne m’impliquerai plus, mais compte tenu de la situation, je vais réfléchir à ça pour voir si ce sera moi ou quelqu’un d’autre la prochaine fois », a-t-il laissé entendre.

Stéphane Lauzon avoue avoir eu peur

Quelques instants après avoir été déclaré gagnant, vers 1h, mardi, Stéphane Lauzon n’a pas caché avoir eu des sueurs froides lorsqu’il s’est adressé aux journalistes présents à son rassemblement qui se tenait au Chalet en bois rond, à Montebello. L’ancien conseiller municipal à la Ville de Gatineau a parlé d’une « vague bloquiste » dans la population, particulièrement dans les Laurentides, pour expliquer les résultats de sa formation politique à l’échelle provinciale.

« Oui, j’ai eu peur. Savez-vous, depuis à peu près trois semaines que j’ai peur. Depuis trois semaines qu’on vit l’angoisse, qu’à tous les soirs on se pose la question ‘‘est-ce qu’on va être frappé par le Bloc, est-ce que le Bloc va venir toucher la couronne 450?’’. Tous mes collègues des Laurentides ont été affectés. J’ai de la peine pour mes bons collègues. Je suis le seul survivant des Laurentides et j’en suis fier. Je vais défendre les Laurentides becs et ongles dans les prochains quatre ans », a-t-il lancé.

Même s’il siégera cette fois dans un gouvernement minoritaire, M. Lauzon a soutenu qu’il allait travailler dès aujourd’hui sur les enjeux du comté.

« J’ai deux usines qui viennent de fermer. J’ai Agropur (à Lachute) et j’ai l’usine de Thurso (Fortress). Il faut intervenir immédiatement avec ces gens-là. J’ai mis ma campagne de côté pour rencontrer certaines personnes pour influencer la relance de ces usines. On a le canal de Grenville, le déploiement d’Internet (haute vitesse), on a des municipalités qui sont à la file pour m’attendre avec de beaux projets d’infrastructure pour réinvestir dans la communauté », a-t-il affirmé.

À noter que 49 623 des 80 202 électeurs inscrits dans Argenteuil-La Petite-Nation, soit 61,87 % de l’électorat, ont exercé leur droit démocratique.

Petite-Nation

L’école primaire à L’Ange-Gardien ouvrira en 2022

La toute première école attendue sur le sol de L’Ange-Gardien devrait ouvrir ses portes à temps pour la rentrée 2022.

Le président de la Commission scolaire au Coeur-des-Vallées (CSCV), Éric Antoine, confirme qu’un premier appel d’offres vient d’être lancé afin d’embaucher les professionnels et architectes qui auront le mandat d’élaborer les plans du futur établissement primaire.

Élections 2019

Coup d’oeil électoral dans Argenteuil-La Petite-Nation

Avec ses 5 412 kilomètres carrés de superficie et sa population de 95 781 habitants répartie entre Lachute et l’est de la Ville de Gatineau, la circonscription d’Argenteuil-La Petite-Nation regroupe 80 125 électeurs inscrits en vue du scrutin du 21 octobre. À quelques jours du vote, Le Droit vous propose un bref portrait des six candidats en lice pour conquérir ce vaste comté chevauchant à la fois des portions de l’Outaouais et des Laurentides.

Stéphane Lauzon - Parti libéral du Canada

Député sortant au sein du gouvernement Trudeau, Stéphane Lauzon brigue un deuxième mandat à la Chambre des communes, après avoir aisément remporté son siège en 2015, avec 43% des voix. L’ancien conseiller municipal à la Ville de Gatineau promet qu’il va «mettre de l’avant l’environnement et les infrastructures dans les petites localités», s’il est réélu.

Actualités

Sépaq: grève au parc national de Plaisance

Une dizaine d’employés ont fait la grève, lundi, au parc national de Plaisance.

Depuis vendredi dernier, une grève à la Société des établissements de plein air du Québec (Sépaq) touche 23 parcs nationaux du Québec.

L’enjeu principal de cette grève se veut les salaires des employés.

Dès 10 h, lundi matin, le président régional du Syndicat de la fonction publique et parapublique du Québec (SFPQ), Michel Girard, s’est entouré d’employés du parc national de plaisance afin de faire du piquetage devant l’accueil principal du parc.

« La majorité des employés qui travaillent à la Sépaq gagnent entre 12,50 $ et 17 $ de l’heure, souligne M. Girard. Ici, aujourd’hui, il y a une dame pour qui ça fait 10 ans qu’elle travaille dans le parc. Cette dame-là gagne seulement 16,50 $ de l’heure. C’est totalement ridicule sachant que ce sont des emplois de six mois par année. »

« L’employeur dit que nos revendications sont 50 % plus hautes que leurs demandes syndicales, mais il nous offrait 1 % par année pendant 5 ans et on s’entend que 50 % de 1 % c’est pratiquement rien du tout », ajoute-t-il.

Alors que la saison des couleurs est officiellement lancée, M. Girard indique que le moment était bien choisi pour faire la grève, en cette longue fin de semaine de l’Action de grâce.

« Le but c’est d’avoir de la visibilité, dit-il, et de faire connaître les conditions de nos employés aux gens et je dirais même qu’on a un appui conditionnel de la population. Je n’ai vu personne crier des bêtises au monde, on nous dit de continuer de ne pas lâcher », ajoute M. Girard sous une symphonie de klaxon alors que plusieurs campeurs quittaient le parc lundi.

Même si Dame nature n’avait pas bonne mine en début de journée, la pluie n’a pas empêché les grévistes de se faire entendre.

« Au contraire ! Les gens sont très mobilisés et motivés parce qu’ils sont vraiment tannés, affirme le président régional du SFPQ en Outaouais. Ça fait des années que la Sépaq investit dans les établissements et dans le matériel, mais qu’on met de côté les employés. Je crois qu’il est temps qu’il y ait un retour de l’ascenseur et que les employés aient droit à une bonne augmentation de salaire. »

La grève se poursuivait jusqu’à 23 h 59 lundi soir.

Est ontarien

Réouverture de la sortie vers la 174: Desjardins se dit «très content»

Depuis près de cinq ans, de nombreux résidents et touristes se butent à une bretelle d’accès fermée sur l’autoroute 417 en direction ouest. Cette voie, qui permet d’emprunter la route 174 en direction est, mène directement à Orléans et à Rockland. Le tronçon sera libéré cette semaine, au grand bonheur du maire de Clarence-Rockland, Guy Desjardins.

À ses dires, il s’agissait d’une situation frustrante pour ceux qui ne sont pas familiers avec les routes entourant la ville d’Ottawa. « Si on a des touristes sur l’autoroute 417 qui veulent se rendre à Orléans ou à Rockland et qu’ils ne le savent pas qu’elle est fermée, ils sont pris à continuer jusqu’à Saint-Laurent, et là, quatre voies se rencontrent, et c’est un vrai stationnement. »

Cette voie était fermée depuis 2015 pour les travaux de construction du train léger. Une voie pour les autobus d’OC Transpo avait été aménagée. 

Élargissement de la route 17/174

Un nombre important des résidents de Clarence-Rockland se butent également à un autre problème de circulation lorsqu’ils se dirigent vers Ottawa : l’étroitesse de la route 17 et 174 et la croissance exponentielle du nombre d’automobilistes qui l’empruntent.

Depuis plusieurs années, la municipalité demande aux gouvernements provincial et fédéral de s’intéresser au dossier, et les maires de l’Est ontarien se succèdent à déplorer leur inaction. 

Ce tronçon, qui relie l’Est ontarien à la capitale fédérale, a pourtant fait l’objet de plusieurs études depuis une dizaine d’années. En 2011, les gouvernements provincial et fédéral avaient chacun annoncé 40 millions $ pour l’élargissement, de deux à quatre voies, de la route 17 et 174. En 2016, le gouvernement de l’Ontario avait même réitéré son annonce de 40 millions $ pour ce projet. 

Malgré tout, le maire Desjardins affirme qu’il continue régulièrement à s’intéresser aux octrois provinciaux. « Je suis encore optimiste. »