Petite-Nation

Le Manoir-Papineau sera revampé

Le lieu historique national du Manoir-Papineau, à Montebello, subira une vaste cure de jouvence de l’ordre de 3,5 millions de dollars qui forcera la fermeture complète du site pour la saison touristique 2019.

Le gestionnaire des lieux historiques nationaux de la Mauricie et de l’ouest du Québec pour Parcs Canada, Daniel Beaudin, confirme que le manoir seigneurial construit entre 1848 et 1850 par Louis-Joseph Papineau subira d’importants travaux de réfection entre le printemps 2019 et mars 2020. Les coûts des rénovations seront assumés grâce au Programme d’investissement pour les infrastructures fédérales de Parcs Canada.

Petite-Nation

Pas de pot en public dans les MRC

Il sera interdit de consommer de la marijuana dans les lieux publics de la plupart des municipalités rurales de l’Outaouais. Deux des quatre MRC de la région ont pris position en ce sens.

À la MRC de Papineau, la Commission de la sécurité publique recommande aux 24 municipalités du territoire d’adopter un avis de motion « le plus rapidement possible » afin d’interdire la consommation de cannabis dans les endroits publics se trouvant sous leur juridiction, confirme le préfet et maire de Thurso, Benoît Lauzon. Celui-ci affirme que la réglementation sera uniformisée pour l’ensemble des administrations municipales. Il prévoit que chaque conseil municipal se sera prononcé d’ici le début novembre.

« Il faut protéger notre jeunesse et les gens sur notre territoire. Quand on l’interdit dans un parc, dans une école ou une maison de jeunes, ça veut dire que la personne va pouvoir aller sur le trottoir et fumer devant des enfants ? Nous, ce qu’on dit, c’est que c’est non. Ce sera géré comme l’alcool. On ne pourra pas consommer de cannabis sur la rue dans les municipalités de la MRC de Papineau », affirme M. Lauzon.

Le son de cloche est identique à la MRC des Collines-de-l’Outaouais où le règlement sera également uniformisé afin de faciliter la vie à son corps policier. La préfète de la MRC et mairesse de Chelsea, Caryl Green, précise que son administration municipale de même que celles de Cantley, L’Ange-Gardien, La Pêche, Notre-Dame-de-la-Salette, Pontiac et Val-des-Monts ont déjà entamé le processus pour abroger leur Règlement sur la paix et le bon ordre. 

« La cigarette est déjà interdite dans les parcs et dans tous les endroits publics comme le marché public, les terrains de balle et de soccer et les sentiers communautaires, par exemple. On va élargir la définition du règlement pour inclure le cannabis », indique Mme Green, qui précise que la MRC des Collines-de-l’Outaouais a également adopté une politique révisée en matière de drogues et d’alcool au travail pour les employés de l’organisation.

En ce qui concerne les deux autres MRC de la région, les conseils des maires se prononceront prochainement.

« On croit que la meilleure approche est d’avoir un règlement uniformisé pour nos 18 municipalités», a mentionné la préfète de la MRC de Pontiac, Jane Toller, lorsque jointe par Le Droit.

Finalement, dans la MRC de la Vallée-de-la-Gatineau, le conseil des maires devrait trancher sur la question lors de l’assemblée de novembre. La préfète, Chantal Lamarche, indique qu’aucune orientation n’a encore été prise. Impossible pour l’instant de savoir si cette Municipalité régionale de comté optera pour la ligne dure ou non.

« Nous sommes à travailler ça avec notre comité de sécurité publique. On n’a pas encore statué, mais l’objectif est d’en arriver à une décision en novembre. Ce qui est sûr, c’est qu’on veut un règlement uniformisé pour les 18 municipalités pour faciliter la gestion au niveau de la Sûreté du Québec. En attendant la résolution, ce sera la loi provinciale qui sera appliquée. Il y a quand même des cadres à respecter avec la loi provinciale », dit-elle.

Petite-Nation

La MRC de Papineau se joint à L’ARTERRE

Le jumelage entre aspirants-agriculteurs et propriétaires fonciers ou agriculteurs sans relève est maintenant simplifié dans la MRC de Papineau.

À l’instar de plusieurs autres Municipalités régionales de comté au Québec depuis le printemps dernier, c’est au tour de la MRC de Papineau de lancer le programme L’ARTERRE sur son territoire. Pontiac et la Vallée-de-la-Gatineau sont les deux autres MRC de l’Outaouais à miser sur ce service gratuit et confidentiel de maillage axé sur l’accompagnement et le jumelage dans le but de faciliter l’accès au monde agricole.

Petite-Nation

La Coop santé du nord s’agrandit

La Coopérative santé du nord de la Petite-Nation (CSNPN) a procédé mercredi à l’inauguration de ses nouveaux locaux fraîchement agrandis.

Aux prises avec un manque d’espace, la coopérative aménagée dans l’ancien couvent de la municipalité de Chénéville a lancé l’été dernier un chantier d’agrandissement afin d’adapter les lieux aux besoins des patients et des professionnels de la santé œuvrant sous son toit.

Petite-Nation

Des milliers d’élèves ont couru à Papineauville

Quelque 3097 élèves en provenance des quatre coins de l’Outaouais ont participé au 45e Championnat régional scolaire de cross-country, vendredi, à l’école secondaire Louis-Joseph-Papineau, à Papineauville.

Au total, 91 établissements scolaires de la région sur 112 étaient représentés pour cette édition de la compétition automnale qui vise à faire la promotion de la santé, du sport et de l’activité physique chez les jeunes.

Organisé par le Réseau du sport étudiant du Québec en Outaouais, le championnat, qui sert de sélection régionale, a permis à 52 élèves de se qualifier en vue du Championnat provincial scolaire de cross-country qui sera disputé les 19 et 20 octobre, à Chicoutimi

Petite-Nation

Cervidés: le tiers de l’opération échantillonnage terminé

Aucun nouveau cas de la maladie débilitante chronique (MDC) des cervidés n’a encore été détecté dans les Laurentides et l’Outaouais.

Le ministère des Forêts, de la Faune et des Parcs (MFFP) confirme avoir complété le tiers de son opération d’échantillonnage en nature sauvage à la suite du premier cas détecté au Québec de la MDC, il y a trois semaines dans une ferme d’élevage de Greenville-sur-la-Rouge, municipalité limitrophe avec l’Outaouais.

Le porte-parole du MFFP, Nicolas Bégin, a affirmé vendredi que plus de 180 cerfs ont été abattus et analysés en date d’aujourd’hui. Tous les résultats des tests effectués se sont avérés négatifs pour l’instant. Une centaine de cerfs ont été tués par des agents de la faune, dans le périmètre de 400 kilomètres englobant la zone d’interdiction de chasse qui a été érigé dans les Laurentides et en Outaouais, à proximité du cheptel de l’entreprise Harpur Farms où la bête malade a été découverte à la mi-septembre. L’autre partie de l’échantillonnage provient d’animaux qui ont été tués par des chasseurs dans la zone tampon de surveillance de 45 kilomètres carrés établie en dehors du périmètre d’interdiction par le ministère.

« C’est une bonne nouvelle en soi et c’est encourageant. Maintenant, il faut comprendre que le travail se poursuit sur le terrain. On souhaite toujours que ce soit un cas isolé », a indiqué M. Bégin.

Le MFFP souhaite obtenir un échantillonnage d’au moins 300 cervidés afin de confirmer qu’il n’y a pas eu propagation de la maladie en forêt. Le prion, l’agent pathogène responsable de la MDC, est contagieux et hautement résistant, ce qui lui permet de rester plusieurs années dans l’environnement. La maladie débilitante chronique peut se transmettre d’un cervidé à l’autre par contact direct ou indirect avec la salive, le lait ou les excréments d’un animal atteint.

Une interdiction de chasser et de piéger tous les gibiers dans certains secteurs des zones 10 est et 9 ouest, en Outaouais et dans les Laurentides, est en vigueur jusqu’au 18 novembre.

Plus tôt cette semaine, l’Agence canadienne d’inspection des aliments et le ministère de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation ont annoncé que le troupeau de 3000 cerfs rouges de la ferme Harpur Farms allait être abattu. Les carcasses seront analysées afin de vérifier si d’autres cervidés sont porteurs de la maladie.

Petite-Nation

Cervidés: les agents de la faune sont à pied d’œuvre

Ce sont plus de 300 cervidés qui seront abattus par les agents du ministère des Forêts, de la Faune et des Parcs (MFFP) ces prochaines semaines en Outaouais et dans les Laurentides alors que les autorités tentent d’éviter la propagation dans la nature de la maladie débilitante chronique (MDC) dont un premier cas détecté au Québec a été confirmé il y a deux semaines dans une ferme d’élevage à Grenville-sur-la-Rouge.

Des représentants du MFFP ont rencontré la population et les chasseurs, jeudi soir à Grenville-sur-la-Rouge, pour faire le point sur la situation. Une semaine après avoir décrété l’interdiction de chasser et de piéger tous les gibiers dans certains secteurs des zones 10 est et 9 ouest, en Outaouais et dans les Laurentides, les autorités assurent être à pied d’œuvre dans le but de faire de l’échantillonnage et de valider si la maladie s’est propagée en forêt sauvage. 

Au moins 80 bêtes ont déjà été abattues à l’intérieur du périmètre de 400 kilomètres englobant la zone d’interdiction de chasse. Du nombre, aucun n’était atteint de la MDC, cette maladie évolutive mortelle du système nerveux chez le cervidé dont les symptômes s’apparentent à ceux de la vache folle. 

« Malheureusement, on doit abattre des cerfs pour faire des prélèvements et des analyses afin de valider si oui ou non il y a eu propagation de la maladie. L’objectif, pour avoir un échantillonnage représentatif, c’est d’en abattre plus de 300. Évidemment, ce n’est pas de gaieté de cœur qu’on fait ça, mais il n’y a pas d’autre façon pour vérifier si un cerf est atteint de la maladie que de faire des analyses en laboratoire. Pour l’instant, tous les résultats se sont avérés négatifs », indique M. Bégin, qui parle malgré tout d’une situation « préoccupante ».

Les agents de protection de la faune dépêchés par le ministère travaillent de pair avec un chasseur professionnel en provenance des États-Unis, souligne M. Bégin. Ce spécialiste américain avait participé aux mesures implantées dans l’État de New York, en 2005, lorsqu’un cas de MDC avait été identifié.

« Ce qui est intéressant avec l’État de New York, c’est qu’ils ont mis en place des mesures rapidement et ça s’est avéré très efficace. Il n’y a pas eu d’autres cas par la suite. On s’inspire grandement de ce qui a été fait là-bas », note M. Bégin.

Contagieux et résistant

L’agent pathogène responsable de la MDC est contagieux et hautement résistant, ce qui lui permet de rester plusieurs années dans l’environnement, selon la fiche d’information fournie par le MFFP. Détectée pour une première fois en 1967 au Colorado, la maladie peut se transmettre d’un cervidé à l’autre par contact direct ou indirect avec la salive, le lait ou les excréments d’un animal atteint. 

« C’est préoccupant du fait qu’il faut valider s’il y a eu propagation. Si c’était le cas, il faudrait l’enrayer le plus possible. Si cette maladie est introduite dans la nature sauvage, ça devient extrêmement difficile de l’arrêter. Il n’y a pas de vaccin ou de traitement qui existent pour l’enrayer », explique M. Bégin, à propos de l’urgence de la situation.

En plus de la zone d’interdiction de chasse en vigueur jusqu’au 18 novembre, les chasseurs tuant une bête à l’intérieur d’un rayon de 45 kilomètres du périmètre établi doivent se présenter à une station d’enregistrement du ministère pour faire analyser le cerf de Virgnie ou l’orignal abattu.

Même s’il n’y a aucune preuve scientifique directe que la MDC peut être transmise aux humains, Santé Canada recommande « que tout tissu pouvant provenir d’un animal connu d’être infecté par la maladie débilitante chronique ne soit pas utilisé ou consommé par les humains ».

Vallée-de-la-Gatineau

Bowman dit non à un regroupement avec Val-des-Bois

Il n’y aura pas d’étude sur un projet de fusion entre Val-des-Bois et Bowman, du moins pas à court terme.

Le conseil municipal de Bowman a voté à l’unanimité, mardi soir, contre la proposition de Val-des-Bois de demander l’aide technique du ministère des Affaires municipales et de l’Occupation du territoire (MAMOT) dans le but de réaliser une étude sur l’opportunité d’un regroupement entre les deux municipalités. Une telle analyse aurait permis de déterminer les impacts financiers et fiscaux d’une fusion entre ces deux localités de la MRC de Papineau.

Petite-Nation

La première convention collective se fait toujours attendre

Le Syndicat de la fonction publique et parapublique du Québec (SFPQ) exhorte la MRC de Papineau à accélérer les négociations dans le but d’offrir une première convention collective à la vingtaine d’employés de l’organisation.

Accompagné d’un groupe de salariés de la MRC, le président du SFPQ pour la région Laurentides-Lanaudière-Outaouais, Michel Girard, a pris la parole devant le conseil des maires, mercredi soir, soutenant que le temps pressait afin d’éviter le processus de conciliation qui doit débuter au début octobre.

Petite-Nation

Fusion avec Bowman: Val-des-Bois veut une étude

La municipalité de Val-des-Bois souhaite commander une étude auprès du ministère des Affaires municipales et de l’Occupation du territoire (MAMOT) afin d’analyser un possible projet de fusion avec le village voisin de Bowman.

Le conseil de Val-des-Bois a adopté, la semaine dernière, une résolution dans laquelle il confirme au MAMOT son désir d’obtenir de « l’assistance technique pour la réalisation d’une étude sur l’opportunité d’un regroupement des municipalités de Val-des-Bois et de Bowman ». Les élus de Val-des-Bois demandent du même souffle à leurs homologues de Bowman de se positionner sur leur volonté ou non d’aller de l’avant avec une telle étude. La résolution stipule que « les deux municipalités visées doivent soumettre une demande en ce sens » pour que le ministère accepte la requête.

Le maire de Val-des-Bois, Roland Montpetit, soutient qu’une rencontre entre les deux municipalités et le MAMOT a eu lieu au printemps à ce sujet. Depuis ces pourparlers, son administration est toujours en attente de nouvelles de sa voisine. Le maire Montpetit croit qu’il est maintenant temps d’aller de l’avant avec cette étape préliminaire qui permettrait notamment d’analyser les impacts financiers et fiscaux d’une éventuelle fusion Val-des-Bois - Bowman.

« On ne dit pas que le regroupement serait automatiquement intéressant. Ce qu’on veut faire, c’est avoir une étude qui nous permettra d’avoir un état de la situation. Nous sommes en lien avec Bowman sur plusieurs choses, que ce soit pour la bibliothèque, les services de pompiers, l’Internet, la salle communautaire ou la ressource pour la jeunesse, les loisirs et la culture. Ce sont tous des services qu’on partage ensemble en fonction des fiches foncières », explique M. Montpetit, précisant que l’assistance technique offerte par le ministère pour ce genre dossier est gratuite et qu’elle n’engage en rien les municipalités participantes à suivre un processus de regroupement une fois l’analyse terminée.

« Tout ce qu’on fait, on doit pratiquement être en accord avec Bowman. C’est très lourd administrativement et on pense qu’une seule administration serait déjà un gros avantage pour l’opération quotidienne et c’est ça qu’on veut regarder avec nos partenaires », ajoute le premier magistrat. 

Le maire de Bowman, Pierre Labonté, affirme que son conseil municipal se positionnera sur la question le 25 septembre. Lorsque joint par Le Droit, vendredi, M. Labonté a limité ses commentaires, préférant laisser à son conseil le soin de s’exprimer publiquement lors de la prochaine séance du conseil.

« Nous sommes moins enthousiastes à un regroupement que Val-des-Bois, ça c’est sûr. Nous ne sommes pas contre, sauf que présentement, à la municipalité de Bowman, nous avons deux ou trois beaux projets sur lesquels on veut travailler et mettre nos énergies. [...] On va en reparler sérieusement et on va prendre une décision le 25 septembre », a dit le maire Labonté.

Ce n’est pas la première fois qu’un projet de fusion flotte dans l’air dans ces deux villages de la MRC de Papineau. Au début des années 2000, lors de réforme municipale entamée par le gouvernement du Parti québécois, l’union possible de Val-des-Bois et Bowman avait fait l’objet d’une étude. Le projet ne s’était finalement pas concrétisé.

Selon le plus récent recensement de 2016, les populations de Val-des-Bois et Bowman se chiffraient respectivement à 865 et 658 habitants.